Les schistes de Burgess

Naraoia compacta

Reconstitution de Naraoia compacta.

© MARIANNE COLLINS

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Clade non classé (groupe souche des arthropodes)
Nom d’espèce: Naraoia compacta
Remarques:

Naraoia est habituellement comparé aux trilobites, mais ses affinités exactes demeurent incertaines (Whittington, 1977). Les naraoiidés et d’autres arthropodes ressemblant aux trilobites, auxquels il est parfois fait référence avec la classe Trilobitoidea, peuvent être groupés avec les trilobites pour former la super classe Lamellipedia (Hou et Bergström, 1997; Wills et al., 1998; Edgecombe et Ramsköld, 1999). Lamellipedia a été placée dans la lignée souche supérieure des arthropodes (Budd, 2002), dans la lignée souche des mandibulates (Scholtz et Edgecombe, 2006) et dans la lignée souche des chélicérates (Cotton et Braddy, 2004).

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1912
Étymologie :

Naraoia – des lacs Narao situés près du col de Kicking Horse dans le parc national Yoho, Colombie-Britannique. Chez les Nakoda le mot assiniboine narao signifie « frappé à l’estomac »; il fait probablement allusion à la mésaventure de James Hector, qui reçut un coup de pied de cheval lors de sa remontée de la rivière Kicking Horse en 1858.

compacta – du latin compactus, « bien assemblé ».

Spécimens types : Lectotype – USNM 57687 (N. compacta) et holotypesUSNM 83946 (N. spinifer) etUSNM 189210 (N. halia) conservés au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : N. spinifer (Walcott, 1931) et N. halia (Simonetta et Delle Cave, 1975) de la carrière Walcott.

Autres dépôts : N. longicaudata et spinosa (Zhang et Hou, 1985) du biote de Chengjiang du Cambrien précoce, Chine méridionale – N. longicaudata a été place ultérieurement dans son propre genre, Misszhouia (Chen et al., 1997); des spécimens possibles de Naraoia dans les schistes d’Emu Bay du Cambrien inférieur, Australie (Nedin, 1999). À la différence de la plupart des arthropodes des schistes de Burgess, Naraoia a également été trouvé dans des couches postérieures au Cambrien, soit dans la formation de Bertie du Silurien supérieur au sud de l’Ontario (Caron et al., 2004).

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles. Couches à trilobites, couches à tulipes (S7), carrière Collins, autres sites moins importants sur le mont Stephen.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

La première description de Naraoia, effectuée par Walcott (1912), portait sur N. compacta. Walcott a ensuite décrit un deuxième spécimen et défini l’espèce N. spinifer (1931). Simonetta et Delle Cave (1975) ont réexaminé les spécimens et ont donné les noms de N. halia et N. pammon aux nouvelles espèces. Whittington (1977) a redécrit l’ensemble des fossiles des schistes de Burgess, tandis que Robison (1984) a décrit des spécimens de N. compacta provenant de la formation de Marjum dans l’Utah et de la formation de Gibson dans l’Idaho; les deux chercheurs ont établi la synonymie de N. halia et N. pammon et de N. compacta. Une révision profonde des Naraoiidés entreprise par Zhang et al. (2007) a cependant conclu que N. halia constitue un espèce valide.

Description

Morphologie :

Naraoia possède deux boucliers dorsaux ovoïdes avec une région axiale convexe, soit un bouclier céphalique et un bouclier allongé protégeant le reste du corps. Une paire de longues antennes articulées émerge du bouclier antérieur. À l’arrière des antennes, se trouvent 4 paires d’appendices céphaliques et au niveau du tronc, 14 autres paires. Tous ces appendices sont segmentés et biramés : ils comportent une branche locomotrice en sept segments adaptée à la marche et une branche filamenteuse constituée d’une fine hampe à laquelle s’attachent de nombreuses lamelles (éléments souples et allongés en forme de lame). L’article basal des appendices biramés ressemble à une grande plaque épineuse.

Les structures internes de Naraoia sont bien conservées, la caractéristique la plus évidente étant les glandes intestinales à ramifications complexes, qui apparaissent sur le bouclier céphalique. L’intestin parcourt le corps sur toute sa longueur; des glandes intestinales appariées sont visibles dans la moitié antérieure.

Abondance :

Des centaines de spécimens de Naraoia ont été recueillis dans la carrière Walcott, où ils comptent pour 0,74 % environ de la faune (Caron et Jackson, 2008). Naraoia est rare dans tous les autres sites.

Taille maximum :
40 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

Naraoia aurait marché sur le lit marin la plupart du temps, la rigidité de ses appendices ne permettant pas des périodes de nage prolongées. Ses antennes, vraisemblablement sensorielles, lui auraient permis de repérer de la nourriture. Naraoia utilisait les membres locomoteurs de ses appendices biramés pour marcher et manipuler ses aliments, qu’il broyait et amenait vers sa bouche à l’aide de la plaque épineuse située à la base des appendices. Les branchies filamenteuses servaient de surface d’échanges gazeux et propulsaient l’animal dans la colonne d’eau pendant de brèves périodes de nage. Les grandes glandes intestinales et les appendices épineux suggèrent que Naraoia était un prédateur ou avait un comportement détritivore. Les cicatrices portées par certains spécimens suggèrent que Naraoia était également une proie pour des prédateurs de taille supérieure.

Références

BUDD, G. E. 2002. A palaeontological solution to the arthropod head problem. Nature, 417: 271-275.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

CARON, J.-B., D. M. RUDKIN AND S. MILLIKEN. 2004. A new Late Silurian (Pridolian) naraoiid (Euarthropoda: Nektaspida) from the Bertie Formation of southern Ontario, Canada – delayed fallout from the Cambrian explosion. Journal of Paleontology, 78: 1138-1145.

CHEN, J. G. D. EDGECOMBE AND L. RAMSKöLD. 1997. Morphological and ecological disparity in naraoiids (Arthropoda) from the Early Cambrian Chengjiang fauna, China. Records of the Australian Museum, 49: 1-24.

COTTON, T. J. AND S. J. BRADDY. 2004. The phylogeny of arachnomorph arthropods and the origin of the Chelicerata. Transactions of the Royal Society of Edinburgh: Earth Sciences, 94: 169-193.

EDGECOMBE, G. D. AND L. RAMSKÖLD. 1999. Relationships of Cambrian Arachnata and the systematic position of Trilobita. Journal of Paleontology, 73: 263-287.

HOU, X. AND J. BERGSTRÖM. 1997. Arthropods of the Lower Cambrian Chengjiang fauna, southwest China. Fossils and Strata, 45: 1-116.

NEDIN, C. 1999. Anomalocaris predation on nonmineralized and mineralized trilobites. Geology, 27: 987-990.

ROBISON, R. B. 1984. New occurrence of the unusual trilobite Naraoia from the Cambrian of Idaho and Utah. University of Kansa Paleontological Contribution, 112: 1-8.

SCHOLTZ, G. AND G. D. EDGECOMBE. 2006. The evolution of arthropod heads: reconciling morphological, developmental and palaeontological evidence. Development Genes and Evolution, 216: 395-415.

SIMONETTA, A. M. AND L. DELLE CAVE. 1975. The Cambrian non-trilobite arthropods from the Burgess shale of British Columbia: A study of their comparative morphology, taxonomy and evolutionary significance. Palaeontographia Italica, 69: 1-37.

WALCOTT, C. D. 1912. Cambrian Geology and Paleontology II. Middle Cambrian Branchiopoda, Malacostraca, Trilobita and Merostomata. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57(6): 145-228.

WALCOTT, C. D. 1931. Addenda to descriptions of Burgess Shale fossils. Smithsonian Miscellaneous Collections, 85: 1-46.

WHITTINGTON, H. B. 1977. The Middle Cambrian trilobite Naraoia, Burgess Shale, British Columbia. Philosophical Transactions of the Royal Society of London, B, 280: 409-443.

WILLS, M. A., D. E. G. BRIGGS, R. A. FORTEY, M. WILKINSON AND P. H. A. SNEATH. 1998. An arthropod phylogeny based on fossil and recent taxa, p. 33-105. In G. D. Edgecombe (ed.), Arthropod fossils and phylogeny. Columbia University Press, New York.

ZHANG, W. AND X. HOU. 1985. Preliminary notes on the occurrence of the unusual trilobite Naraoia in Asia. Acta Palaeontologica Sinica, 24: 591-595.

ZHANG, X., D. SHU AND D. H. ERWIN. 2007. Cambrian naraoiids (Arthropoda): Morphology, ontogeny, systematics and evolutionary relationships. Journal of Paleontology, 81:1-52.

Autres liens :

http://paleobiology.si.edu/burgess/naraoia.html

Sidneyia inexpectans

Reconstitution 3D de Sidneyia inexpectans.

RECONSTITUTION 3D DE PHLESCH BUBBLE © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Clade non classé (groupe souche des arthropodes)
Nom d’espèce: Sidneyia inexpectans
Remarques:

Sidneyia est habituellement considéré comme un taxon étroitement apparenté aux chélicérates, mais sa position exacte par rapport au groupe est nébuleuse (Budd et Telford, 2009). Il occupe en effet la place de groupe frère (Hou et Bergström, 1997), de taxon proche de la couronne dans la lignée souche (Bruton, 1981; Edgecombe et Ramsköld, 1999; Hendricks et Lieberman, 2008) ou de taxon basal dans la lignée souche (Briggs et Fortey, 1989; Wills et al., 1998; Cotton et Braddy, 2004) des chélicérates.

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1911
Étymologie :

Sidneyia – d’après Sidney le prénom du fils de Walcott, qui découvrit le premier spécimen en août 1910.

inexpectans – du latin inexpectans, « inattendu », car Walcott ne s’attendait pas à trouver un tel fossile dans une strate plus ancienne que l’Ordovicien.

Spécimens types : Lectotype – USNM 57487 (S. inexpectans) conservé au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : Un unique spécimen de la faune de Chengjiang en Chine a été utilisé pour décrire une deuxième espèce, Sidneyia sinica (Zhang et al., 2002), qui a ensuite été retirée du genre (Briggs et al., 2008).

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (505 millions d’années environ).
Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : carrières Walcott, Raymond et Collins sur la crête aux Fossiles, le mont Field, le mont Stephen – couches à tulipes (S7) et autres sites moins importants – le mont Odaray et le glacier Stanley.

Autres dépôts : Sidneyia a été décrit d’après des spécimens de la formation de Wheeler (Briggs et Robison, 1984), des schistes de Spence dans l’Utah (Briggs et al. 2008) et de la formation Kinzers en Pennsylvanie (Resser et Howell, 1938).

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Sidneyia est le premier fossile des schistes de Burgess décrit par Walcott (1911). Des détails ont été ajoutés à la description par Walcott l’année suivante (Walcott, 1912); Strømer (1944) et Simonetta (1963) ont apporté des révisions mineures à la reconstitution de Walcott. Un grand appendice isolé a été initialement décrit comme un appendice frontal de Sidneyia (Walcott, 1911), mais il s’est avéré plus tard qu’il appartenait à l’anomalocaride Laggania (Whittington et Briggs, 1985).Les espèces ont été décrites à nouveau à partir des centaines de spécimens disponibles dans le cadre d’une importante étude menée par Bruton (1981).

Description

Morphologie :

Sidneyia présente un bouclier céphalique convexe, court, large et subrectangulaire en vue frontale. Les deux coins latéraux du bouclier son entaillés pour permettre le passage d’une antenne et d’un pédoncule oculaire. Mise à part la paire d’antennes longues et minces, qui compte au moins 20 articles, la tête ne porte pas d’appendices. Des yeux hémisphériques, très réfléchissants, saillent au-dessus et en arrière des antennes.

Le thorax de Sidneyia compte neuf segments corporels minces, qui s’élargissent du premier au quatrième segment, puis s’amincissent progressivement jusqu’au telson. Les quatre premiers segments thoraciques accueillent des appendices dotés d’un important article basal (coxa) et de huit articles plus légers se terminant en pince acérée. Les cinq segments thoraciques suivants portent des appendices similaires, mais les membres y sont associés à des rameaux de filaments formant une sorte d’aile.

L’abdomen consiste en trois segments beaucoup plus fins que ceux du thorax et se termine en un telson triangulaire. Le dernier segment abdominal possède une paire de larges palettes qui s’articulent avec le telson pour constituer un éventail caudal. Une trace d’intestin droit est observable chez certains spécimens; l’organe s’étend de la bouche (antérieure) à l’anus (au niveau du telson) et contient parfois des trilobites, qui ont été conservés.

Abondance :

Sidneyia est un arthropode relativement commun dans la carrière Walcott, où il représente 0,3 % des spécimens recensés (Caron et Jackson, 2008). Des centaines de spécimens ont été recueillis dans la carrière Walcott (Bruton, 1981) et d’autres sites des environs.

Taille maximum :
160 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

Sidneyia nageait et marchait sur le plancher sous-marin. Ses quatre paires antérieures d’appendices thoraciques lui auraient servi à se déplacer et ses coxae basales épineuses, à broyer les aliments et à les acheminer d’arrière en avant jusqu’à la bouche. En ondulant, les rameaux de filaments de ses cinq paires postérieures d’appendices thoraciques lui auraient permis de se propulser dans la colonne d’eau. Ces filaments auraient en outre participé à la respiration en jouant le rôle de branchies.

La nature prédatrice de Sidneyia est révélée par ses coxas épineuses, qui lui permettaient de mastiquer la nourriture, et la présence de morceaux de petits animaux fossilisés dans son intestin. Sidneyia se serait déplacé au-dessus du plancher sous-marin en utilisant ses yeux et ses antennes pour rechercher des proies, qu’il aurait saisies et écrasées avec ses appendices antérieurs.

Références

BRIGGS, D. E. G. AND R. A. FORTEY. 1989. The early radiation and relationships of the major arthropod groups. Science, 246: 241-243.

BRIGGS, D. E. G. AND R. A. ROBISON. 1984. Exceptionally preserved non-trilobite arthropods and Anomalocaris from the Middle Cambrian of Utah. The University of Kansas Paleontological Contributions, 111: 1-24.

BRIGGS, D. E. G., B. S. LIEBERMAN, J. R. HENDRICKS, S. L. HALGEDAHL AND R. D. JARRARD. 2008. Middle Cambrian arthropods from Utah. Journal of Paleontology, 82(2): 238-254.

BRUTON, D. L. 1981. The arthropod Sidneyia inexpectans, Middle Cambrian, Burgess Shale, British Columbia. Philosophical Transactions of the Royal Society of London B, 295: 619-653.

BUDD, G. E. AND M. J. TELFORD. 2009. The origin and evolution of arthropods. Nature, 457(7231): 812-817.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

CARON, J.-B., R. GAINES, G. MANGANO, M. STRENG, AND A. DALEY. 2010. A new Burgess Shale-type assemblage from the « thin » Stephen Formation of the Southern Canadian Rockies. Geology, 38: 811-814.

COTTON, T. J. AND S. J. BRADDY. 2004. The phylogeny of arachnomorph arthropods and the origin of the Chelicerata. Transactions of the Royal Society of Edinburgh: Earth Sciences, 94: 169-193.

EDGECOMBE, G. D. AND L. RAMSKÖLD. 1999. Relationships of Cambrian Arachnata and the systematic position of Trilobita. Jounral of Paleontology, 73: 263-287.

HENDRICKS , J. R. AND B. S. LIEBERMAN. 2008. Phylogenetic insights into the Cambrian radiation of arachnomorph arthropods. Journal of Paleontology, 82: 585-594.

HOU, X. AND J. BERGSTRÖM. 1997. Arthropods of the Lower Cambrian Chengjiang fauna, southwest China. Fossils and Strata, 45: 1-116.

RASSER, C. E. AND B. F. HOWELL. 1938. Lower Cambrian Olenellus zone of the Appalachians. Bulletin of the Geological Society of America, 49: 195-248.

SIMONETTA, A. M. 1963. Osservazioni sugli artropodi non trilobiti della Burgess Shale (Cambriano medio). II. Contributo: I Generai Sidneyia ed Amiella Walcott 1911. Monitore Zoologico Italiano, 70: 97-108.

STØMER, L. 1944. On the relationships and phylogeny of fossil and recent Arachnomorpha. Norsk Videnskaps-Akademi Skrifter I. Matematisk-Naturvidenskaplig Klasse, 5: 1-158.

WALCOTT, C. D. 1911. Middle Cambrian Merostomata. Cambrian geology and paleontology II. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57: 17-40.

WALCOTT, C. D. 1912. Cambrian Geology and Paleontology II. Middle Cambrian Branchiopoda, Malacostraca, Trilobita and Merostomata. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57(6): 145-228.

WHITTINGTON, H. B. AND D. E. G. BRIGGS. 1985. The largest Cambrian animal, Anomalocaris, Burgess Shale, British-Columbia. Philosophical Transactions of the Royal Society of London Series B-Biological Sciences, 309: 569-609.

WILLS, M. A., D. E. G. BRIGGS, R. A. FORTEY, M. WILKINSON AND P. H. A. SNEATH. 1998. An arthropod phylogeny based on fossil and recent taxa, pp. 33-105. In G. D. Edgecombe (ed.), Arthropod fossils and phylogeny. Columbia University Press, New York.

ZHU, X., H. JIAN AND S. DEGAN. 2002. New occurrence of the Burgess Shale arthropod Sidneyia in the Early Cambrian Chengjiang Lagerstätte (South China), and revision of the arthropod Urokodia. Alcheringa: An Australasian Journal of Palaeontology, 26: 1-18.

Autres liens :

Selkirkia columbia

Reconstitution 3D de Selkirkia columbia.

RECONSTITUTION 3D DE PHLESCH BUBBLE © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Clade non classé (groupe souche des priapuliens)
Nom d’espèce: Selkirkia columbia
Remarques:

Selkirkia a été comparé aux némathelminthes (Maas et al., 2007), mais la plupart des analyses appuient l’hypothèse d’un lien avec les priapuliens au niveau du groupe souche (Harvey et al., 2010; Wills, 1998).

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1911
Étymologie :

Selkirkia – du nom de la chaîne de Selkirk, dans le sud-est de la Colombie-Britannique.

columbia – de la Colombie-Britannique, où se trouvent les schistes de Burgess.

Spécimens types : Holotype – USNM 57624 conservé au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : Le genre Selkirkia, dont l’âge va du Cambrien inférieur au Cambrien moyen, est représenté par plusieurs espèces: S. sinica, du biote de Chengjiang du Cambrien inférieur (Luo et al., 1999; Maas et al., 2007), S. pennsylvanica, de la Formation de Kinzers du Cambrien inférieur (Resser et Howell, 1938), Selkirkia sp. cf. S. columbia et S. spencei, des schistes de Spence du Cambrien moyen, en Utah (Resser, 1939; Conway Morris et Robison, 1986, 1988), et S. willoughbyi, de la Formation de Marjum du Cambrien moyen, en Utah (Conway Morris et Robison, 1986).

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : carrières Walcott, Raymond et Collins sur la crête aux Fossiles; sites moins importants sur les monts Field et Odaray; couches à trilobites, carrière Collins, couches à tulipes (S7) et sites moins importants sur le mont Stephen.

Autres dépôts : schistes de Spence du Cambrien moyen, dans l’Utah (Resser, 1939; Conway Morris et Robison, 1986, 1988).

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Charles Walcott (1908) a illustré un spécimen unique d’un tube simple qu’il a appelé « Orthotheca major ». Il a interprété le fossile comme le tube d’un ver polychète, avec une autre espèce célèbre, « O. corrugata », décrite par Matthew dix ans auparavant. Or O. corrugata, aujourd’hui appelé Wiwaxia corrugata, n’est pas le tube d’un ver mais plutôt l’écaille d’un mollusque à coquille dure! Le spécimen original d’« O. major » provenait des couches à trilobites sur le mont Stephen, mais il a fallu attendre la découverte de spécimens entiers de vers à corps mou dans leur tube sur la crête aux Fossiles pour en savoir plus sur cet animal. Walcott (1911) a nommé le genre Selkirkia pour y ranger les nouveaux matériaux fossiles. En plus de l’espèce type, S. major, il a nommé deux nouvelles espèces: S. gracilis et S. fragilis. Dans le cadre d’une révision des collections de Walcott et d’autres fossiles découverts par la Commission géologique du Canada, Conway Morris (1977) a synonymisé les trois espèces de Walcott avec une seule espèce qu’il a appelée S. columbia, nom encore en usage. Il a décrit S. columbia comme un ver priapulien primitif (Conway Morris, 1977), mais des études ultérieures ont révélé que l’espèce fait partie du groupe-souche des priapuliens (Wills, 1998; Harvey et al., 2010).

Description

Morphologie :

Selkirkia vivait dans un tube et pouvait atteindre 6 cm de longueur. Le corps du ver est semblable à celui de la plupart des priapuliens et comprend un tronc (maintenu à demeure dans le tube) et une pièce buccale antérieure qui pouvait s’éverser dans le tronc appelée proboscide. Le proboscide porte différentes séries d’épines longitudinales et présente une symétrie radiale. Les petits appendices appelés papilles présents le long de la partie antérieure du tronc avaient probablement pour fonction d’ancrer le ver à son tube. L’intestin est rectiligne, et l’anus, terminal. Le tube, non minéralisé, est de forme légèrement conique, ouvert aux deux extrémités et marqué de fines stries transversales.

Abondance :

Selkirkia est le plus abondant ver priapulien de la carrière Walcott, où il représente 2,7 % de la faune répertoriée (Caron et Jackson, 2008). Des milliers de spécimens, pour la plupart des tubes isolés, ont été découverts à ce jour.

Taille maximum :
60 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

La présence d’un proboscide bien développé et de fortes épines atteste un mode de vie carnivore. Des comparaisons avec des vers priapuliens tubicoles modernes donnent à croire que Selkirkia avait une mobilité limitée et passait le plus clair de son temps enfoui verticalement ou à angle à l’interface eau-sédiments, y capturant peut-être ses proies « au piège ». Les tubes vides étaient souvent colonisés par d’autres organismes tels que des brachiopodes, des éponges et des échinodermes primitifs (voir Echmatocrinus).

Références

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

CONWAY MORRIS, S. 1977. Fossil priapulid worms. Special Papers in Palaeontology, 20: 1-95.

CONWAY MORRIS, S. AND R. A. ROBISON. 1986. Middle Cambrian priapulids and other soft-bodied fossils from Utah and Spain. The University of Kansas paleontological contributions, 117: 1-22.

CONWAY MORRIS, S. AND R. A. ROBISON. 1988. More soft-bodied animals and algae from the Middle Cambrian of Utah and British Columbia. University of Kansas Paleontological Contributions, Paper, 122: 23-48.

HARVEY, T. H. P., X. DONG AND P. C. J. DONOGHUE. 2010. Are palaeoscolecids ancestral ecdysozoans? Evolution & Development, 12(2): 177-200.

LUO, H., S. HU, L. CHEN, S. ZHANG AND Y. TAO. 1999. Early Cambrian Chengjiang fauna from Kunming region, China. Yunnan Science and Technology Press, Kunming, 162 p.

MAAS, A., D. HUANG, J. CHEN, D. WALOSZEK AND A. BRAUN. 2007. Maotianshan-Shale nemathelminths – Morphology, biology, and the phylogeny of Nemathelminthes. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 254(1-2): 288-306.

RESSER, C. E. AND B. F. HOWELL. 1938. Lower Cambrian Olenellus Zone of the Appalachians. Geological Society of America, Bulletin, 49: 195-248.

RESSER, C. E. 1939. The Spence Shale and its fauna. Smithsonian Miscellaneous Collections, 97(12):1-29.

WALCOTT, C. 1908. Mount Stephen rocks and fossils. Canadian Alpine Journal, 1: 232-248.

WALCOTT, C. 1911. Cambrian Geology and Paleontology II. Middle Cambrian annelids. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57(5): 109-145.

WILLS, M. A. 1998. Cambrian and Recent disparity: the picture from priapulids. Paleobiology, 24(2): 177-199.

Autres liens :

Aucun

Scenella amii

Reconstitution 3D de Scenella amii.

RECONSTITUTION 3D DE PHLESCH BUBBLE © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Clade non classé (groupe souche des mollusques)
Nom d’espèce: Scenella amii
Remarques:

Scenella est généralement considéré comme un monoplacophore (Knight, 1952; Runnegar et Jell, 1976). Le genre a également été décrit comme antérieur aux brachiopodes (Dzik, 2010) ou associé aux cnidaires (Babcock et Robison, 1988; Yochelson et Gil Cid, 1984).

Nom du descripteur: Matthew
Date de la description : 1902
Étymologie :

Scenella – du grec skene, « tente » ou « abri », en référence à la forme de l’animal.

amii – d’après Marc-Henri Ami, de la Commission géologique du Canada.

Spécimens types : Holotype – ROM 8048 conservé au Musée royal de l’Ontario, Toronto, Canada.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : des douzaines d’espèces datant du Cambrien inférieur à l’Ordovicien inférieur ont été décrites.

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles; couches à trilobites et sites moins importants sur le mont Stephen.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

En raison de sa ressemblance avec une patelle, Scenella a été classé à l’origine parmi les mollusques, d’abord comme un ptéropode puis comme un gastéropode (Walcott, 1886). Les premiers fossiles du genre provenant des schistes de Burgess ont été récoltés dans les couches à trilobites sur le mont Stephen, et décrits par Matthew (1902) comme appartenant à Metoptoma amii. Walcott (1908) a rangé d’autres spécimens provenant du même site (ainsi que de la carrière Walcott) dans une espèce déjà établie, Scenella varians. Resser (1938) a conclu que tous ces spécimens appartenaient à une seule et même espèce et proposé une nouvelle combinaison, Scenella amii. Dans le même article, il a nommé une seconde espèce des couches à trilobites, S. columbiana, à partir d’un spécimen unique possiblement hérissé d’épines et reconnu à l’origine comme un brachiopode (Walcott, 1912), ce qui demeure très douteux.

Description

Morphologie :

Chaque fossile conique a la forme d’un disque plat à sommet central. Ce disque, ci-après appelé « coquille », est parfois ridé, et son sommet est entouré d’anneaux concentriques. La coquille est également allongée dans un sens et, de ce fait, apparaît plus elliptique que circulaire.

Les fossiles sont souvent conservés en groupes denses, la pointe dressée vers le haut. Aucun tissu mou n’a jamais été observé en association avec le genre Scenella. Les coquilles présentent des signes évidents de minéralisation, car elles ont conservé leur caractère tridimensionnel et présentent de petites fissures témoignant de leur fragilité.

Abondance :

Des centaines de spécimens de S. amii ont été découverts dans la carrière Walcott, où ils constituent 2,27 % de la faune (Caron et Jackson, 2008). Un certain nombre de dalles comportent de nombreux spécimens préservés en groupes serrées.

Taille maximum :
10 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

S’il s’agit effectivement d’un mollusque, Scenella était probablement un organisme brouteur rampant sur le fond marin.

Références

BABCOCK, L. E. AND R. A. ROBISON. 1988. Taxonomy and paleobiology of some Middle Cambrian Scenella (Cnidaria) and hyolithids (Mollusca) from western North America. University of Kansas Paleontological Contributions, Paper, 121: 1-22.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

DZIK, J. 2010. Brachiopod identity of the alleged monoplacophoran ancestors of cephalopods. Malacologia, 52:97-113.

KNIGHT, J. B. 1952. Primitive fossil gastropods and their bearing on gastropod evolution. Smithsonian Miscellaneous Collections, 117(13): 1–56.

MATTHEW, G. F. 1902. Notes on Cambrian Faunas: Cambrian Brachiopoda and Mollusca of Mt. Stephen, B.C. with the description of a new species of Metoptoma. Transactions of the Royal Society of Canada, 4:107-112.

RASETTI, F. 1954. Internal shell structures in the Middle Cambrian gastropod Scenella and the problematic genus Stenothecoides. Journal of Paleontology, 28: 59-66.

RESSER, C. E. 1938. Fourth contribution to nomenclature of Cambrian fossils. Smithsonian Miscellaneous Collections, 97:1-43.

Runnegar, B. AND P. A. JELL. 1976. Australian Middle Cambrian molluscs and their bearing on early molluscan evolution. Alcheringa: An Australasian Journal of Palaeontology, 1(2): 109-138.

WALCOTT, C. D. 1886. Second contribution to the studies on the Cambrian faunas of North America. Bulletin of the United States Geological Survey, (30): 11-356.

WALCOTT, C. 1908. Mount Stephen rocks and fossils. Canadian Alpine Journal, 1: 232-248.

WALCOTT, C. 1912. Cambrian Brachiopoda. United States Geological Survey Monograph, 51: Part 1: 1-872, Part 872: 871-363.

YOCHELSON, E. L. AND D. GIL CID. 1984. Reevaluation of the systematic position of Scenella. Lethaia, 17: 331-340.

Autres liens :

Aucun

Protospongia hicksi

Protospongia hicksi (ROM 43826). Spicules cruciformes typiques, isolés. Taille du rayon le plus large = 15 mm. Spécimen sec, lumière directe. Couches à trilobites.

© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO. PHOTO : JEAN-BERNARD CARON

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Hexactinellides (Ordre : Reticulosa)
Nom d’espèce: Protospongia hicksi
Remarques:

Protospongia est apparenté à un groupe primitif d’éponges hexactinellides et ressemble à Diagoniella (Rigby, 1986). Les éponges hexactinellides (éponges de verre) possèdent un squelette de spicules siliceux portant de quatre à six pointes. En raison de leur composition particulière, elles sont considérées comme une branche précoce au sein de l’embranchement des porifères.

Nom du descripteur: Hinde
Date de la description : 1888
Étymologie :

Protospongia – du grec protos, « premier », et du latin spongia, « éponge ».

hicksi – en l’honneur de H. Hicks, paléontologue qui a étudié les éponges fossiles.

Spécimens types : Inconnu
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : Protospongia est répandu dans de nombreux dépôts silicoclastiques et carbonatés du Cambrien au Silurien.

Âge et Sites

Periode :
Du Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina à la cénozone à Bolaspidella de la fin du Cambrien moyen (environ 505 millions d’années)
Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : carrière Walcott sur la crête aux Fossiles et plusieurs sites moins importants sur le mont Stephen.

Autres dépôts : P. hicksi est présent dans la formation de Marjum du Cambrien moyen (Rigby, 1966).

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Décrite pour la première fois par Hinde en 1888, cette espèce a été recensée dans les schistes de Burgess par Walcott en 1920. Rigby a proposé une nouvelle description du genre en 1986 dans le cadre de son examen des éponges des schistes de Burgess. En 2004, Rigby et Collins ont examiné de nouveaux spécimens recueillis par le Musée royal de l’Ontario qui pourraient appartenir à ce genre.

Description

Morphologie :

Comme cette éponge a été décrite uniquement d’après des fragments découverts dans les schistes de Burgess, on n’en connaît ni la forme ni la taille maximale. Des spécimens dont la forme varie de globulaire à conique ont toutefois été trouvés ailleurs. Les parois de cette éponge sont minces et ne contiennent qu’une seule couche de spicules. Ces spicules, appelés stauractines, diffèrent des spicules normaux à six rayons des éponges hexactinellides en ce qu’ils possèdent deux rayons plus courts leur conférant un aspect cruciforme. Contrairement à ceux de Diagoniella, ils sont en outre disposés parallèlement aux axes principaux de l’éponge, formant un réseau distinctif. Le squelette se compose de six ordres de spicules.

Abondance :

Protospongia est rare dans la carrière Walcott où il représente environ 0,24 % de la faune (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
50 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

Protospongia était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

HINDE, G. J. 1888. A monograph of the British fossil sponges, Part 2, 93-188 p.

RIGBY, J. K. 1966. Protospongia hicksi Hinde from the Middle Cambrian of Western Utah. Journal of Paleontology, 40: 549-554.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

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Priscansermarinus barnetti

Priscansermarinus barnetti (ROM 36064) – Holotype (spécimen A). Dalle contenant 62 individus, dont l’holotype (cadre blanc dans l’image de gauche et gros plan à droite). Longueur du spécimen (holotype) = 32 mm. Spécimen sec, lumière polarisée (les deux images). Talus de la carrière Walcott.

© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO. PHOTOS : JEAN-BERNARD CARON

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Sans object
Nom d’espèce: Priscansermarinus barnetti
Remarques:

Les affinités de Priscansermarinus, initialement proposé comme un arthropode crustacé et un membre possible des bernaches lépadomorphes à pédoncule de la sous-classe Thecostraca au sein de Maxillopoda (Collins et Rudkin, 1981), font l’objet de discussions et demeurent incertaines.

Nom du descripteur: Collins and Rudkin
Date de la description : 1981
Étymologie :

Priscansermarinus – du latin priscus, « ancien », anser, « oie » et marinus, « mer », soit « oie de mer », en référence aux bernaches ou outardes modernes.

barnetti – d’après Robert Barnett, membre de l’expédition de 1975 du Musée royal de l’Ontario, qui découvrit les premiers spécimens.

Spécimens types : Holotype – ROM 36064a conservé au Musée royal de l’Ontario, Toronto, Ontario, Canada.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : aucune.

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Niveaux des carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles, mont Field.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

La « plaque de découverte » portant 62 représentants d’un organisme jusqu’alors inconnu a été trouvée en 1975 par Robert Barnett dans un talus (éboulis) sous le niveau de la carrière Walcott lors de l’expédition inaugurale du Musée royal de l’Ontario dans les schistes de Burgess. En 1981, Priscansermarinus barnetti a été décrit, nommé et interprété comme un bernache lépadomorphe, en attendant la récupération de spécimens additionnels conservant les caractères définitifs. Ses affinités d’anatife (bernache), voire d’arthropode, ont depuis été contestées (Briggs, 1983; Briggs et al., 2005).

Description

Morphologie :

Priscansermarinus est constitué de deux composants primaires: un corps oviforme, voire pyramidale, compressé latéralement et un pédoncule court et épais. De chaque côté, le corps présente une région subtriangulaire centrale et hautement réfléchissante, qui a été initialement interprétée comme la trace d’une mince plaque externe non minéralisée. Cette région est aujourd’hui reconnue comme une structure interne anatomiquement complexe. Un stolon (pédoncule) de forme cylindrique, modérément flexible, semble émerger du corps plutôt que fusionner avec lui; son extrémité distale accueille un disque terminal à motif rayonnant. Chez la plupart des spécimens connus, le pédoncule mesure légèrement plus de la moitié de la longueur totale de l’animal.

Abondance :

Relativement commun à certains niveaux de la carrière Raymond; peu commun ailleurs.

Taille maximum :
50 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

L’espèce est trop peu connue pour que son mode de vie soit décrit avec certitude. Le disque terminal à la base du stolon servait probablement à ancrer l’animal dans ou sur la boue. En l’absence de tentacules apparents et de structures alimentaires évidentes, un régime suspensivore est fortement possible.

Références

BRIGGS, D. E. G. 1983. Affinities and early evolution of the Crustacea: the evidence of the Cambrian fossils, p. 1-22. In F. R. Schram (ed.), Crustacean Phylogeny. Balkema, Rotterdam.

BRIGGS, D. E. G., M. D. SUTTON AND D. J. SIVETER. 2005. Metamorphosis in a Silurian barnacle. Proceedings of the Royal Society, B, 272: 2365-2369.

COLLINS, D. AND RUDKIN, D. M. 1981. Priscansermarinus barnetti, a probable lepadomorph barnacle from the Middle Cambrian Burgess Shale of British Columbia. Journal of Paleontology, 55: 1006-1015.

Autres liens :

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Pollingeria grandis

Pollingeria grandis (GSC 8362). Dalle renfermant plusieurs spécimens. Longueur du plus grand spécimen = 15 mm. Spécimens secs, lumière polarisée. Carrière Walcott.

© COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA. PHOTO : JEAN-BERNARD CARON

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Sans object
Nom d’espèce: Pollingeria grandis
Remarques:

Pollingeria est un des organismes de Burgess les moins bien connus, et sa situation phylogénétique demeure indéterminée (Briggs et Conway Morris, 1986).

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1911
Étymologie :

Pollingeria – d’après le mont Pollinger (2 816 m), situé au nord ouest des schistes de Burgess, nommé en l’honneur de Joseph Pollinger (1873 1943).

grandis – du latin grandis, « grand », en référence à la supposée grande taille des fossiles.

Spécimens types : Syntypes – USNM 57639 àUSNM 57641 conservés au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : aucune.

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles; sites moins importants sur les monts Field et Stephen.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Walcott a présenté une première description de Pollingeria en 1911 dans une monographie portant sur différents vers de Burgess. Il a considéré les fossiles comme des écailles d’un organisme de plus grande taille ressemblant à Wiwaxia. Toutefois, cette interprétation a été mise en doute (Conway Morris, 1979) puis fermement rejetée après une nouvelle étude de Wiwaxia (Conway Morris, 1985). Il demeure difficile d’établir les affinités taxonomiques de Pollingeria (Briggs et Conway Morris, 1986).

Description

Morphologie :

Ce fossile est ovoïde mais les détails de sa forme varient, et la plupart des individus mesurent entre 10 et 15 mm de long. Il se distingue par une série d’étroits éléments tubulaires plus foncés que le reste du corps et souvent légèrement soulevés qui sont tordus et ne semblent pas faire partie d’un tube digestif.

Abondance :

Pollingeria est très abondant par endroits, des centaines de spécimens ayant été découverts dans certaines couches géologiques. À la carrière Walcott, l’espèce représente 5,83 % des spécimens recensés (Caron et Jackson, 2008)

Taille maximum :
15 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

Le manque d’information sur cet organisme empêche d’en faire une interprétation écologique.

Références

BRIGGS, D. E. G. AND S. CONWAY MORRIS. 1986. Problematica from the Middle Cambrian Burgess Shale of British Columbia, p. 167-183. In A. Hoffman and M. H. Nitecki (eds.), Problematic fossil taxa (Oxford Monographs on Geology and Geophysics No. 5). Oxford University Press & Clarendon Press, New York.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

CONWAY MORRIS, S. 1979. The Burgess Shale (Middle Cambrian) fauna. Annual Review of Ecology and Systematics, 10(1): 327-349.

CONWAY MORRIS, S. 1985. The Middle Cambrian metazoan Wiwaxia corrugata (Matthew) from the Burgess Shale and Ogygopsis Shale, British Columbia, Canada. Philosophical Transactions of the Royal Society of London, Series B, 307:507-582.

WALCOTT, C. 1911. Cambrian Geology and Paleontology II. Middle Cambrian annelids. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57(5): 109-145.

Autres liens :

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Pirania muricata

Reconstitution 3D de Pirania muricata avec d’autres éponges (Choia ridleyi, Diagoniella cyathiformis, Eiffelia globosa, Hazelia conferta, Vauxia bellula, et Wapkia elongata) et Chancelloria eros, un animal couvert d’épines disposées en étoile qui ressemble à une éponge.

RECONSTITUTION 3D DE PHLESCH BUBBLE © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Démosponges (Ordre : Monaxonides)
Nom d’espèce: Pirania muricata
Remarques:

Pirania est considéré comme un démosponge primitif (Rigby, 1986). Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd’hui classe d’éponges la plus importante.

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1920
Étymologie :

Pirania – d’après le mont Saint-Piran (2 649 m), dans la vallée de la rivière Bow, parc national du Canada Banff, en Alberta, nommé par Samuel Allen en 1894 en l’honneur du saint patron de Cornouailles.

muricata – du latin muricatus, « hérissé de pointes », en référence aux gros spicules pointus qui hérissent la paroi de l’éponge.

Spécimens types : Lectotype – USNM 66495 (désigné à tort par le numéro 66496 dans Rigby, 1986) conservé au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune

Autres dépôts : Pirania auraeum Botting, 2007 de l’Ordovicien inférieur du Maroc (Botting, 2007); Pirania llanfawrensis Botting, 2004 de l’Ordovicien supérieur d’Angleterre (Botting, 2004).

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrière Walcott sur la crête aux Fossiles; couches à trilobites et couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen; plusieurs sites moins importants sur les monts Field, Stephen et Odaray.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Pirania a été décrit pour la première fois par Walcott (1920). Rigby (1986) en a fait une nouvelle description et conclu que le squelette est constitué de canaux répartis selon une configuration hexagonale, de gros spicules pointus et de touffes de petits spicules. Rigby et Collins ont également examiné cette éponge à partir de nouveaux fossiles récoltés par le Musée royal de l’Ontario (2004).

Description

Morphologie :

Pirania est une éponge cylindrique à paroi épaisse qui peut compter jusqu’à quatre branches. Le squelette est constitué de touffes de petits spicules et de longs spicules pointus très distinctifs émergeant de la paroi externe. Celle-ci est percée de longs canaux y assurant le passage de l’eau. Les branches naissent près de la base de l’organisme.

Abondance :

Pirania est commun dans la plupart des sites de Burgess, mais il ne représente que 0,38 % de la faune de la carrière Walcott (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
30 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

Pirania vivait fixé au fond marin et filtrait les particules de matière organique en suspension dans l’eau par les canaux de sa paroi. Des brachiopodes Nisusia et Micromitra, diverses autres éponges et même des Chancelloriidés juvéniles ont souvent été trouvés fixés aux longs spicules de Pirania. Cette stratégie permettait probablement à ces organismes d’éviter la forte turbidité présente près du fond.

Références

BOTTING, J. P. 2004. An exceptional Caradoc sponge fauna from the Llanfawr Quarries, Central Wales and phylogenetic implications. Journal of Systematic Paleontology, 2: 31-63.

BOTTING, J. P. 2007. ‘Cambrian’ demosponges in the Ordovician of Morocco: insights into the early evolutionary history of sponges. Geobios, 40: 737-748.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Perspicaris dictynna

Représentations schématiques de Perspicaris dictynna (en haut) et de Perspicaris recondita (en bas) à échelle (approximative).

© MARIANNE COLLINS

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Clade non classé (groupe souche des arthropodes)
Nom d’espèce: Perspicaris dictynna
Remarques:

Perspicaris est étroitement apparenté à Canadaspis, mais la position phylogénétique du groupe fait l’objet de débats, la plupart des chercheurs les considérant comme des phyllocarides, sorte de crustacés (Briggs, 1977; Briggs et Fortey, 1989; Wills et col., 1998). Une position basale au sein de la lignée souche des euarthropodes a également été proposée (Budd, 2002).

Nom du descripteur: Simonetta and Delle Cave
Date de la description : 1975
Étymologie :

Perspicaris – du latin perspicax, « à la vue perçante », et caris, « crabe » ou « crevette », donc « crevette à la vue perçante ».

dictynna – d’après Dictynna, autre nom de la déesse crétoise Britomartis, tombée dans les filets d’un pêcheur après qu’elle se fût jetée à la mer pour échapper au roi Minos, qui la poursuivait.

Spécimens types : Holotypes – USNM 189280 (P. dictynna) etUSNM 114255 (P. recondita) conservés au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : P. recondita de la carrière Walcott sur la crête aux Fossiles.

Autres dépôts : ? P. dilatus et ? P. ellipsopelta des formations de Wheeler, Pioche, Marjum et Bloomington dans l’Utah et le Nevada (Robison et Richards, 1981; Lieberman, 2003).

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrière Walcott sur la crête aux Fossiles. Couches à tulipes (S7) et couches à trilobites sur les monts Stephen, Odaray et Field.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Des spécimens de Perspicaris ont été décrits pour la première fois en tant qu’Hymenocaris par Walcott (1912), puis déplacés en tant qu’espèces de Canadaspis, notamment C. dictynna, par Simonetta et Delle Cave (1975). Un réexamen en profondeur des fossiles a conduit Briggs (1977) à créer un nouveau genre, Perspicaris, contenant deux espèces. Perspicaris a été mentionné dans plusieurs études des relations phylogénétiques des arthropodes (p. ex., Briggs et Fortey, 1989; Briggs et al., 1998; Budd, 2002).

Description

Morphologie :

Perspicaris est couvert d’une carapace bivalve, qui couvre tout son corps, excepté une paire d’yeux pédonculés dépassant à l’avant et la partie postérieure de son abdomen. Les valves de la carapace sont ovoïdes, rétrécies à l’avant et attachées l’une à l’autre le long d’une ligne cardinale droite. Immédiatement à l’arrière des grands yeux ovales se trouve une paire de robustes antennes segmentées. Le tronc consiste en dix segments thoraciques, auxquels sont attachés des appendices aux branches aplaties, suivis de sept segments abdominaux, puis d’une queue fourchue. Une trace d’intestin est parfois visible, lorsque l’organe a été colmaté par des sédiments. P. dictynna se distingue de P. recondita par sa queue plus allongée et plus épineuse et sa taille inférieure (longueur maximale de 2,9 cm contre 6,6 cm pour P. recondita).

Abondance :

P. dictynna et P. recondita sont relativement communs dans la carrière Walcott, où ils comptent pour moins de 0,1 % de la faune (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
29 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

Les grands yeux et les appendices en forme de palette (dépourvus de branche interne adaptée à la marche) suggèrent que Perspicaris nageait dans la colonne d’eau. Les antennes étaient probablement sensorielles plutôt que préhensiles (servant à manipuler les aliments). L’intestin rempli de sédiments chez certains spécimens indique que Perspicaris pourrait avoir été dépositivore, mais avec ses grands yeux, il pourrait également avoir été détritivore, voire prédateur.

Références

BRIGGS, D. E. G. 1977. Bivalved arthropods from the Cambrian Burgess Shale of British Columbia. Palaeontology, 20: 596-612.

BRIGGS, D. E. G. AND R. A. FORTEY. 1989. The early radiation and relationships of the major arthropod groups. Science, 246: 241-243.

BUDD, G. E. 2002. A palaeontological solution to the arthropod head problem. Nature, 417: 271-275.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

LIEBERMAN, B. S. 2003. A new soft-bodied fauna: the Pioche Formation of Nevada. Journal of Paleontology, 77: 674-690.

ROBISON, R. A. AND B. C. RICHARDS. 1981. Larger bivalve arthropods from the Middle Cambrian of Utah. The University of Kansas Paleontological Contributions, 106: 1-28.

SIMONETTA, A. M. AND L. DELLE CAVE. 1975. The Cambrian non trilobite arthropods from the Burgess Shale of British Columbia. A study of their comparative morphology, taxonomy and evolutionary significance. Palaeontographia Italica, 69: 1-37.

WALCOTT, C. 1912. Cambrian Geology and Paleontology II. Middle Cambrian Branchiopoda, Malacostraca, Trilobita and Merostomata. Smithsonian Miscellaneous Collections, 57(6): 145-228.

WILLS, M. A., D. E. G. BRIGGS, R. A. FORTEY, M. WILKINSON AND P. H. A. SNEATH. 1998. An arthropod phylogeny based on fossil and recent taxa, p. 33-105. In G. D. Edgecombe (ed.), Arthropod fossils and phylogeny. Columbia University Press, New York.

Autres liens :

Paterina zenobia

Reconstitution 3D de Paterina zenobia avec d’autres brachiopodes (Acrothyra gregaria, Diraphora bellicostata, Micromitra burgessensis, et Nisusia burgessensis).

RECONSTITUTION 3D DE PHLESCH BUBBLE © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO

Taxonomie:

Règne: Autres
Embranchement: Autres
Classe: Paterinata (Ordre : Paterinida)
Nom d’espèce: Paterina zenobia
Remarques:

Brachiopode de la famille des Paterinidae.

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1912
Étymologie :

Paterina – du latin pater, « père », l’espèce étant considérée comme l’ancêtre des brachiopodes modernes, et du suffixe diminutif ina, « dérivé de ».

zenobia – peut-être du grec Zeon, variante de Zeus.

Spécimens types : Syntype – USNM 58311; plésiotypesUSNM 56907, 51483 et 69631-69637 conservés au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune à ce jour. Les brachiopodes des schistes de Burgess, en particulier ceux des couches à trilobites du mont Stephen, devraient être réexaminés (voir Bref historique des recherches).

Autres dépôts : plusieurs espèces du Cambrien inférieur à moyen sont connues dans le monde.

Âge et Sites

Periode :
Cambrien moyen, zones à Glossopleura et Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrière Walcott sur la crête aux Fossiles et couches à trilobites du mont Stephen.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

À l’origine, Walcott a associé les spécimens recueillis dans les schistes de Burgess et sur le mont Stephen à Micromitra zenobia (Walcott, 1912) et à une sous-espèce de Paterina stissingensis appelée Paterina stissingensis ora (Walcott, 1912). Les deux taxons ont été redécrits par Resser (1938) en tant que Paterina zenobia, nom encore utilisé actuellement. Cependant, des similarités étroites entre espèces des deux genres susmentionnés ont compliqué la définition des caractéristiques propres à chaque genre et ont entraîné des erreurs d’identification touchant de nombreux spécimens.

Description

Morphologie :

Paterina est le genre type de la classe Paterinata, l’une des plus anciennes et des plus primitives de l’embranchement. À la différence de nombreux brachiopodes modernes, sa ligne cardinale est droite et s’étend sur presque toute la largeur de la coquille. La coquille, modérément biconvexe, ne présente pas de marques de phases distinctes de développement et devait s’accroître de manière continue. Les stries d’accroissement extérieures sont épaisses et régulières. Certains spécimens adultes présentent à l’apex des crêtes rayonnantes à peine visibles. Aucune partie molle conservée n’a été observée; à l’origine, la coquille était minéralisée.

Abondance :

L’espèce est rare dans la carrière Walcott et représente une très petite fraction (inférieure à 0,05 %) de la faune (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
11 mm

Écologie

Mode de vie : Autres
Mode d'alimentation : Autres
Interprétations écologiques :

Paterina s’attachait probablement au substratum à l’aide d’un très court pédoncule. Les particules alimentaires de l’eau aurait été extraites par le lophophore – un appareil filtreur situé entre les coquilles.

Références

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

RESSER, C. E. 1938. Fourth contribution to nomenclature of Cambrian Fossils. Smithsonian Miscellaneous Collections, 97: 1-43.

WALCOTT, C. D. 1912. Cambrian Brachiopoda. United States Geological Survey, Monograph, 51: part I, 812 p; part II, 363 p.

Autres liens :

Aucun