Les premières découvertes de fossiles dans la région des schistes de Burgess ont été faites sur le mont Stephen à la fin du XIXe siècle. On ne saura peut-être jamais qui a vraiment découvert les premiers fossiles… sur ce point, les allégations du géologue Richard McConnell et de l’astronome Otto Klotz se contredisent. Cependant, les trouvailles initiales ont véritablement mené à la découverte ultérieure des schistes de Burgess.
Les gisements (couches) de trilobites du mont Stephen sont désignés ainsi en raison des millions de trilobites fossilisés trouvés sur les pentes du mont Stephen, à environ 5 km (3,1 milles) au sud-est des schistes de Burgess, entre le mont Wapta et le mont Field. Vers la fin du XIXe siècle, la découverte de fossiles à cet endroit et leurs premières descriptions ont joué un rôle déterminant pour attirer Charles Walcott dans la région d’abord en 1907 puis en 1909, quand il a découvert les schistes de Burgess.
On ne saura peut-être jamais qui a véritablement découvert les « gisements de fossiles » (comme ils étaient désignés à l’époqu
La première collecte de fossiles à cet endroit est souvent attribuée à Richard McConnell, un géologue de la Commission géologique du Canada (CGC). L’événement serait survenu le 13 septembre 1886, après que des ouvriers travaillant dans le village voisin de Field lui eurent parlé de bestioles prises dans les roches (des trilobites) sur les pentes du mont Stephen.
D’autres géologues de la Commission avaient déjà ramassé des fossiles au mont Stephen en suivant le tracé du chemin de fer en construction, mais pas précisément dans les gisements qui allaient bientôt devenir célèbres.
Ogygopsis klotzi recueilli par McConnell dans les gisements de fossiles, et arrière de la roche montrant l’étiquette originale. © COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA. PHOTO : JEAN-BERNARD CARON
Après la venue de McConnell, de nouvelles collectes de fossiles ont été réalisées sur le site par des géologues de la Commission. La plus importante a peut-être été réalisée par Henri-Marc Ami cinq ans plus tard, en 1891.
Ogygopsis klotzi recueilli dans les gisements de fossiles par le cuisinier de Klotz, et arrière de la roche montrant l’étiquette originale © MUSÉE DE PALÉONTOLOGIE DE L’UNIVERSITÉ DU MICHIGAN. PHOTO : JEAN-BERNARD CARON
Klotz utilisait des données astronomiques afin d’obtenir les coordonnées longitudinales précises du chemin de fer. Il devait aussi établir la hauteur des pics comme le mont Burgess – qu’en 1886 il a lui-même nommé en l’honneur d’Alexander MacKinnon Burgess, sous-ministre de l’Intérieur à cette époque.
Klotz, mieux connu comme le premier astronome fédéral du Canada en 1916, a envoyé sa collection de fossiles à Carl Rominger, un professeur de géologie qu’il connaissait à l’université du Michigan à Ann Arbor, où Klotz avait obtenu son diplôme en 1872 (la collection de Klotz se trouve maintenant au Musée de paléontologie de l’université du Michigan). Rominger a vite publié un bref rapport sur ces fossiles dans un essai de 1887 intitulé « Description of primordial fossils from Mount Stephens[Mount Stephen today], N.W. Territory of Canada » (Description de fossiles cambriens du mont Stephen dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada). Il y mentionnait que Klotz avait découvert les gisements de fossiles, une affirmation bientôt contestée par McConnell.
Illustrations des fossiles du mont Stephen réalisées par Rominger (1887).
En 1887, la publication du rapport sur les trilobites de Robert McConnell, géologue de la Commission attire l’attention de Charles Walcott. Ce dernier, qui devait plus tard découvrir et donner leur nom aux schistes de Burgess, était un célèbre géologue américain s’étant toujours intéressé aux trilobites. Mais il devait s’écouler encore 20 ans avant qu’il se rende dans la région pour la première fois, en 1907.
À l’époque, employé de la US Geological Survey (Commission géologique des États-Unis), Walcott s’était procuré des spécimens provenant aussi bien de la collection de McConnell à la Commission géologique du Canada que de celle d’Otto Klotz. Il en avait tiré la conclusion que les fossiles du mont Stephen provenaient du Cambrien moyen.
Walcott correspondait fréquemment avec la Commission géologique du Canada. Il a contribué à identifier un grand nombre de spécimens (en particulier pour Henri-Marc Ami, paléontologue de la Commission) et a fourni son expertise sur la stratigraphie de la région.
À gauche, datée 1892, une liste de fossiles provenant des gisements fossilifères du mont Stephen. L’une des deux colonnes sur la droite porte l’inscription CDW, pour Charles Doolittle Walcott, et l’autre, HMA, pour Henri-Marc Ami. À droite, une carte stratigraphique dessinée au verso et montrant le mont Stephen, le mont Field et des esquisses de fossiles. © COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA. PHOTOS : JEAN-BERNARD CARON
Quelques années plus tard, à Ottawa, alors même que Walcott continuait d’aider à identifier les spécimens canadiens, le paléontologue en chef de la Commission, Joseph Whiteaves, étudiait plusieurs des spécimens obtenus par McConnell et Ami.
Anomalocaris canadensis, découvert par Ami dans les gisements de fossiles, et arrière de la roche montrant l’étiquette originale. © COMMISSION GÉOLOGIQUE DU CANADA. PHOTO : JEAN-BERNARD CARON
Dans un texte d’une grande valeur historique publié en 1892, Whiteaves décrit un étrange fossile du mont Stephen en précisant qu’il ressemble à une crevette sans tête avec des appendices mal conservés. Parce que les supposés appendices ventraux de l’animal ont une forme pointue inhabituelle et que celui-ci présente des piquants près de son extrémité arrière, Whiteaves le nomme Anomalocaris canadensis, le nom de genre « Anomalocaris» signifiant « différent des autres crevettes » et le nom d’espèce « canadensis» étant une référence au pays de sa découverte.
Cette espèce représente l’un des animaux les plus spectaculaires des schistes de Burgess. Il est aujourd’hui reconnu comme le plus grand arthropode prédateur de l’océan cambrien, mais l’histoire qui a mené à cette reconnaissance est truffée d’erreurs et de fausses interprétations.
En 1887, après la 67e rencontre annuelle de la British Association for the Advancement of Science (Association britannique pour le progrès de la science), qui a eu lieu à Toronto, une expédition ferroviaire à travers le Canada a été organisée pour donner la chance aux participants de vraiment saisir toute la richesse géologique et paléontologique de l’Ouest canadien. L’expédition, organisée par Byron Edmund Walker, un influent banquier de Toronto et paléontologue amateur, comprenait une visite des gisements de fossiles du mont Stephen, où plusieurs participants, y compris Walker, ont recueilli des fossiles.
En 1899, Matthew a publié un texte où il décrivait et nommait plusieurs des fossiles tirés de cette collection. Il y traitait entre autres d’un fossile étroit à côtes et fusiforme, qu’il nommait Orthotheca corrugata, et d’un plus grand tube aplati baptisé Byronia annulata en l’honneur de Walker.
Matthew a conclu que l’Orthotheca du mont Stephen était une sorte de tube de ver annélide. Par la suite, il fut établi qu’il s’agissait plutôt du spécimen type d’un piquant appartenant à un autre animal caractéristique des schistes de Burgess, Wiwaxia corrugata.
En 1904, Walker a fait don de son importante collection de fossiles, y compris des spécimens du mont Stephen, au Musée de géologie de l’Université de Toronto. En 1913, cette collection devint la pièce maîtresse du nouveau Musée royal de paléontologie de l’Ontario, dirigé par William Arthur Parks. Walker, fait chevalier par le roi George V en 1910, a été cofondateur du ROMet premier président de son conseil d’administration.
Le nom le plus souvent associé aux schistes de Burgess est probablement celui de Charles Doolittle Walcott (1850-1927). Spécialiste des trilobites et des brachiopodes cambriens, il a publié des centaines d’articles au cours de sa longue et brillante carrière. L’une de ses plus grandes contributions à la science est sans doute la découverte des schistes de Burgess, en 1909. One of his greatest contributions to science came with his discovery of the Burgess Shale in 1909.
Charles Doolittle Walcott was a towering figure in the history of American science at the turn of the 20th century. He was director of the United States Geological Survey (1894-1907), Secretary of the Carnegie Institution of Washington (1902-1905), Secretary of the Smithsonian Institution (1907-1927), president of both the American Association for the Advancement of Science (1923) and the National Academy of Science (1917-1922), and even acted as a science advisor to Theodore Roosevelt.
Malgré ses nombreuses responsabilités professionnelles, Walcott est demeuré actif comme géologue et paléontologue jusqu’à sa mort en 1927. De 1907 à 1925, il a passé au moins une partie de chaque saison des fouilles à travailler dans les Rocheuses canadiennes, souvent accompagné par sa famille, y compris sa deuxième épouse, Helena (de 1907 à 1911), sa troisième épouse, He spent every field season from 1907 to 1925 working at least part of each summer in the Canadian Rockies – often accompanied by his family, including his second wife Helena (from 1907 to 1910), his third wife Mary(de 1914 à 1925), et au moins un de ses quatre enfants (jusqu’en 1918).
L’intérêt de Walcott pour les Rocheuses canadiennes est apparu dès la découverte des premiers fossiles dans les gisements de fossiles du mont Stephen (que l’on nomme désormais gisements ou couches de trilobites), en 1886. En 1887 et 1888, il a publié deux textes traitant de fossiles du mont Stephen qui lui avaient été envoyés par des collègues.
Walcott finally managed to visit the Trilobite Beds in the summer of 1907, but only for a short time. His main aim during the five-week field season was geological: to study the broader stratigraphy of various Cambrian sections in the area, including on Mount Stephen. Walcott spent only one day (Sept. 4th) at the Fossil Beds. Part of his research for that year was published in the scientific section of the Canadian Alpine Journal in 1908 (a publication of the newly-established Alpine Club of Canada).
Il s’agissait du premier témoignage illustré sur la plupart des fossiles découverts à cet endroit. Walcott y proposait le nom de « schistes d’Ogygopsis », d’après la forme la plus courante de trilobites qu’on trouvait sur place. Le nom est encore utilisé aujourd’hui pour désigner ces couches à trilobites dans les ouvrages techniques. »
Walcott a écrit :
« La meilleure façon d’assembler une collection de fossiles provenant des gisements est de monter à dos de poney jusqu’à environ 2 000 pieds [environ 600 m] [about 600 m] au-dessus du chemin de fer, de ramasser des spécimens, de les emballer soigneusement dans du papier, de les placer dans une sacoche, qu’on attache à la selle et de ramener le poney au bas de la montagne. On peut ainsi obtenir une bonne quantité de fossiles dans une journée complète de voyage, de 6 heures du matin à 6 heures du soir. » A fine lot can be secured in a long day’s trip, 6 a.m. to 6 p.m. »
À l’époque, cet article a dû être beaucoup lu par les touristes visitant la région, encourageant les collectionneurs privés et le public à visiter le site. (Remarque : de nos jours, il vaut mieux ne pas chercher à suivre les conseils de Walcott. La collecte des fossiles provenant du site est interdite sans un permis de recherche et de collecte.) (Note: Do not attempt to follow Walcott’s advice today! Collecting fossils from the area is not allowed without a research and collecting permit).
Les touristes qui arrivaient en train étaient hébergés à Field au confortable hôtel Mount Stephen House, juste en dessous du gisement de fossiles. Comme l’a écrit Walcott le 25 août 1907 : « Tout le monde a apprécié l’hôtel Mount Stephen House, on s’y sentait comme à la maison ». Les années suivantes, quand ils ne campaient pas près des fossiles, Walcott et sa famille ont continué de loger à l’hôtel.
Walcott a aussi proposé le nom « formation Stephen », qui se retrouve dans une autre publication de 1908, pour désigner l’ensemble de roches cambriennes comprenant ce qu’il appelait lui-même les « schistes d’Ogygopsis ».
La famille Walcott est retournée dans les Rocheuses canadiennes en 1909 pour explorer davantage la formation Stephen et pour essayer de trouver plus de « schistes d’Ogygopsis » sur les montagnes environnantes.
On Aug. 30th, almost at the end of his field season, Walcott was riding alone between Wapta Mountain and Mount Field, just a few kilometers north of Mount Stephen, on a trail still used to reach the area, when he stumbled on « many interesting fossils ». This was a day after he had discovered more « Ogygopsis shale » nearby, according to his field notebook (though not a single specimen of Ogygopsis would ever be found there).
He returned the next day accompanied by his wife Helena and his son Stuart. Together they found several other remarkable fossils that Walcott immediately sketched in his field notebook. Obviously impressed by this discovery, Walcott’s entry for Aug. 31st – Sept 1st reads:
« Sorti avec Helena et Stuart pour recueillir des fossiles de la formation Stephen. Nous avons trouvé un groupe remarquable de crustacés phyllopodes – Avons rapporté un grand nombre de beaux spécimens au campement ». Et le lendemain : « Nous avons continué la collecte, trouvé un beau groupe d’éponges sur la pente (in situ) – Très belles journées chaudes ».
Les fossiles découverts par le Walcotts ont représenté des types d’animaux qui jamais avaient été vus.
Cette année-là, les Walcott ont passé cinq jours en tout à recueillir des fossiles dans les environs, provenant pour la plupart d’éboulis trouvés près du sentier ou sur les pentes.
Walcott quickly realized the importance of his finds. In a letter sent later that year to William Arthur Parks (his colleague and long-term correspondent at the University of Toronto) Walcott wrote: « …I had a few days collecting in the Stephen Formation [today’s Burgess Shale] in the vicinity of Field in September, and found some very interesting things. »
Lettres de Charles Walcott
© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO
Charles, Helena and three of their children (Helen, Stuart and Sidney), as well as Walcott’s long term field camp cook, Arthur Brown, returned to the area the following year (1910). They all camped below Burgess Pass near the 1909 discovery site, a site which they would use year after year. Travelling by railroad and horse, as well as living in the camp and collecting Burgess Shale fossils would become a familiar summer occupation for the Walcotts in the coming years.
Le 2 août, il a écrit : « Out collecting with Helena, Stuart and Sidney. We found a fine bed of ‘Lace crab’ [Marrella] plus various odd kinds of things. » Ils avaient finalement repéré la source des fossiles, dans leur propre environnement stratigraphique, c’est-à-dire les couches rocheuses , au lieu de fragments de pierre qui auraient glissé le long des pentes ici et là.
Dès ce jour, la plupart des fossiles ont été extraits des strates d’une section de deux mètres (six pieds) d’épaisseur que Walcott désignerait désormais comme la « couche à phyllopodes », nom venant de la présence d’arthropodes fossilisés comportant des appendices foliacés très bien conservés, comme Waptia.
Walcott and his team initially dug a small quarry, which would grow much larger over the coming years. (The location is now known as the Walcott Quarry, and the area separating Wapta Mountain from Mount Field is informally known as Fossil Ridge.)
Excavated blocks of shale had to be slid down the side of the mountain and then transported by horse to camp, where the shale was split, trimmed, and packed. Fossils were then sent to Field and shipped by train to Washington, D.C.
En direction des schistes de Burgess
© COLLECTION DE LA FAMILLE ERIN YOUNGER
Le campement de Walcott aux schistes de Burgess
© COLLECTION DE LA FAMILLE ERIN YOUNGER ET ARCHIVES DE LA SMITHSONIAN INSTITUTION
1911 marked the first time Walcott had a chance to publish his findings from the « Burgess Shale ». In a paper on holothurians and medusae Walcott proposed the name Burgess Shale as « a geographic name for a shale to which the term of Ogygopsis shale [=Mount Stephen Trilobite Beds] was given in 1908. It is proposed to call it the Burgess shale of the Stephen formation ».
Quand il a été découvert par son fils en 1910, Walcott a donné à l’un des plus spectaculaires fossiles le nom de Sidneyia inexpectans, ce qui signifie « la découverte de Sidney ». This became one of the first animals from the Burgess Shale to be described and illustrated. The first reconstruction of this animal appeared in The Ottawa Naturalist in 1917, but proved to be misleading.
In addition to his technical accounts, Walcott also wrote a popular article for National Geographic in June 1911 called « A Geologist’s Paradise », describing the scenic beauty of the region. The Burgess Shale became an instant sensation, quickly spreading beyond conventional scientific circles.
1911 also marked the tragic death of Walcott’s wife Helena in a train crash on July 11th. (Walcott would later marry the prominent naturalist Mary Vaux in 1914.) Despite his loss, and perhaps to bury his grief in work, Walcott returned to the site with his family in August.
His team spent five weeks digging for fossils, occasionally using explosives to blast through the rock. At the end of the season the quarry was about 20 m (66 feet) wide and 3 m (10 feet) deep with a back wall about 3.5 m (11 feet) tall. As in 1910, huge blocks of shale were brought to camp to be split, trimmed, and packed.
Walcott est retourné sur le site en 1912, 1913 et 1917, recueillant davantage de spécimens et agrandissant la carrière, mais il y a trouvé de moins en moins de nouvelles espèces.
Dès 1912, Walcott avait suggéré que le fond de la carrière n’était pas propice à la découverte de fossiles. Il avait écrit : « Les strates de schistes sont arénacées, irrégulières et non favorables à la préservation de fossiles ». Dans un compte-rendu publié en 1918, il est revenu sur ses fouilles de l’année 1917 : « Voilà qui épuise pratiquement une carrière nous ayant donné les plus belles et les plus grandes séries de fossiles du Cambrien moyen découvertes à ce jour et les plus beaux fossiles d’invertébrés trouvés dans toute formation de par le monde ».
À la carrière © COLLECTION DE LA FAMILLE ERIN YOUNGER ET ARCHIVES DE LA SMITHSONIAN INSTITUTION
Walcott made only short collecting trips after 1917, returning in 1919, 1921, and 1924, collecting fossils from loose material below the quarry on talus slope. The day of his last visit to the quarry (July 11th, 1924) he wrote: « We went up to my old fossil quarry and collected 2 packages of fossils from rock quarried in 1919. Nothing new but all good for exchange. »
Lors du dernier été que Walcott a passé à la carrière (1924), Percy Raymond, de l’Université Harvard, s’est rendu pour la première fois sur le site dans le cadre d’un cours d’été qu’il donnait sur la géologie de terrain. Raymond n’a jamais rencontré Walcott sur place, mais il reviendrait bientôt à la carrière avec des objectifs plus ambitieux.
Over the course of his many visits to the area, Walcott collected some 65,000 fossils. This collection became one of the jewels of the Smithsonian Institution’s permanent collections at the US National Museum (now the National Museum of Natural History in Washington D.C.).
Specimens received from the field after each of Walcott’s collecting seasons were trimmed at the Smithsonian Institution using a rocksaw to remove as much of the surrounding shale as possible. This would have minimized the weight and volume of rock that had to be stored. Catalogue numbers and small, green, diamond-shaped labels were applied to the specimens (35k for the Walcott Quarry specimens and 35k/10 for specimens collected above it – probably representing the level of the Raymond Quarry).
Specimens were then neatly arranged in trays and organized in successive drawers according to their taxonomic group. Species would be arranged in alphabetical order within phyla, so a specimen of Marrella splendens, for example, would have been placed in alphabetical sequence with other arthropods.
When a single slab of rock was collected with several species visible, each specimen would have been cut out of the larger slab, and the various individual fossils separated and organized in different drawers by species. During this process, parts and counterparts of the same specimens were not kept together and were often dispersed through various areas of the collections.
Walcott échangeait aussi souvent avec d’autres musées certains des fossiles dont il possédait une paire (souvent les contre-empreintes), l’empreinte et la contre-empreinte d’un même spécimen (y compris les spécimens figurés) se retrouvaient donc parfois dans des collections différentes.
After Walcott’s death in 1927, his fossils would be largely ignored for nearly 40 years. It was not until 1962 that Alberto Simonetta and Laura Delle Cave published several scientific papers presenting a number of reconstructions of the fossil arthropods. (With a few exceptions, Walcott did not include re-creations of his fossils.) These studies were preliminary and the Walcott collection remained unused until Harry Whittington and his team re-investigated Walcott’s collection, along with collections subsequently made by Raymond, and the Geological Survey of Canada.
Even though Walcott observed in the field that some specimens came from particular layers within the Phyllopod Bed, he never recorded the exact stratigraphic origin of his specimens. For this reason, the Smithsonian collection represents a mix of fossils from different layers representing different time periods. The lack of detailed stratigraphic information was one justification for subsequent Geological Survey of Canada and Royal Ontario Museum expeditions.
De nos jours, la collection Walcott du National Museum of Natural History demeure une référence incontournable en ce qui a trait aux schistes de Burgess parce qu’elle héberge la plupart des spécimens types ayant été utilisés pour décrire la majorité des espèces découvertes sur le site.
La collection demeure également une source de découverte importante surtout pour les spécimens non types et non figurés, c’est-à-dire les spécimens dont la description n’a pas fait l’objet d’une publication, et donc la majeure partie de la collection.
For example, two specimens which had clearly been set aside and photographed by Walcott for publication (but for some reason were never included in any of his papers) turned out to belong to a new species. In 2007 the two specimens were used in a publication – together with newly-collected specimens from the Royal Ontario Museum – and the species was named Orthrozanclus reburrus. Il nous reste peut-être encore de nouvelles espèces à découvrir dans la collection Walcott, plusieurs décennies après leur extraction!
The following objects were discovered by the Royal Ontario Museum during various expeditions to the Burgess Shale starting in 1975. They were found in Walcott’s camp below Burgess Pass, about one kilometre (0.6 miles) south from the main Burgess Shale quarry. Rusty cans and tinware are still visible today in several areas of his camp, as well as beds made of now rotting cedar boughs and piles of leftover pieces of shale (from blocks that were brought to the camp to be split and checked for fossils). Many fossils, including Marrella splendens, were found by ROM crews in these debris piles.
The McClary Company of London, Ontario offered a range of camping supplies. Walcott may have purchased field equipment from either the Toronto or Winnipeg outlets when he travelled to the Burgess Shale across Canada by train.
Objets utilitaires trouvés dans le campement établi par Walcott en 1910 Tous fabriqués au début du XXe siècle.
Ces objets ont été trouvés par les équipes du ROM en 1994 et 1995 alors qu’elles enlevaient les tas de résidus accumulés depuis les dernières fouilles de Walcott à la carrière en 1917. Ils fournissent des indices importants sur les techniques du début du XXe siècle qu’utilisait Walcott pour extraire de grands blocs de schiste et des fossiles.
Ces journaux ont été trouvés dans un bloc de glace, en 1995, par une équipe du ROMqui fouillait dans les débris tombés dans la carrière Walcott. Newspapers were used to pack fossil specimens, and these were left behind after Walcott’s 1917 field season. (The cartoon on the front page represents Theodore Roosevelt.)
Hitting the wedge with heavy hammers and rotating it regularly would have had the same effect as a pneumatic or gasoline rock drill. But it would have required a great deal of effort to make a hole large enough for a stick of dynamite. (Some pitting from dynamite explosions is still visible in the back wall of the quarry.)
Such triple-digit gloves provided warmth and a comfortable grip in all seasons. The leather is thick and was probably sufficient for protection against the sharp edges of the shale during quarrying and collecting operations.
Confronté à l’immense tâche qui consiste à décrire le très grand nombre de nouveaux animaux et de nouvelles formes d’algues qu’il avait ramassés pendant ses fouilles, Walcott a choisi de publier de courtes descriptions de nombreux fossiles dans une série de monographies qu’il considérait lui-même comme des travaux préliminaires.
He published his work in various volumes of the Smithsonian Miscellaneous Collections series (not surprisingly, as Walcott was Secretary of the Smithsonian at the time). These monographs remain invaluable reference works and are still the only source of information for some taxa.
It is worth emphasizing that most of Walcott’s publications were based on material that had been collected in his earlier expeditions, especially during his 1910 and 1911 field seasons. With a few notable exceptions, fossils discovered in later years were not described in print.
In 1911 he published three monographs, based mostly on material he collected during his 1910 field season. These described arthropods (« Merostomata » including Sidneyia), holothurians and medusae, and annelid worms.
En 1912, Walcott a publié une étude plus approfondie sur les arthropodes, notamment Marrella, Waptiaet Naraoia, les premiers fossiles qu’il a découverts en 1909. This was followed by monographs on trilobites (1918), algae (1919), and sponges (1920). Many more specimens were described in a final, posthumous monograph (edited by Charles Resser) published in 1931.
Walcott named more than 60 new genera and many new families that he placed within established orders and classes. In addition to these named specimens, Walcott recognized many other new forms which were neatly organized in his collections (sometimes with suggested new names on small note cards), but he did not have time to describe all of them during his lifetime.
Walcott a dû inventer des noms pour le genre et pour l’espèce des nombreux fossiles qu’il a découverts. Il faisait souvent appel aux caractéristiques naturelles des environs (montagnes, pics, glaciers, vallées, chutes, lacs, gorges, ruisseaux) pour nommer un nouveau genre. Vers la fin du XIXe siècle, la plupart de ces éléments naturels avaient été nommés par des explorateurs ou par les premiers géomètres à se rendre sur place. Par exemple, en 1886,Otto Klotz a nommé le mont Burgess en l’honneur du sous-ministre de l’Intérieur, Alexander Burgess.
Certains des noms locaux qui ont inspiré Walcott viennent de mots autochtones stoney ou cri, comme Waptia, de « ouapta » (rivière); Takakkawia, de « takakkaw » (merveilleux) et Yohoia, de « yoho », qui correspond à un cri de stupeur.
Les noms d’autres genres renvoyaient à des noms d’individus (Sidneyiaen l’honneur de son fils Sidney, Marrellaenl’honneur de John Edmund Marr, de l’Université de Cambridge), d’entités géographiques plus vastes (Canadiaet Canadaspis), de villes (Banffiaet Laggania, en l’honneur du village de Laggan, devenu par la suite Lake Louise) ou de tronçons du chemin de fer (Eldoniaet Leanchoilia). La plupart des noms d’espèces correspondaient aux traits caractéristiques de l’espèce elle-même : compacta, elongata, perfectaou triangulata.
Walcott se servait de la photographie pour documenter son travail scientifique.
In the field he used various cameras including a Cirkut Camera to produce stunning panoramic images. Many of these images were then published in scientific or popular accounts.
Walcott’s 1911 article in National Geographic called « A Geologist’s Paradise » included a supplement featuring several images including one of his panoramic images of the area. The image folded out to a size of 2.5m (8 feet), making it the single largest photograph ever included in the magazine. (See cover of the 1911 article in the section “Triumph & Tragedy: 1911” and Walcott’s panorama in the section “The Great Discovery: 1909”)
Diaporama sur les photographies de Walcott
© COLLECTION DE LA FAMILLE ERIN YOUNGER ET ARCHIVES DE LA SMITHSONIAN INSTITUTION
Walcott a utilisé une série de photographies pour illustrer ses travaux à Washington, mais comme il était difficile de réaliser de bonnes photographies des fossiles, il en a modifié beaucoup avant de les publier. (voir Orthrozanclusci-dessous)
Such modifications were a common practice at the time to enhance features that were difficult to show using contemporary photographic techniques. But they would not be acceptable for scientific publication today because they can sometimes add subjective features that are not present on the specimens.
Les découvertes historiques de Walcott et son travail sur le terrain considérable ont immédiatement précédé les recherches d’un autre paléontologue américain, Percy Raymond. Ce dernier s’est rendu trois fois sur le site des schistes de Burgess au milieu des années 1920. Il y a ouvert une carrière en 1930 et constitué une solide collection pour la recherche et l’enseignement à l’Université Harvard
Vers le milieu des années 1920, la découverte des schistes de Burgess par Walcott était un fait connu de la communauté scientifique et du public en général. La proximité d’un sentier entretenu par Parcs Canada, qui a sans doute facilité la découverte de Walcott, a attiré les touristes, les professeurs et les étudiants vers les schistes de Burgess. Le sentier en question, aménagé au début du XXe siècle, est encore en usage de nos jours.
Percy Raymond, conservateur de paléontologie au Museum of Comparative Zoology (Musée de zoologie comparée) de Harvard, faisait partie des nombreux visiteurs du site. Raymond avait été conservateur adjoint au Musée Carnegie (de 1904 à 1910) et paléontologue en chef de la Commission géologique du Canada (de 1910 à 1912) avant de poursuivre sa carrière à Harvard où il a travaillé jusqu’à sa retraite en 1945.
L’essentiel tient peut-être au fait que Raymond a remarqué la présence d’un second gisement fossilifère plus haut dans la montagne, à environ 22 mètres (72 pieds) au-dessus de la carrière Walcott. En réalité, Raymond n’a pas découvert ce gisement fossilifère : Walcott lui-même y avait recueilli plusieurs fossiles (il en avait dessiné quelques-uns, comme l’éponge Vauxia. Mais Raymond a plus intensément fouillé ce gisement, y découvrant d’autres spécimens de Vauxia, ainsi que des spécimens d’Ottoia, de Leanchoilia et de Sidneyia Cette nouvelle carrière est maintenant connue sous le nom de carrière Raymond, mais nous ignorons les limites de la carrière initiale en raison des fouilles subséquentes réalisées parla Commission géologique du Canada et le ROMaux mêmes niveaux.
Les spécimens de Raymond prouvaient que les fossiles typiques de Burgess pouvaient exister en dehors de la fameuse carrière Walcott et à différents intervalles stratigraphiques, y compris dans les gisements (couches) de trilobites du mont Stephen. D’ailleurs, des dépôts du même type que ceux de Burgess ont été découverts depuis à des endroits aussi éloignés que la Chine, le Groenland et l’Australie.
Le prochain visiteur des schistes de Burgess qui a eu une grande importance scientifique fut un célèbre physicien devenu paléontologue. Franco Rasetti avait émigré de l’Italie en 1939 pour occuper la chaire de physique de l’Université Laval, à Québec. Rasetti avait été membre d’un influent groupe de scientifiques dirigé par Enrico Fermi avant la Deuxième Guerre mondiale et il avait aidé à jeter les bases de la fission atomique. Fermi a par la suite travaillé au développement de la première bombe atomique à Chicago, mais Rasetti a préféré travailler à l’Université Laval parce qu’il ne voulait pas prendre part à des recherches liées à la guerre. Alors même qu’il contribuait à mettre sur pied la faculté de physique de l’Université Laval, il était de plus en plus intéressé par la botanique et la paléontologie, en particulier par les trilobites. Un de ses anciens étudiants se rappelle que Rasetti cherchait des fossiles de trilobites « partout », amassant des milliers de spécimens qu’il décrivait et classait avec soin.
Au cours de deux expéditions, en 1947 et en 1948, Rasetti a méthodiquement recueilli une grande quantité de trilobites de la formation Stephen ainsi que d’autres roches du Cambrien moyen trouvées dans le sud des Rocheuses canadiennes. Ses comptes-rendus sur les trilobites ont été publiés en 1951 dans les Smithsonian Miscellaneous Collections (Collections mixtes de la Smithsonian) et représentent encore aujourd’hui les seules références régionales majeures sur ces fossiles.
Les trilobites sont d’une grande utilité pour les paléontologues en tant qu’indicateurs biostratigraphiques : ce sont des fossiles plutôt communs, présents un peu partout et qui évoluent de manière relativement rapide. En utilisant les trilobites comme références, les chercheurs peuvent établir que des unités rocheuses différentes, même très éloignées les unes des autres, ont un âge comparable si des groupements d’espèces de trilobites similaires y sont présents.
Avant les travaux de Rasetti, Deiss (1939) avait proposé de créer une zone de trilobites appelée Bathyuriscus–Elrathinaen se basant sur la présence de deux trilobites en particulier dans les unités rocheuses du Cambrien moyen en Amérique du Nord. Ces trilobites sont très répandus dans les schistes de Burgess, ce qui situe l’âge de la formation Stephen autour du Cambrien moyen. Rasetti a identifié quelques zones de trilobites et faunules supplémentaires, subdivisant la formation Stephen en intervalles de temps plus petits, ce qui s’est avéré utile lors d’études stratigraphiques ultérieures.
Au début des années 1960, la Commission géologique du Canada s’activait à réaliser une nouvelle cartographie du sud des montagnes Rocheuses en Alberta et en Colombie-Britannique. Elle y appliquait des méthodes et des techniques inédites. Harry Whittington, alors professeur de géologie à l’Université Harvard, a pris contact avec la Commission dans le but de proposer un réexamen des schistes de Burgess et la réouverture des carrières. La proposition a bientôt pris de l’ampleur, incluant une étude paléontologique, géologique et stratigraphique détaillée des schistes de Burgess.
En commençant à réexaminer les fossiles, Whittington a découvert que ce n’étaient pas uniquement des empreintes aplaties d’animaux, comme Walcott le croyait. En fait, les fossiles avaient conservé une partie de la structure tridimensionnelle de l’organisme initial, bien que réduite en de très fines couches dans la roche. Cette constatation signifiait qu’en fendant la roche, l’empreinte et la contre-empreinte du même spécimen pouvaient révéler des niveaux très légèrement différents de la structure et, donc, qu’il fallait les étudier ensemble pour en présenter une interprétation anatomique complète.
Avant que soit constituée la collection de la Commission, des spécimens provenant de différentes couches avaient été collectés et entreposés ensemble. Il existait par conséquent très peu de renseignements sur l’origine stratigraphique exacte des fossiles. En plus, les empreintes et contre-empreintes recueillies lors d’expéditions antérieures avaient souvent été dispersées dans des collections différentes, ce qui rendait difficile l’évaluation du nombre de spécimens et égarait des renseignements morphologiques importants qui n’auraient été perceptibles qu’à l’aide des deux parties du fossile.
The specimens collected in 1966 and 1967 by the GSCwould attempt to address these problems.
En 1966, James Aitken, un spécialiste de la stratigraphie à la Commission, a pris la tête d’une expédition de treize personnes incluant Whittington et William Fritz, spécialiste des trilobites du Cambrien et stratigraphe de la Commission. David Bruton, de l’Université d’Oslo, se joindrait au groupe pour la saison des fouilles 1967.
Au fur et à mesure que les fouilles progressaient, on mesurait le niveau exact où l’on trouvait chaque fossile par rapport à un point de repère fixe. On s’assurait également de garder ensemble l’empreinte et la contre-empreinte du fossile. Cette méthodologie précise constituait une amélioration considérable par rapport aux expéditions précédentes.
Whittington a été le premier scientifique à préparer anatomiquement des fossiles de Burgess, intervention qui ressemble à la dissection d’un organisme moderne.
L’étape qui suit la préparation mécanique consistait à dessiner les spécimens en utilisant un accessoire qui sert de chambre claire (un tube à dessins comportant un miroir rattaché à un microscope stéréoscopique), ce qui permettait à un observateur de voir en même temps le fossile et son image réfléchie sur une feuille de papier pour en dessiner facilement les détails. La méthode aidait les chercheurs à trouver de petites différences dans l’épaisseur des fossiles et à interpréter les caractéristiques observées. Ces méthodes de préparation et de dessin sont encore utilisées de nos jours pour étudier les fossiles de Burgess.
Le groupe de Cambridge était composé de Harry Whittington et de deux de ses anciens étudiants en doctorat, Derek Briggs, qui a travaillé sur les arthropodes fossilisés des schistes de Burgess, et Simon Conway Morris, qui s’est vu assigner les vers fossilisés. Chris Hughes et David Bruton (ce dernier étant le seul membre du groupe à ne pas travailler à Cambridge) ont contribué de façon plus modeste aux travaux sur les arthropodes.
D’importants résultats ont découlé des études géologiques de la Commission géologique du Canada en plus des révélations paléontologiques sur la faune de Burgess provenant du groupe de Cambridge.
Conway Morris a catalogué tous les spécimens provenant de la carrière Walcott qu’il a pu trouver sur chaque plaque des collections de Walcott et de la Commission. Avant la réalisation de ce catalogage méticuleux, personne n’avait idée de la taille réelle de la collection Walcott. Les chiffres étaient sidérants : 35 520 plaques examinées, 73 300 spécimens dénombrés. Parmi ceux-ci, environ 65 000 spécimens ont été amassés par Walcott, le reste a été collecté par les expéditions de la Commission en 1966 et en 1967. La collection Walcott était donc de loin la plus grande collection de fossiles de Burgess jusqu’à ce qu’elle soit surpassée par la collection de schistes de Burgess du ROM à la fin des années 1990.
Conway Morris a donc révélé l’importance de la prédation dans l’écosystème des schistes de Burgess et a également suggéré que la structure de la communauté des schistes de Burgess est caractéristique des communautés marines évoluant dans des environnements semblables au cours du Cambrien moyen. Cette hypothèse a bientôt été confirmée par la découverte d’autres gisements contenant des fossiles semblables à ceux des schistes de Burgess. L’analyse de Conway Morris mettait également l’accent sur le fait que si les organismes à corps mou trouvés dans les schistes de Burgess n’avaient pas été aussi exceptionnellement conservés, environ 86 % des genres (la grande majorité des spécimens) de cette communauté auraient été abandonnés à la décomposition et n’auraient laissé aucune trace fossile.
Les travaux du groupe de Cambridge ont joué un rôle décisif en ravivant l’intérêt pour les schistes de Burgess. Ils ont vite mené à d’autres découvertes ailleurs dans le monde, notamment en Chine. L’une des principales découvertes surprenantes du groupe de Cambridge était que de nombreux organismes de Burgess ne s’inséraient facilement dans aucun groupe d’animaux modernes. Ces travaux ont mis l’accent de manière éloquente sur l’apparition rapide et la diversité des animaux pendant le Cambrien, dénotant l’existence d’une véritable « explosion cambrienne »
Les travaux du groupe de Cambridge ont rejoint un auditoire plus vaste en 1989 grâce à la publication du livre de Stephen Jay Gould, La vie est belle : les surprises de l’évolution, qui est devenu un succès de librairie.
Selon son hypothèse principale, de nombreux organismes de Burgess décrits par le groupe de Cambridge représentaient de nouveaux embranchements que, de manière évocatrice, il nommait « étranges merveilles ». Son hypothèse voulait que la diversité des embranchements était plus grande au Cambrien qu’elle ne l’est aujourd’hui. Au cours de l’histoire, le hasard aurait éliminé la plupart des groupes en ne laissant qu’à quelques-uns d’entre eux la chance d’évoluer jusqu’à aujourd’hui.
Après avoir été envoyés à Cambridge pour y être étudiés dans les années 1970, les nouveaux spécimens de la Commission ont été logés dans ses locaux à Ottawa. Par ordre d’importance, ils constituent la deuxième plus grande collection de fossiles de Burgess au Canada après la collection du ROM). Ils y résident près des plus anciennes collections venant principalement du mont Stephen et constituées plusieurs décennies plus tôt par McConnell, ainsi que d’autres géologues de la Commission.
En 1975, le Musée royal de l’Ontario est devenu le quatrième organisme majeur à jouer un rôle actif, sur les plans de la recherche et du travail sur le terrain, aux schistes de Burgess. L’année 1975 marque également le début de la plus vaste opération de fouilles dans l’histoire des schistes de Burgess. Elle éclipse toutes les expéditions précédentes réunies non seulement en ce qui concerne le nombre de saisons de fouilles et de jours passés sur le terrain, mais aussi la découverte de nouveaux gisements fossilifères et le nombre de spécimens recueillis.
Ces expéditions ont mené à la constitution de la gigantesque collection du ROM, riche de plus de 150 000 fossiles de Burgess et comptant environ 200 espèces décrites. La plupart de ces fossiles ont été amassés en dégageant une couche de roche après l’autre dans diverses carrières de la zone séparant le mont Wapta du mont Field, connue de nos jours sous le nom de crête aux fossiles. D’autres fossiles provenaient de sites situés à des dizaines de kilomètres. Tous ces spécimens, catalogués et entreposés avec soin, constituent un véritable trésor pour les scientifiques et donnent lieu à des projets de recherche allant de la taphonomie (étude de la conservation des fossiles) et de la taxonomie (description de nouvelles espèces et révision d’autres espèces) à la biologie évolutionniste et aux études paléoécologiques et paléoenvironnementales.
La recherche sur les schistes de Burgess se poursuit de nos jours et de passionnantes découvertes nous proviennent autant de l’étude sur le terrain que de celle des collections existantes.
En 1968, Desmond Collins a quitté le Natural History Museum (Musée d’histoire naturelle) de Londres pour se joindre au ROM. Il y a mené les dix-huit premières expéditions du ROM(entre 1975 et 2000), perpétuant ainsi une tradition amorcée par la Smithsonian Institution (de 1909 à 1924) et poursuivie par l’Université Harvard (1930) et la Commission géologique du Canada (1966-1967). En 1975, Collins ne se doutait pas que sa première expédition, qui bouleverserait sa carrière, améliorerait grandement notre connaissance de la vie cambrienne. Collins n’avait à ses débuts aucune expérience reliée à l’étude des fossiles de Burgess : sa visite du site tient de l’heureux hasard.
La première visite de Desmond Collins à la carrière Walcott remonte à 1972 pendant une excursion d’une journée dans le cadre du Congrès international de géologie qui se tenait cette année-là à Montréal. Participaient aussi à l’excursion Harry Whittington, James Aitken et William Fritz, trois membres clés des expéditions de la Commission géologique du Canada (CGC) en 1966 et 1967. Au cours de cette brève visite, Collins (expert à l’époque des fossiles de céphalopodes) a été particulièrement impressionné par la multitude de fossiles encore éparpillés sur les éboulis malgré les expéditions précédentes vers les deux carrières de la crête aux fossiles (la carrière Raymond et la carrière Walcott).
Objectif : exposer des spécimens au Canada
La première visite de Collins coïncidait par hasard avec la préparation d’une nouvelle galerie portant sur la paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, galerie ouverte en 1977 mais remplacée depuis. Collins a rapidement flairé le potentiel qu’offraient les fossiles abandonnés de Burgess pour la nouvelle galerie. À cette époque, les rares spécimens de la carrière Walcott qui faisaient partie de la collection du ROM étaient ceux que Walcott avait envoyés au Musée quelques décennies plus tôt, et ils ne se prêtaient pas vraiment à une exposition.
L’un des arguments avancés par Collins en faveur de la première expédition du ROM pour recueillir des fossiles était qu’au début des années 1970, aucune exposition permanente de fossiles de Burgess n’existait au Canada. Aujourd’hui, le Musée royal de l’Ontario possède la plus grande collection de fossiles de Burgess du monde : plus de 150 000 spécimens. Mais Collins n’avait pas l’intention d’étudier en profondeur les schistes de Burgess quand il a officiellement contacté Parcs Canada pour obtenir la permission de collecter des fossiles et de les exposer… cela viendrait plus tard.
La collecte sur les éboulis
Malgré plusieurs requêtes de Desmond Collins, Parcs Canada ne lui a pas permis de procéder à des fouilles en 1975. On a seulement permis aux neuf membres de l’équipe du ROMd’amasser des roches sur les éboulis situés sous les carrières Walcott et Raymond. Il s’agissait en fait souvent de morceaux de schiste dégagés puis rejetés au cours d’expéditions antérieures. Parcs Canada a aussi demandé au ROMde recueillir non seulement des spécimens destinés à une nouvelle galerie du Musée, mais aussi des exemplaires des espèces les plus communes à des fins d’enseignement dans les universités et les musées du Canada, y compris pour Parcs Canada.
L’expédition du Musée royal de l’Ontario aux schistes de Burgess en 1975. © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO
Sur une période de huit semaines, malgré de mauvaises conditions météorologiques et l’interdiction de procéder à des fouilles, l’équipe du ROMa collecté plus de 8 000 fossiles. La plupart venaient des éboulis situés en dessous de la carrière Walcott tandis qu’une quantité plus petite venait des gisements (couches) de trilobites du mont Stephen. Mais l’équipe du ROMa également découvert de nombreux spécimens d’un petit arthropode, Marrella splendens au campement de Walcott sous le col Burgess. Ces fossiles ont été trouvés dans des piles de schistes abandonnés au campement.
L’équipe a aussi découvert un certain nombre d’objets (articles en fer-blanc, bouteilles) abandonnés par Walcott dans le campement à la fin de ses expéditions.
À Toronto, le technicien David Rudkin avait reçu la lourde tâche de former des ensembles d’exemplaires à distribuer aux musées et aux universités tout en gardant suffisamment de beaux spécimens pour la galerie du ROM. De sa collecte de 1975, le Musée a ainsi envoyé environ 2 000 fossiles représentant des douzaines d’espèces à plus de 20 organismes au Canada. Et ce qui importe peut-être davantage, ces premières collections ont permis aux expéditions ultérieures de se concentrer sur de nouvelles recherches.
La découverte de nouvelles espèces
e nombreuses surprises attendaient l’équipe du ROM en 1975. D’abord, en ratissant les éboulis, elle a découvert une nouvelle espèce, rapidement surnommée « pouce-pied », mais plus tard décrite par Collins et Rudkin qui l’ont nommée Priscansermarinus barnetti. L’équipe a aussi déniché les contre-empreintes rejetées de spécimens recueillis par des expéditions précédentes, y compris un spécimen de Branchiocarisqui correspondait en fait exactement à la contre-empreinte recueillie par Percy Raymond en 1930, 45 ans plus tôt! Le groupe de Cambridge a tiré parti de la collecte de 1975 en incluant plusieurs ROM des spécimens du ROM dans ses publications.
La découverte d’un grand nombre de fossiles rares et nouveaux (en particulier juste au-dessus des carrières Raymond et Walcott) suggérait qu’il existait peut-être des couches entièrement nouvelles de fossiles à dégager, une hypothèse qui trouva sa confirmation seulement quelques années plus tard. Lorsqu’on les mettait côte à côte, ces découvertes fournissaient la preuve que de nouveaux travaux sur le terrain et de nouvelles collectes dans la région pouvaient encore produire une précieuse base de recherche.
Desmond Collins – Early Recollections
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À partir de 1981, et pour six saisons de fouilles en tout (de 1981 à 1984, 1988 et 1989), l’objectif principal des expéditions du ROM aux schistes de Burgess était de trouver de nouveaux gisements fossilifères dans la formation Stephen. Au début, surtout en 1981 et 1982, peu de fossiles ont été recueillis, mais le rythme des découvertes augmenterait au fil des ans surtout grâce aux fouilles menées dans les nouveaux sites.
Les études géologiques capitales
Les expéditions du ROM s’inspiraient des travaux géologiques détaillés d’Ian McIlreath qui, au milieu des années 1970, à l’Université de Calgary, préparait sa thèse de doctorat sur les formations rocheuses apparentées aux schistes de Burgess. McIlreath avait fait une découverte importante : il avait réalisé que la falaise sous-marine proche des carrières Walcott et Raymond, sur la crête aux fossiles (décrite par Fritz en 1966 et repérée initialement sur le mont Field par Ney, en 1954), se prolongeait sur plus de 20 kilomètres (12,4 milles) — traversant plusieurs montagnes du Parc national Yoho et suivant à peu près un axe nord-ouest sud-est. Si la falaise sous-marine (nommée escarpement « Cathedral ») jouait un rôle important dans la formation et la conservation des schistes de Burgess dans le bassin de la formation Stephen avoisinant (ce qui avait été suggéré par des études précédentes de la Commission), de nouvelles découvertes étaient probables le long de la falaise.
La découverte de nouveaux sites
En 1975, la découverte de fossiles rares par l’équipe du ROM au-dessus des carrières Walcott et Raymond laissait deviner la présence de gisements d’autres fossiles dans la région. Mais Parcs Canada n’a permis aucune fouille au-dessus du site avant 1984. En 1981, Collins était accompagné de Derek Briggs (qui y est retourné en 1982) et de Simon Conway Morris. Ces deux chercheurs venaient de terminer leur thèse de doctorat sur les fossiles de Burgess.
En suivant l’escarpement « Cathedral », on a découvert plus d’une douzaine de gisements de fossiles du type Burgess sur six monts différents autour des carrières originales. Il s’agissait de certaines des plus importantes découvertes depuis l’époque de Walcott. Elles ont donné lieu à un article de synthèse dans le magazine Science en 1983.
Dans la plupart des cas, quelques fossiles seulement étaient amassés dans chaque site, et seulement sur les éboulis, ce qui rendait l’origine stratigraphique des fossiles difficile à établir. Mais à certains endroits, les fossiles étaient parfois dégagés directement des couches de roches, in situ, ce qui permettait de mieux saisir leur lien stratigraphique avec les couches de roches d’autres sites.
Certains des nouveaux sites présentaient des couches de roches plus anciennes que les roches de la carrière Walcott initiale, d’autres présentaient des roches plus récentes (Quel âge ont les schistes de Burgess?). Cet élément signifiait que le biote des schistes de Burgess non seulement s’étendait sur une vaste zone, mais qu’il avait aussi survécu plus longtemps qu’on ne l’avait cru au début.
Deux des nouveaux sites découverts par le ROM durant ces années de prospection étaient particulièrement remarquables et feraient l’objet de fouilles exhaustives au cours des années à venir.
Le site Sanctacaris sur le mont Stephen
L’un des premiers sites découverts en 1981 se trouvait sur le mont Stephen, non loin des gisements (couches) de trilobites, et présentait de nouveaux spécimens spectaculaires de Branchiocaris. Le site a d’abord été surnommé « W.S. » pour « West Stephen » (Stephen Ouest), mais il est maintenant connu sous le nom de carrière Collins du mont Stephen.
À partir de 1982, les expéditions du ROM se sont mises à dégager des blocs de roches de ce site qui a produit de nombreux spécimens d’Alalcomenaeus et de Branchiocaris ainsi que de nouveaux animaux comme le cténophore Xanioascus. Alalcomenaeus et Branchiocaris se trouvent en très petite quantité dans les carrières Walcott et Raymond mais se sont révélés étonnamment abondants dans la carrière Collins du mont Stephen.
Les premières fouilles importantes à cet endroit ont eu lieu en 1983. Comme le terrain y est en pente raide, on a dû utiliser un hélicoptère pour y transporter des plates-formes en bois devant servir à dresser les tentes du campement de base. Parmi tous les fossiles remarquables qu’on y a découverts, l’un des arthropodes était particulièrement saisissant. Au moment de sa découverte, on a cru qu’il s’agissait d’un lointain parent de l’araignée moderne et on l’a rapidement surnommé « Santa Claws », en raison de ses nombreuses paires de pattes à piquants. Il est maintenant connu sous le nom de Sanctacaris.
Les fouilles au site Sanctacaris sur le mont Stephen, 1983.
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Au-dessus des carrières Walcott et Raymond
En 1982, des spécimens fossilisés ont été collectés dans les éboulis situés à 65 mètres (213 pieds) au-dessus de la carrière Walcott, mais leur source ne serait localisée que deux années plus tard.
La saison de 1984 a donné lieu à davantage de prospection, mais le moment le plus marquant de l’été s’est trouvé être la découverte de fossiles au-dessus de la carrière Raymond. L’équipe du ROM campait dans la carrière Walcott, installant ses tentes dans la carrière enneigée et utilisant la neige pour en faire de l’eau potable et conserver la nourriture, une pratique qui se poursuivrait les années suivantes. Mais passer la nuit dans la carrière n’était pas de tout repos! Des roches glissaient sans cesse sur le versant de la montagne, tombant parfois du nouveau chantier de fouilles en haut de la pente ou étant délogées sur le passage des chèvres de montagne, et venaient s’écraser plus bas sur les tentes. Les fouilles à cet endroit se sont poursuivies pendant huit semaines de plus en 1988.
Pendant ces deux saisons de fouilles (1984 et 1988), deux carrières ont été ouvertes à deux niveaux différents séparés par un intervalle stratigraphique d’environ 5 mètres (16,4 pieds). Le ROM a attribué aux carrières les noms « EZ » et « UE » pour « Ehmaniella Zone » et « Upper Ehmaniella » (zone Ehmaniella et Ehmaniella supérieure) en raison de la présence en grande quantité de ce trilobite aux deux sites. « UE », située au-dessus, est devenue la plus grande des deux carrières. Maintenant toutes deux nommées carrière Collins de la crête aux fossiles, elles sont d’importantes sources de spécimens auparavant considérés comme rares et donc inestimables pour les chercheurs ayant décidé d’étudier à nouveau ces animaux.
Les deux nouvelles carrières ont produit de nombreuses trouvailles parmi lesquelles se trouvaient en grand nombre :
Diaporama au-dessus des carrières Walcott et Raymond, 1984.
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Des méthodes de collecte améliorées
Sur une période de 10 ans, l’équipe du ROMa amassé des spécimens en utilisant les mêmes techniques que celles utilisées pendant les fouilles de la Commission géologique du Canada (CGC), avec des marteaux et des burins pour fendre les plus petits blocs de schiste. Quant aux plus grands blocs, ils étaient souvent délogés en perçant une série de trous pour y insérer des paumelles et des coins sur lesquels on frappait avec des masses, ce qui suffisait pour fissurer la roche. Des traces d’excavation remontant à ces expéditions sont encore visibles de nos jours.
À la différence de certaines des expéditions précédentes sur la crête aux fossiles (menées par Walcott et Raymond), les équipes du ROM ont pris soin de noter exactement de quelle couche provenait chaque spécimen recueilli, grande amélioration par rapport à la méthode de collecte de la Commission, consistant à noter l’endroit où les fossiles avaient été trouvés par rapport à certains intervalles. Comme chacun des intervalles établis par la Commission était d’habitude composé de diverses couches, il était impossible de relier un spécimen à une couche en particulier.
La connaissance précise des niveaux auxquels les spécimens ont été amassés a permis de réaliser les études taphonomique et paléoécologique détaillées qui étaient impossibles à partir des collections précédentes.
La carrière Collins
L’expédition du ROM en 1990 était beaucoup plus considérable que celles des années précédentes et donnait le coup d’envoi à une décennie de fouilles exhaustives. La seule année qui a fait exception est 1996, en partie consacrée à la prospection. Pendant cette période, bénéficiant de subventions du National Geographic et de Parcs Canada venant compléter le financement accordé par le ROM depuis 1975, de grandes équipes ont travaillé sur le terrain jusqu’à deux mois par été.
Parallèlement à la poursuite des fouilles dans la carrière Collins de la crête aux fossiles, auparavant nommée UE et EZ, une couche particulièrement riche en spécimens de Tuzoia a été découverte entre les carrières Collins et Raymond. Cette découverte espérée depuis l’expédition de 1975 constituait une preuve supplémentaire que les fossiles de Burgess étaient présents sur la presque totalité de la formation Stephen, sur la crête aux fossiles, mais dans des groupes composés très différemment selon les couches.
En 1990, à la suite d’une entente avec Parcs Canada, les équipes du ROM ont également commencé à offrir des visites guidées des différents sites, visites qui sont maintenant offertes par Parcs Canada. La même année, en raison des dangereuses chutes de roches survenues lors des saisons précédentes, l’équipe du ROM a déplacé son campement, quittant la carrière Walcott pour un pré plus sécuritaire près de la base de la crête aux fossiles. En fait, il s’agissait de l’endroit où les expéditions de la Commission (CGC) en 1966-1967 et la première équipe du ROM, en 1975, avaient établi leur campement.
Vue aérienne, par hélicoptère, de l’arrivée à la carrière Walcott en 1990.
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La réouverture de la carrière Raymond
De 1991 à 1993, et pour une partie de la saison 1997, l’objectif principal était de procéder à de nouvelles fouilles dans les couches situées au niveau de la carrière Raymond initiale, beaucoup plus riches que les couches inférieures, dans la carrière Collins. Le ROMa donc entrepris plusieurs fouilles au nord-ouest et au sud-est de la carrière Raymond et, après quelques années de travail, les trois petites carrières se sont fondues en une seule grande carrière. Comme pour les fouilles précédentes, le travail a été effectué en grande partie à la main, avec des masses et des burins à cliver et, de temps à autre, avec des scies à roche et un marteau-piqueur à essence.
Mais le point marquant de la saison 1991 a sans doute été la découverte du spécimen le plus complet d’Anomalocaris que l’on ait trouvé. L’évènement a dûment été noté, bien que modestement, dans le carnet de fouilles de Collins :
« 27 août (mardi) Équipe dans la carrière vers 10 h. Catalogué grandes plaques. Visite de Parcs incluant Bruce Runnegar, arrivés à 14 h. Catalogue compte maintenant 1415 – Anomolocaris canadensis entier . »
Bien que la nature prédatrice de cette espèce ait été déterminée auparavant par Whittington, ce spécimen complet était d’une qualité telle qu’il révélait, tout comme certains autres spécimens recueillis par le ROM, de nouveaux détails anatomiques et des caractéristiques morphologiques encore inconnues, confirmant ainsi son statut de grand prédateur apte à la nage.
La réouverture de la carrière Walcott
Après deux décennies passées à chercher de nouveaux sites, à fouiller dans les éboulis sur différentes montagnes des Parcs nationaux Yoho et Kootenay et à explorer de nouvelles couches de fossiles de plus en plus près de la carrière Walcott, l’équipe du ROM a obtenu la permission de rouvrir le célèbre site. En 1994 et 1995, l’équipe du ROM a investi la presque totalité de ses ressources dans la carrière Walcott, où ces fouilles importantes ne prendraient fin qu’en 2000. Cette nouvelle phase avait débuté avec des fosses creusées en 1992, puis en 1993, sous la base de la carrière Walcott. Les ROM équipes du ROM avaient été étonnées de trouver d’aussi beaux fossiles à corps mou dans les couches que Walcott avait rejetées presque 80 ans plus tôt parce qu’il les croyait impropres à la préservation de fossiles.ROM Les équipes du ROM avaient d’ailleurs campé dans cette carrière durant plusieurs saisons sans réaliser qu’elles dormaient littéralement sur un trésor empli de précieux fossiles.
Avant de connaître de tels succès, l’équipe du ROM a dû faire face à une tâche qui semblait quasi insurmontable au début de la saison de fouilles 1994. Premièrement, il a fallu pelleter la grande quantité de neige accumulée dans la carrière au cours de l’hiver précédent. Quand l’équipe est arrivée sur place au début juillet, elle a trouvé trois bancs de neige très distincts remplissant les carrières Walcott, Raymond et Collins. De manière ironique, cette situation était attribuable aux fouilles des années précédentes car les cavités profondes qu’elles avaient laissées permettaient à la neige de s’accumuler sans fondre, même au milieu de l’été. Une fois la neige enlevée, les travaux lourds allaient commencer. Il a fallu presque deux saisons de fouilles complètes (deux mois en tout) à une équipe de huit chercheurs pour déblayer les débris rocheux accumulés depuis l’époque de Walcott.
Les travaux ont tout d’abord consisté à enlever les débris et ensuite à fouiller le plancher de la carrière Walcott pour y trouver des fossiles. Au cours du nettoyage, l’équipe du ROM a découvert des outils rouillés et un bloc de glace contenant des journaux datant de 1913 à 1917, que Walcott avait apparemment transportés pour emballer des fossiles.
The work was split between removing the debris and quarrying the floor of the Walcott Quarry in search of fossils. During the clean-up, the ROM team uncovered rusted tools and a frozen block of newspapers dating from 1913 to 1917 (which Walcott had apparently brought to the area for wrapping fossils.)
Les efforts ont porté fruit. Au fil de la saison, l’équipe a méticuleusement fouillé une couche de roche après l’autre, collectant au moins 10 000 spécimens dans deux couches se trouvant approximativement à 1,2 et 1,3 mètre (4 pieds) sous la carrière Walcott. Comme partout ailleurs dans la couche de phyllopodes, Marrella splendens était le fossile le plus courant, mais il s’y trouvait aussi de nombreux spécimens d’espèces considérées rares jusqu’alors, comme Pikaia gracilens et Hallucigenia sparsa.
L’expédition de 1994
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L’expédition de 1994
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De 1997 à 2000, les équipes du ROM ont passé chaque été à fouiller les couches de roche de la carrière Walcott. Elles ont également amassé des spécimens dans des sites qui avaient déjà fait l’objet de fouilles, comme le site S7 sur le mont Stephen, mais l’objectif principal demeurait les fouilles de la carrière Walcott, une couche à la fois.
Jean-Bernard Caron faisait partie des étudiants bénévoles qui se sont joints aux expéditions de 1998 à 2000. Il est aujourd’hui conservateur en paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, succédant ainsi à Desmond Collins, qui a pris sa retraite en 2005.
En 2000, les fouilles ont atteint 5 mètres (16,4 pieds) de profondeur, sous le niveau du plancher original de la carrière Walcott, et les couches fossilifères ont soudain disparu. À cette profondeur apparaissait un type de roche différent (membre du Calcaire de Wash) qui ne contenait aucun fossile à corps mou. Plus loin encore, les couches de roche étaient de plus en plus déformées par de nombreuses failles, réduisant d’autant la surface disponible pour les fouilles.
La neige devenait également un problème de plus en plus sérieux à mesure que la carrière se faisait plus profonde. En 1999, l’équipe du ROM a dû passer près d’un mois, la moitié de la saison des fouilles, à enlever la neige qui s’était entassée dans la carrière avant de commencer les véritables opérations de fouilles.
Au cours de ces expéditions, des douzaines de couches fossilifères ont été fouillées méthodiquement par les équipes du ROM qui y ont parfois trouvé des formes de vie jusqu’alors extrêmement rares. Odontogriphus omalus est un exemple particulier de ce type de découverte. En effet, cet animal étrange n’avait été décrit qu’à partir d’un seul spécimen. Les équipes du ROM en ont découvert presque deux cents spécimens, ce qui a permis d’en faire une réinterprétation complète (publiée dans la revue Nature et exposée au ROM en 2006) et d’émettre l’hypothèse qu’il était probablement parent d’une très ancienne lignée de mollusques. Les couches inférieures ont également révélé de nouvelles espèces, comme Orthrozanclus, un autre animal ressemblant au mollusque et dont les fossiles étaient connus de Walcott, mais qui n’avait pas encore été décrit.
Les 18 années passées sur le terrain par les équipes du ROM, menées par Collins, ont permis d’approfondir notre connaissance de la faune, de la structure et de la diversité des schistes de Burgess en plus de mieux situer la distribution des fossiles dans l’espace et dans le temps. Aujourd’hui, le ROM possède la plus grande collection de fossiles de Burgess au monde (plus de 150 000 spécimens), qui compte des exemples provenant de chacun des principaux gisements et de quelques nouveaux sites. La valeur inestimable de ces fossiles n’est que rehaussée par le fait que l’on continue de découvrir de nouveaux spécimens non seulement sur le terrain, mais également dans les collections existantes.
Nouvelles explorations et nouvelles découvertes
En 2006, Jean-Bernard Caron s’est joint au ROM après avoir terminé une maîtrise sur l’animal Banffia constricta et un doctorat sur la taphonomie et l’écologie de la communauté de la carrière Walcott. Sa nomination au sein de l’équipe est venue modifier les objectifs des expéditions du ROM qui se sont alors éloignés des fouilles à grande échelle, amassant un nombre élevé de fossiles, pour se tourner vers un programme de prospection et d’exploration plus ciblé, jumelé à l’étude de la collection existante de fossiles. Depuis 2008, l’équipe se concentre sur l’intégration de toutes les données recueillies sur le terrain (microfossiles et macrofossiles, sédiments et traces fossiles) en appliquant une approche collaborative et interdisciplinaire. L’objectif actuel est l’étude de zones connues pour leurs fossiles de type Burgess mais dont les fossiles et la géologie n’ont justement pas été étudiés en profondeur.
L’expédition du ROM aux schistes de Burgess en 2008
Les équipes du ROM avaient déjà parcouru les éboulis des environs du glacier Stanley (en 1989 et en 1996), mais la géologie de la région n’avait pas été étudiée en détail et l’origine des fossiles qu’on y avait trouvés demeurait inconnue. Le nombre de ces fossiles avant l’expédition de 2008 était aussi trop faible pour qu’on puisse les comparer à ceux d’autres gisements de type Burgess. Afin de combler cette lacune, le Musée a organisé une expédition de trois semaines dans la région du glacier Stanley à l’été 2008.
L’équipe a réussi à découvrir la véritable source des fossiles recueillis sur les éboulis en procédant à des fouilles à petite échelle sur des blocs de roches in situ. L’équipe est ensuite parvenue à retracer cette mince strate sur plusieurs kilomètres, démontrant ainsi que ces affleurements fossilifères étaient très étendus géographiquement et confirmant qu’ils faisaient partie de la formation Stephen « mince », hypothèse qui avait déjà été émise, mais jamais confirmée. Des avancées technologiques ont aussi permis de localiser les dépôts de fossiles et de cartographier les environs à l’aide de la photographie numérique et de coordonnées GPS.
L’équipe a pu établir que le site du glacier Stanley présente un environnement très différent, sans escarpement près du site, ce qui contraste avec tous les autres gisements de type Burgess dans les Rocheuses canadiennes. Malgré la courte durée des travaux sur le terrain et le nombre relativement peu élevé de spécimens étudiés (environ 1 000), de nouvelles espèces ont été découvertes entremêlées à des espèces connues.
Parmi les nouvelles espèces se trouvait Stanleycaris, un nouveau type d’animal ressemblant à Anomalocaris.
La présence de ces espèces connues sur différents sites, y compris sur la crête aux fossiles, suggère qu’il existe des similitudes entre les communautés écologiques des sites en question.
Dans sa recherche de fossiles rares, l’équipe s’est également rendue sur les éboulis de différents sites, tout comme à la carrière Walcott et aux gisements (couches) de trilobites du mont Stephen.
Les recherches en cours sur le terrain
L’expédition 2008 du ROM a démontré que, plus de 120 ans après la première découverte de fossiles sur le mont Stephen, il y a encore de nouveaux fossiles du type Burgess à découvrir.
À l’été 2010, une nouvelle expédition du ROM a pris la route afin d’établir plus exactement la position stratigraphique de certains sites de fossiles peu connus sur les monts Stephen et Odaray. Ces gisements ont été découverts par le ROM en 1981, mais ils n’ont pas été étudiés en détail. D’autres expéditions sont prévues pour étudier des régions dont le contexte paléoenvironnemental est différent de celui maintenant classique des schistes de Burgess.
Diaporama de l’expédition de 2010 – Couches à tulipes (S7)
© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO
Diaporama de l’expédition de 2010 – Épaulement nord-ouest du mont Stephen
© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO
Diaporama de l’expédition de 2010 – Mont Odaray
© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO
RÉSUMÉ : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, présente une collection de lettres écrites par Charles Walcott et envoyées à William Arthur Parks du Musée royal de l’Ontario. (2:27) (2:31)
« Ce que je voudrais vous présenter maintenant, ce sont des lettres qui ont été écrites par Charles Walcott au professeur Parks de l’Université de Toronto. Arthur Parks deviendra éventuellement le directeur du Musée royal de l’Ontario, du Musée en fait de paléontologie de l’Ontario. »
« Ces lettres, en fait, ont été conservées ici au Muséum à Toronto et commencent dans les années 1906, avant la découverte des fossiles de Burgess. On sait que Walcott a visité en fait les montagnes Rocheuses la première fois en 1907 et a visité le site des « trilobite beds » (gisements de trilobites). On a une lettre écrite sur le terrain, le 19 juillet 1907, qui décrit la découverte de beaucoup de fossiles qui seront importants pour les recherches de Walcott, ainsi que pour Arthur Parks. Mais peut-être la lettre la plus importante[Walcott] qui en fait a été dactylographiée, et qui vient de la Smithsonian Institution, a été écrite le 27 novembre 1909. Cette lettre, dans le dernier paragraphe, mentionne la découverte des fossiles de Burgess, du site principal des fossiles de Burgess. Donc, je vous traduis le dernier paragraphe: »
« Je viens de passer quelques jours en train de collecter dans la formation Stephen, qui réfère à la formation des schistes de Burgess, à côté du village de Field au mois de septembre et j’ai découvert beaucoup de choses très intéressantes. C’est un peu cryptique, mais cela réfère en fait à ce site merveilleux de « Burgess Shale ».
« Il y a aussi des cartes de vœux qu’on a retrouvées dans toutes ses correspondances, qui nous permettent de réaliser que les deux hommes étaient très proches, sans doute. Par exemple, cette lettre qui a été écrite au mois de décembre 1918 montrera donc une image du camp de Walcott de l’année précédente. On a toute une série de cartes de vœux comme ça qui ont été envoyées entre 1916 et 1921. »
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : En route vers les schistes de Burgess (0:34)
Le Grand Trunk Pacific Railway, 1913
Arthur Brown (assistant de Walcott, à gauche) portant les bagages à Field
Arrivée d’Helena, de Helen et de Charles Walcott à Field, 1910
Helen Walcott sur le sentier du col Burgess, 1910
Helen Walcott et « Chippie » face au mont Wapta, 1911
Charles et Helen Walcott, août 1913
RÉSUMÉ : Le campement de Walcott (1:18)
Mont Burgess, col Burgess et campement de Walcott (à gauche)
Après une chute de neige, août 1910
Helen Walcott dans son « boudoir », août 1910
Helen Walcott travaillant sous la tente un jour de pluie, probablement en 1910
Stuart (à gauche) et Sidney Walcott sous la tente, 1913
La « chambre » de Charles Walcott, 1910
Sidney (tenant l’appareil photo), Stuart et Helen Walcott, 1910
Helena Walcott et son tablier de travail, 1910
Stuart Walcott emballant des fossiles au campement, 1911
Sentier de schistes traversant le campement, 1911
Helena Walcott regardant la neige tomber, 1910
Stuart et Helen Walcott, paysage de neige, août 1910
Arthur Brown s’arrêtant momentanément de couper du bois, 1910
Charles Walcott sous la neige, août 1910
Helen Walcott au campement, la crête aux fossiles en arrière-plan, 1910
RÉSUMÉ : À la carrière (0:56)
Charles et Stuart Walcott devant une couche fossilifère, 1910
Face nord de la carrière, 1911
Face nord de la carrière et outils, 1911
Charles et Helen Walcott, août 1911
Charles Walcott dans la carrière, août 1913
Charles Walcott mangeant dans la carrière, année inconnue
Helen Walcott travaillant dans la carrière, probablement en 1913
Petite pause dans la carrière, 1913
Charles Walcott (à gauche), Douglas Sansom et Helen Walcott, 1913
Charles Walcott et « Mamie l’écureuil » 1913
Helen Walcott sur son cheval « Breeze », année inconnue
RÉSUMÉ : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, montre une petite collection d’objets abandonnés par Walcott dans la carrière et redécouverts à l’occasion d’expéditions ultérieures du ROM. (1:56) (2:38)
« Le Musée royal de l’Ontario a commencé à trouver des objets dans la carrière Walcott, quand ils ont enlevé les débris qui s’étaient accumulés dans cette carrière depuis des décennies. Ils ont eu une grosse surprise en 1995 en enlevant des grosses dalles de schistes. Au fond de cette carrière, ils ont trouvé ce paquet de journaux qui étaient restés dans une sorte de bloc de glace et qui était parfaitement bien conservé. »
« Vous avez une pile entière ici qui est constituée de différents journaux de la ville de Washington, aux États-Unis. Celui-ci s’appelle le The Morning Star, il est daté de 1916. On y voit un dessin de Roosevelt [D .C.]. Ces journaux étaient simplement utilisés pour emballer les fossiles par Walcott, pour les acheminer ensuite vers Washington. »
« On a aussi trouvé ce gant en cuir. C’est un cuir épais, c’est un gant probablement de trappeur: il y a trois doigts. C’est un gant épais puisque les schistes sont très coupants, donc il fallait se protéger. Probablement ce gant a été perdu ou ils l’ont oublié à la fin d’une expédition. Il y a d’autres objets qui ont été trouvés, en particulier dans le camp de Walcott qui se trouve à proximité de la carrière. »
« Les réglementations actuelles nous interdisent évidemment de jeter des détritus dans la nature, mais à l’époque de Walcott, ce n’était pas exactement la même chose: à la fin de chaque expédition, ils laissaient tout sur place. »
« Là il y a une sélection d’objets qui vous permettent de voir un peu ce que mangeait et buvait Walcott. »
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, parle de la caméra Cirkut qu’employait Walcott pour prendre des photos panoramiques des Rocheuses. (2:58) (2:35)
« Walcott utilisait la photographie pour faire son travail dans les montagnes Rocheuses canadiennes et, en particulier, il a utilisé toute une série de caméras, par exemple celle-ci qui a été utilisée comme une caméra panoramique. Celle-ci s’appelle Cirkut Kodak Panoramic Camera. Cette caméra est une caméra à soufflet, on peut ouvrir et fermer, et l’avantage, c’est qu’elle peut tourner sur un angle jusqu’à 360 degrés, on peut prendre des images très fines des montagnes aux alentours. Peut-être l’inconvénient, c’est évidemment la taille de cet instrument et le fait qu’il soit construit en bois et en cuivre, qui sont tous des matériaux qui sont sensibles à l’humidité des montagnes. Mais malgré cela, Walcott a pu prendre des photos magnifiques. »
« Et peut-être l’une de ses photos les plus connues, c’est celle qu’il a prise des montagnes Rocheuses dans les environs de Burgess. Ça, c’est une vue des environs de Burgess, le site principal de Burgess serait environ à ce niveau-là. Cette vue a été prise en 1910 et éventuellement a été publiée en 1911 dans le magazine National Geographic. »
« On a une copie de ce magazine avec le titre, ici, de l’article, qui s’appelle A Geologist’s Paradise – Panorama in the Canadian Rockies. C’est le premier article populaire sur le site de Burgess qui a été publié. Il faut se rendre compte que le site lui-même, découvert en 1909, a pu être connu par le public dès 1911, donc très rapidement après la découverte. Ce qui est intéressant, c’est que le panorama en lui-même n’a été distribué qu’aux gens qui avaient une « subscription » au National Geographic. Donc ils pouvaient avoir ce magnifique panorama. J’ouvre quelques pages. C’est la photo, la copie qui a été publiée dans National Geographic qui montre quelques éléments de ce paysage. Walcott a utilisé beaucoup de ces images pour illustrer son travail scientifique et ça, c’est une des publications les plus connues de Walcott sur les fouilles de Burgess. Là, c’est une photo de la carrière Walcott avec sa tente, et vous pouvez voir beaucoup d’images panoramiques qui sont associées avec les descriptions des montagnes et des zones rocheuses fossilifères. »
© Musée royal de l’Ontario
TITRE: Les photos (0:23)
Charles Walcott tenant un appareil photo Cirkut
Jack Burling (à gauche), Stuart et Charles Walcott sur le mont Field, 1910
Helen et Charles Walcott (tenant l’appareil photo), petite rivière Yoho
Charles Walcott prenant une photographie
RÉSUMÉ : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, présente une collection de lettres écrites par Charles Walcott et envoyées à William Arthur Parks du Musée royal de l’Ontario. (2:27) (2:31)
« Ce que je voudrais vous présenter maintenant, ce sont des lettres qui ont été écrites par Charles Walcott au professeur Parks de l’Université de Toronto. Arthur Parks deviendra éventuellement le directeur du Musée royal de l’Ontario, du Musée en fait de paléontologie de l’Ontario. »
« Ces lettres, en fait, ont été conservées ici au Muséum à Toronto et commencent dans les années 1906, avant la découverte des fossiles de Burgess. On sait que Walcott a visité en fait les montagnes Rocheuses la première fois en 1907 et a visité le site des « trilobite beds » (gisements de trilobites). On a une lettre écrite sur le terrain, le 19 juillet 1907, qui décrit la découverte de beaucoup de fossiles qui seront importants pour les recherches de Walcott, ainsi que pour Arthur Parks. Mais peut-être la lettre la plus importante[Walcott] qui en fait a été dactylographiée, et qui vient de la Smithsonian Institution, a été écrite le 27 novembre 1909. Cette lettre, dans le dernier paragraphe, mentionne la découverte des fossiles de Burgess, du site principal des fossiles de Burgess. Donc, je vous traduis le dernier paragraphe: »
« Je viens de passer quelques jours en train de collecter dans la formation Stephen, qui réfère à la formation des schistes de Burgess, à côté du village de Field au mois de septembre et j’ai découvert beaucoup de choses très intéressantes. C’est un peu cryptique, mais cela réfère en fait à ce site merveilleux de « Burgess Shale ».
« Il y a aussi des cartes de vœux qu’on a retrouvées dans toutes ses correspondances, qui nous permettent de réaliser que les deux hommes étaient très proches, sans doute. Par exemple, cette lettre qui a été écrite au mois de décembre 1918 montrera donc une image du camp de Walcott de l’année précédente. On a toute une série de cartes de vœux comme ça qui ont été envoyées entre 1916 et 1921. »
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : En route vers les schistes de Burgess (0:34)
Le Grand Trunk Pacific Railway, 1913
Arthur Brown (assistant de Walcott, à gauche) portant les bagages à Field
Arrivée d’Helena, de Helen et de Charles Walcott à Field, 1910
Helen Walcott sur le sentier du col Burgess, 1910
Helen Walcott et « Chippie » face au mont Wapta, 1911
Charles et Helen Walcott, août 1913
RÉSUMÉ : Le campement de Walcott (1:18)
Mont Burgess, col Burgess et campement de Walcott (à gauche)
Après une chute de neige, août 1910
Helen Walcott dans son « boudoir », août 1910
Helen Walcott travaillant sous la tente un jour de pluie, probablement en 1910
Stuart (à gauche) et Sidney Walcott sous la tente, 1913
La « chambre » de Charles Walcott, 1910
Sidney (tenant l’appareil photo), Stuart et Helen Walcott, 1910
Helena Walcott et son tablier de travail, 1910
Stuart Walcott emballant des fossiles au campement, 1911
Sentier de schistes traversant le campement, 1911
Helena Walcott regardant la neige tomber, 1910
Stuart et Helen Walcott, paysage de neige, août 1910
Arthur Brown s’arrêtant momentanément de couper du bois, 1910
Charles Walcott sous la neige, août 1910
Helen Walcott au campement, la crête aux fossiles en arrière-plan, 1910
RÉSUMÉ : À la carrière (0:56)
Charles et Stuart Walcott devant une couche fossilifère, 1910
Face nord de la carrière, 1911
Face nord de la carrière et outils, 1911
Charles et Helen Walcott, août 1911
Charles Walcott dans la carrière, août 1913
Charles Walcott mangeant dans la carrière, année inconnue
Helen Walcott travaillant dans la carrière, probablement en 1913
Petite pause dans la carrière, 1913
Charles Walcott (à gauche), Douglas Sansom et Helen Walcott, 1913
Charles Walcott et « Mamie l’écureuil » 1913
Helen Walcott sur son cheval « Breeze », année inconnue
RÉSUMÉ : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, montre une petite collection d’objets abandonnés par Walcott dans la carrière et redécouverts à l’occasion d’expéditions ultérieures du ROM. (1:56) (2:38)
« Le Musée royal de l’Ontario a commencé à trouver des objets dans la carrière Walcott, quand ils ont enlevé les débris qui s’étaient accumulés dans cette carrière depuis des décennies. Ils ont eu une grosse surprise en 1995 en enlevant des grosses dalles de schistes. Au fond de cette carrière, ils ont trouvé ce paquet de journaux qui étaient restés dans une sorte de bloc de glace et qui était parfaitement bien conservé. »
« Vous avez une pile entière ici qui est constituée de différents journaux de la ville de Washington, aux États-Unis. Celui-ci s’appelle le The Morning Star, il est daté de 1916. On y voit un dessin de Roosevelt [D .C.]. Ces journaux étaient simplement utilisés pour emballer les fossiles par Walcott, pour les acheminer ensuite vers Washington. »
« On a aussi trouvé ce gant en cuir. C’est un cuir épais, c’est un gant probablement de trappeur: il y a trois doigts. C’est un gant épais puisque les schistes sont très coupants, donc il fallait se protéger. Probablement ce gant a été perdu ou ils l’ont oublié à la fin d’une expédition. Il y a d’autres objets qui ont été trouvés, en particulier dans le camp de Walcott qui se trouve à proximité de la carrière. »
« Les réglementations actuelles nous interdisent évidemment de jeter des détritus dans la nature, mais à l’époque de Walcott, ce n’était pas exactement la même chose: à la fin de chaque expédition, ils laissaient tout sur place. »
« Là il y a une sélection d’objets qui vous permettent de voir un peu ce que mangeait et buvait Walcott. »
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, parle de la caméra Cirkut qu’employait Walcott pour prendre des photos panoramiques des Rocheuses. (2:58) (2:35)
« Walcott utilisait la photographie pour faire son travail dans les montagnes Rocheuses canadiennes et, en particulier, il a utilisé toute une série de caméras, par exemple celle-ci qui a été utilisée comme une caméra panoramique. Celle-ci s’appelle Cirkut Kodak Panoramic Camera. Cette caméra est une caméra à soufflet, on peut ouvrir et fermer, et l’avantage, c’est qu’elle peut tourner sur un angle jusqu’à 360 degrés, on peut prendre des images très fines des montagnes aux alentours. Peut-être l’inconvénient, c’est évidemment la taille de cet instrument et le fait qu’il soit construit en bois et en cuivre, qui sont tous des matériaux qui sont sensibles à l’humidité des montagnes. Mais malgré cela, Walcott a pu prendre des photos magnifiques. »
« Et peut-être l’une de ses photos les plus connues, c’est celle qu’il a prise des montagnes Rocheuses dans les environs de Burgess. Ça, c’est une vue des environs de Burgess, le site principal de Burgess serait environ à ce niveau-là. Cette vue a été prise en 1910 et éventuellement a été publiée en 1911 dans le magazine National Geographic. »
« On a une copie de ce magazine avec le titre, ici, de l’article, qui s’appelle A Geologist’s Paradise – Panorama in the Canadian Rockies. C’est le premier article populaire sur le site de Burgess qui a été publié. Il faut se rendre compte que le site lui-même, découvert en 1909, a pu être connu par le public dès 1911, donc très rapidement après la découverte. Ce qui est intéressant, c’est que le panorama en lui-même n’a été distribué qu’aux gens qui avaient une « subscription » au National Geographic. Donc ils pouvaient avoir ce magnifique panorama. J’ouvre quelques pages. C’est la photo, la copie qui a été publiée dans National Geographic qui montre quelques éléments de ce paysage. Walcott a utilisé beaucoup de ces images pour illustrer son travail scientifique et ça, c’est une des publications les plus connues de Walcott sur les fouilles de Burgess. Là, c’est une photo de la carrière Walcott avec sa tente, et vous pouvez voir beaucoup d’images panoramiques qui sont associées avec les descriptions des montagnes et des zones rocheuses fossilifères. »
© Musée royal de l’Ontario
TITRE: Les photos (0:23)
Charles Walcott tenant un appareil photo Cirkut
Jack Burling (à gauche), Stuart et Charles Walcott sur le mont Field, 1910
Helen et Charles Walcott (tenant l’appareil photo), petite rivière Yoho
Charles Walcott prenant une photographie
RÉSUMÉ : La Commission géologique du Canada, 1966 (1:32)
Emplacement du campement de la CGC, au-dessous du sentier
Vue de la carrière Walcott montrant le campement de la CGC, près du banc de neige
Vue du col Burgess montrant la crête aux fossiles et le mont Wapta
Fouilles sur la paroi nord de la carrière, début de la saison 1996
DESCRIPTION : Hommes cassant la roche, à flanc de montagne
Harry Whittington (deuxième à gauche) observant des fossiles qui viennent d’être découverts
DESCRIPTION : Hommes examinant les sacs de fossils
DESCRIPTION : Hommes sur le rocher, dans la carrier
Carrière Walcott montrant le point de repère de la CGC (cercle)
DESCRIPTION : Hommes sur un rocher, dans la carrier
DESCRIPTION : Home dégageant des roches de la paroi
DESCRIPTION : Hommes près d’un banc de neige en montagne
DESCRIPTION : Examen des fossiles sur le versant de la montagne
DESCRIPTION : Examen des fossiles à la loupe
DESCRIPTION : Hommes travaillant à la masse sur un rocher
DESCRIPTION : Personnes recueillant des fossiles sur la paroi rocheuse
DESCRIPTION : Homme, femme et enfant assis sur une pente rocheuse
Équipe de la CGC en 1966 (Harry Whittington au centre, la pipe à la bouche)
Video ©
RÉSUMÉ : En 1990, le célèbre paléontologue Stephen Jay Gould est venu parler des fossiles des schistes de Burgess au Musée Royal de l’Ontario. Si de nombreuses interprétations qu’il donnait alors ont été remises en question, sa conférence résumait bien l’idée qu’on se faisait à l’époque de ces fossiles. (6:32) (6:20)
Voici Marrella. Je dirais que le classement des arthropodes est basé principalement sur le nombre de segments et les motifs des différentes parties du corps.
« Nous avons donc Marrella, un arthropode qui n’entre dans aucun groupe. Il possède deux paires d’épines. Il n’est apparenté à aucune lignée. »
« Whittington était perplexe lorsqu’il a publié son premier article sur Marrella, en 1971, mais il a persévéré. Il s’est ensuite intéressé à Yohoia, »
« une créature semblable à une crevette et décrite comme telle par Walcott. Après une étude minutieuse, Whittington a constaté que Yohoia n’appartenait à aucun groupe moderne. À première vue, il ressemble à une crevette, mais il suffit de compter les segments pour savoir qu’il ne s’agit pas du plan d’organisation d’un crustacé. »
« Par exemple, la tête possède une paire d’appendices unique en son genre chez les arthropodes. Faute de mieux, Whittington finira par les appeler les « grands appendices ». »
« Voici Odaraia, une créature qui nage sur le dos et dont la nageoire caudale ressemble plus à celle d’une baleine que d’un arthropode. Lui aussi est unique en son genre. »
« Il ressemble vaguement à un crustacé nageur, mais s’en distingue nettement par les segments et les motifs de la queue. »
« Ici, nous avons Sidneyiaque Walcott a décrit comme un chélicérate, c’est à dire un membre du groupe des limules, celui des araignées et des scorpions. La ressemblance est superficielle. »
« Chez les chélicérates, la tête porte six paires d’appendices, mais il n’y en a qu’une chez Sidneyia, ces antennes. Bref, Sidneyia est unique en son genre. »
« Voici Habelia, une créature étrange… »
« … recouverte de tubercules. »
« En fait d’élégance, la palme va à Leanchoilia, aujourd’hui disparu. »
« Ici encore, nous retrouvons ces grands appendices, comme Whittington les appelle, avec leurs prolongements en forme de fouet. »
« Voici Aysheaia… »
« … qui fait probablement partie des onychophores, un groupe moderne représenté par un genre au nom charmant de Peripatus. Ce groupe méconnu serait un intermédiaire entre les annélides et les arthropodes, peut-être même, l’ancêtre des insectes. Aysheaia pourrait en réalité être apparenté à un des groupes d’arthropodes toujours présents. »
« Voici maintenant une forme découverte par Des Collins qui, selon la tradition paléontologique, lui a d’abord donné un nom de terrain. »
« Il l’a appelé « Santa Claws », puis Sanctacaris, ce qui veut dire à peu près la même chose. Est-il vraiment différent de ceux que je viens de vous montrer? »
« Auriez-vous pensé qu’une telle créature aurait survécu? Que c’était un organisme supérieur qui aller durer? Pourtant, tout porte à croire que Sanctacarisest vraiment un chélicérate.
Comme il a six paires d’appendices au bon endroit sur la tête, cet animal pourrait au moins être apparenté à une des lignées encore existantes. Mais l’auriez-vous su? Qui l’aurait su? »
« Voici Opabinia, qui, à mon avis, représente l’une des étapes décisives de l’histoire de la connaissance humaine. »
« Walcott, qui le considérait comme un arthropode, une sorte de crevette, l’a classé automatiquement, comme à son habitude, dans les groupes d’organismes modernes. C’est la première créatureréinterprétée par Whittington qui permet de sortir du cadre conceptuel préétabli et d’apercevoir un monde nouveau. »
« Whittington pensait à un arthropode quand il entrepris ses travaux sur Opabiniaau début des années 1970. À la différence de Walcott, il s’est rendu compte que ces créatures présentaient un certain caractère tridimensionnel, qu’elles n’étaient pas simplement des impressions laissées sur la roche… »
« … et qu’il pourrait trouver des structures sous-jacentes par dissection. Il s’est dit qu’il pouvait résoudre l’énigme, qu’il allait disséquer le corps et trouver les appendices en dessous, et ainsi démontrer qu’il s’agissait d’un arthropode. Mais il n’a rien trouvé: il n’y a pas d’appendices. »
« Sa reconstitution d’Opabiniaa révélé que ce n’était pas un arthropode, mais une créature bizarre ayant sa propre anatomie. La monographie sur Opabiniapubliée en 1975 représente selon moi une percée dans la réinterprétation des schistes de Burgess. »
« Voici le dessin de Marianne représentant Opabinia, cette créature bizarre qui possède cinq yeux – comptez-les –, une trompe frontale qui ressemble à un tuyau d’aspirateur et qui se termine par un appareil de collecte de nourriture, une partie arrière ressemblant à un soufflet, puis une queue. Je ne sais pas ce que c’est, mais c’est étrange. »
« Voici Nectocaris, une créature singulière qui a l’apparence d’un chordé vue de derrière et qui possède une nageoire caudale… »
« … mais qui ressemble davantage à un octopode à l’avant. Qui sait? »
« Dinomischusest un organisme tout aussi bizarre, en forme de tige… »
« … qui n’a aucune affinité avec d’autres espèces. »
« Voici maintenant Odontogriphus, c’est-à-dire l’« énigme dentée », nom qui lui convient parfaitement. »
« C’est un animal au corps aplati, gélatineux et annelé dont la bouche est entourée d’une rangée de « dents » et bordée d’une paire de palpes sensoriels. »
« Walcott a décrit trois genres distincts, qu’il a classés, selon son habitude, dans trois groupes classiques.
L’animal qu’il a appelé une méduse et baptisée Peytoia.. »
« Celui qu’il a classé comme concombre de mer, qu’il a appelé Laggania. »
« Et cette créature, dont le corps ressemble à celui d’un arthropode, qui avait déjà été décrite et baptisée Anomalocaris, c’est à dire « étrange crevette ». Je crois que vous avez deviné: »
« ces trois créatures n’en forment qu’une, l’une des plus bizarres de la faune étrange de Burgess.
C’est aussi le plus gros organisme du Cambrien. Certains spécimens font presque un mètre de long.
La soi-disant méduse est en fait sa bouche. Contrairement aux mâchoires d’un vertébré, la bouche d’Anomalocaris est circulaire et agit comme un casse-noix.
Ce qu’on appelait Anomalocarisest en fait une paire d’appendices préhenseurs, tandis que le supposé concombre de mer constitue le corps de l’animal. »
RÉSUMÉ : La Commission géologique du Canada, 1966 (1:32)
Emplacement du campement de la CGC, au-dessous du sentier
Vue de la carrière Walcott montrant le campement de la CGC, près du banc de neige
Vue du col Burgess montrant la crête aux fossiles et le mont Wapta
Fouilles sur la paroi nord de la carrière, début de la saison 1996
DESCRIPTION : Hommes cassant la roche, à flanc de montagne
Harry Whittington (deuxième à gauche) observant des fossiles qui viennent d’être découverts
DESCRIPTION : Hommes examinant les sacs de fossils
DESCRIPTION : Hommes sur le rocher, dans la carrier
Carrière Walcott montrant le point de repère de la CGC (cercle)
DESCRIPTION : Hommes sur un rocher, dans la carrier
DESCRIPTION : Home dégageant des roches de la paroi
DESCRIPTION : Hommes près d’un banc de neige en montagne
DESCRIPTION : Examen des fossiles sur le versant de la montagne
DESCRIPTION : Examen des fossiles à la loupe
DESCRIPTION : Hommes travaillant à la masse sur un rocher
DESCRIPTION : Personnes recueillant des fossiles sur la paroi rocheuse
DESCRIPTION : Homme, femme et enfant assis sur une pente rocheuse
Équipe de la CGC en 1966 (Harry Whittington au centre, la pipe à la bouche)
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RÉSUMÉ : En 1990, le célèbre paléontologue Stephen Jay Gould est venu parler des fossiles des schistes de Burgess au Musée Royal de l’Ontario. Si de nombreuses interprétations qu’il donnait alors ont été remises en question, sa conférence résumait bien l’idée qu’on se faisait à l’époque de ces fossiles. (6:32) (6:20)
Voici Marrella. Je dirais que le classement des arthropodes est basé principalement sur le nombre de segments et les motifs des différentes parties du corps.
« Nous avons donc Marrella, un arthropode qui n’entre dans aucun groupe. Il possède deux paires d’épines. Il n’est apparenté à aucune lignée. »
« Whittington était perplexe lorsqu’il a publié son premier article sur Marrella, en 1971, mais il a persévéré. Il s’est ensuite intéressé à Yohoia, »
« une créature semblable à une crevette et décrite comme telle par Walcott. Après une étude minutieuse, Whittington a constaté que Yohoia n’appartenait à aucun groupe moderne. À première vue, il ressemble à une crevette, mais il suffit de compter les segments pour savoir qu’il ne s’agit pas du plan d’organisation d’un crustacé. »
« Par exemple, la tête possède une paire d’appendices unique en son genre chez les arthropodes. Faute de mieux, Whittington finira par les appeler les « grands appendices ». »
« Voici Odaraia, une créature qui nage sur le dos et dont la nageoire caudale ressemble plus à celle d’une baleine que d’un arthropode. Lui aussi est unique en son genre. »
« Il ressemble vaguement à un crustacé nageur, mais s’en distingue nettement par les segments et les motifs de la queue. »
« Ici, nous avons Sidneyiaque Walcott a décrit comme un chélicérate, c’est à dire un membre du groupe des limules, celui des araignées et des scorpions. La ressemblance est superficielle. »
« Chez les chélicérates, la tête porte six paires d’appendices, mais il n’y en a qu’une chez Sidneyia, ces antennes. Bref, Sidneyia est unique en son genre. »
« Voici Habelia, une créature étrange… »
« … recouverte de tubercules. »
« En fait d’élégance, la palme va à Leanchoilia, aujourd’hui disparu. »
« Ici encore, nous retrouvons ces grands appendices, comme Whittington les appelle, avec leurs prolongements en forme de fouet. »
« Voici Aysheaia… »
« … qui fait probablement partie des onychophores, un groupe moderne représenté par un genre au nom charmant de Peripatus. Ce groupe méconnu serait un intermédiaire entre les annélides et les arthropodes, peut-être même, l’ancêtre des insectes. Aysheaia pourrait en réalité être apparenté à un des groupes d’arthropodes toujours présents. »
« Voici maintenant une forme découverte par Des Collins qui, selon la tradition paléontologique, lui a d’abord donné un nom de terrain. »
« Il l’a appelé « Santa Claws », puis Sanctacaris, ce qui veut dire à peu près la même chose. Est-il vraiment différent de ceux que je viens de vous montrer? »
« Auriez-vous pensé qu’une telle créature aurait survécu? Que c’était un organisme supérieur qui aller durer? Pourtant, tout porte à croire que Sanctacarisest vraiment un chélicérate.
Comme il a six paires d’appendices au bon endroit sur la tête, cet animal pourrait au moins être apparenté à une des lignées encore existantes. Mais l’auriez-vous su? Qui l’aurait su? »
« Voici Opabinia, qui, à mon avis, représente l’une des étapes décisives de l’histoire de la connaissance humaine. »
« Walcott, qui le considérait comme un arthropode, une sorte de crevette, l’a classé automatiquement, comme à son habitude, dans les groupes d’organismes modernes. C’est la première créatureréinterprétée par Whittington qui permet de sortir du cadre conceptuel préétabli et d’apercevoir un monde nouveau. »
« Whittington pensait à un arthropode quand il entrepris ses travaux sur Opabiniaau début des années 1970. À la différence de Walcott, il s’est rendu compte que ces créatures présentaient un certain caractère tridimensionnel, qu’elles n’étaient pas simplement des impressions laissées sur la roche… »
« … et qu’il pourrait trouver des structures sous-jacentes par dissection. Il s’est dit qu’il pouvait résoudre l’énigme, qu’il allait disséquer le corps et trouver les appendices en dessous, et ainsi démontrer qu’il s’agissait d’un arthropode. Mais il n’a rien trouvé: il n’y a pas d’appendices. »
« Sa reconstitution d’Opabiniaa révélé que ce n’était pas un arthropode, mais une créature bizarre ayant sa propre anatomie. La monographie sur Opabiniapubliée en 1975 représente selon moi une percée dans la réinterprétation des schistes de Burgess. »
« Voici le dessin de Marianne représentant Opabinia, cette créature bizarre qui possède cinq yeux – comptez-les –, une trompe frontale qui ressemble à un tuyau d’aspirateur et qui se termine par un appareil de collecte de nourriture, une partie arrière ressemblant à un soufflet, puis une queue. Je ne sais pas ce que c’est, mais c’est étrange. »
« Voici Nectocaris, une créature singulière qui a l’apparence d’un chordé vue de derrière et qui possède une nageoire caudale… »
« … mais qui ressemble davantage à un octopode à l’avant. Qui sait? »
« Dinomischusest un organisme tout aussi bizarre, en forme de tige… »
« … qui n’a aucune affinité avec d’autres espèces. »
« Voici maintenant Odontogriphus, c’est-à-dire l’« énigme dentée », nom qui lui convient parfaitement. »
« C’est un animal au corps aplati, gélatineux et annelé dont la bouche est entourée d’une rangée de « dents » et bordée d’une paire de palpes sensoriels. »
« Walcott a décrit trois genres distincts, qu’il a classés, selon son habitude, dans trois groupes classiques.
L’animal qu’il a appelé une méduse et baptisée Peytoia.. »
« Celui qu’il a classé comme concombre de mer, qu’il a appelé Laggania. »
« Et cette créature, dont le corps ressemble à celui d’un arthropode, qui avait déjà été décrite et baptisée Anomalocaris, c’est à dire « étrange crevette ». Je crois que vous avez deviné: »
« ces trois créatures n’en forment qu’une, l’une des plus bizarres de la faune étrange de Burgess.
C’est aussi le plus gros organisme du Cambrien. Certains spécimens font presque un mètre de long.
La soi-disant méduse est en fait sa bouche. Contrairement aux mâchoires d’un vertébré, la bouche d’Anomalocaris est circulaire et agit comme un casse-noix.
Ce qu’on appelait Anomalocarisest en fait une paire d’appendices préhenseurs, tandis que le supposé concombre de mer constitue le corps de l’animal. »
La première expédition du ROM aux schistes de Burgess, 1975 (0:42)
DESCRIPTION : Hélicoptère transportant une charge dans les montagnes
DESCRIPTION : Équipement et hélicoptère décollant
DESCRIPTION : Tentes surplombant la vallée par temps couvert
DESCRIPTION : Pancarte avec montagne en arrière-plan
Panneau d’affichage en bordure de sentier vers la carrière Walcott
DESCRIPTION : Versant de la montagne couvert de neige
DESCRIPTION : Deux hommes taillant la roche avec une scie
DESCRIPTION : Hélicoptère avec son filet
DESCRIPTION : Versant d’une montagne
RÉSUMÉ : Desmond Collins, ancien conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, parle en 1991 de ses premiers travaux aux schistes de Burgess. (1:07) (1:14)
DESCRIPTION : Desmond Collins s’adressant à la camera
« C’est en 1972 que je suis venu ici pour la première fois. J’assistais à un congrès international de géologie et j’avais aussi une réunion à Montréal. On a amené les paléontologues à la carrière et j’ai remarqué qu’il y avait de meilleurs spécimens dans le talus d’éboulis sous la carrière Walcott que ceux de nos collections. Comme on pensait monter une nouvelle exposition au Musée, à Toronto, j’ai demandé à Parcs Canada la permission de venir faire des fouilles. On a finalement obtenu leur permission en 1975 et on a amené un groupe de 8 personnes. On a trouvé des fossiles dans le talus d’éboulis, au-dessous de la carrière Walcott et de la carrière Raymond, et aussi sur les pentes un peu au sud, là où il y a des roches érodées. Et ces roches contenaient quelques spécimens rares et nouveaux, ce qui nous indiquait qu’il devait y avoir au moins une ou deux couches fossilifères inexplorées sur le même versant, sans doute au-dessus de la carrière Walcott. Et c’est le site qu’on a trouvé en 1984 et où on a fait des fouilles en 1988, 1989 et 1990. »
Les fouilles au site Sanctacarissur le mont Stephen, 1983 (0:42)
DESCRIPTION : Hélicoptère soulevant une structure en bois
DESCRIPTION : Vue aérienne de l’hélicoptère transportant la structure en bois
DESCRIPTION : Groupe d’hommes portant la structure en bois en haut de la pente
DESCRIPTION : Hommes assis
DESCRIPTION : Hommes au travail sur le versant d’une montagne
DESCRIPTION : Fossile trouvé dans une roche, une pièce servant d’échelle de mesure
DESCRIPTION : Homme perforant la roche avec un marteau-piqueur
DESCRIPTION : Homme utilisant un burin pour cliver la roche
RÉSUMÉ : Les fouilles au-dessus des carrières Walcott et Raymond (site plus tard nommé carrière Collins) en 1984 et 1988 (1:12)
DESCRIPTION : Hélicoptère larguant du matériel
DESCRIPTION : Chercheurs taillant des blocs de schiste
DESCRIPTION : Chercheurs posant avec le drapeau du ROM
DESCRIPTION : Chercheurs notant des données
DESCRIPTION : Vue aérienne du versant de la montagne
DESCRIPTION : Position du campement sur la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Plaques indiquant les fossiles
DESCRIPTION : Chef de l’expédition discutant avec des touristes
DESCRIPTION : Versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs fendant des roches
DESCRIPTION : Paysage de neige au campement
DESCRIPTION : Campement enneigé
DESCRIPTION : Membres de l’expédition posant dans la neige avec le drapeau du ROM
RÉSUMÉ : Vue aérienne, par hélicoptère, de l’arrivée à la carrière Walcott en 1990 (0:51)
DESCRIPTION : Vue de l’hélicoptère se dirigeant vers la crête aux fossiles, puis vers les carrières Walcott et Raymond
DESCRIPTION : Campement du ROM dans la carrière Walcott
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
L’expédition du ROM de 1990 (0:26)
DESCRIPTION : Hommes creusant un banc de neige profond
DESCRIPTION : Hommes assis dans la carrière
DESCRIPTION : Homme taillant la roche avec une scie
DESCRIPTION : Homme utilisant une barre à mine pour séparer des plaques de roche
DESCRIPTION : Chercheurs assis à une table couverte de roches
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : Paysages et vie au campement (1:59) (1:56)
DESCRIPTION : Paléontologues en route vers la crête aux fossiles
DESCRIPTION : Vue de la cascade Whisky-Jack
DESCRIPTION : Paléontologues fouillant le talus d’éboulis dans les couches à trilobites du mont Stephen
DESCRIPTION : Brouillard épais sur la montagne
DESCRIPTION : Paléontologues en montagne, dans le brouillard
DESCRIPTION: Village de Field, près de la rivière Kicking Horse, vu des couches à trilobites du mont Stephen
DESCRIPTION : Vue du campement du ROM, sous la crête aux fossiles
DESCRIPTION : La crête aux fossiles vue du campement du ROM, la tente au premier plan
DESCRIPTION : Paléontologues au campement à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Desmond Collins, ancien conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, préparant le souper sous la tente
DESCRIPTION : Moment de détente sous la tente
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
RÉSUMÉ: Le paléontologue Terry Fletcher fait part de ses impressions sur les schistes de Burgess en 1992. (0:35) (0:38)
DESCRIPTION : Terry Fletcher s’adressant à la caméra en 1992
« Plus je vois les schistes de Burgess, plus j’ai l’impression de les avoir vus ailleurs. C’est sans aucun doute ces fossiles à corps mou, la façon magnifique dont certains ont été préservés… à 90 %. On devient blasé, après plusieurs saisons ici, on se dit : « Oh, bon, je connais. » Mais chaque jour, on trouve peut-être un spécimen spectaculaire. Hier, on en a eu un autre exemple. On a trouvé un spécimen… je crois qu’il n’en existe qu’un à quoi il puisse se comparer. Des jours comme ça, on s’en souvient, ici. »
RÉSUMÉ: Le paléontologue Peter Allison fait part de ses réflexions sur la reconstitution du milieu des schistes de Burgess en 1992. (0:30) (0:30)
DESCRIPTION : Peter Allison s’adressant à la caméra en 1992
« Si on veut essayer de comprendre comment un organisme vivait, si on veut en faire une reconstitution, il faut savoir dans quel milieu il vivait. Avant, on pensait que tous ces organismes avaient vécu ailleurs et qu’ils avaient été déposés là. On pensait que l’anoxie était nécessaire pour la préservation des fossiles. On sait maintenant que ce n’est pas le cas. Donc, certains de ces organismes pourraient avoir vécu ici et ça pourrait avoir un impact sur leur reconstitution possible. »
Les expéditions du ROMde 1991 à 1993 (1:32)
DESCRIPTION : Les expéditions du ROM de 1991 à 1993 (1:32)
DESCRIPTION : déchargeant le matériel dans la carrière Walcott
DESCRIPTION : fouillant dans les roches de la carrière
DESCRIPTION : Campement avec un arc-en-ciel en arrière-plan
DESCRIPTION : Chèvre sur le versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheur tapant sur la roche
DESCRIPTION : Versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs dans la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs fouillant dans les roches
DESCRIPTION : Vue aérienne du versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs triant de grands sacs
DESCRIPTION : Chercheurs triant de grands sacs
DESCRIPTION : Posant avec un fossile dans la carrière Raymond
DESCRIPTION : Vue éloignée de la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs utilisant des barres à mine sur de grandes plaques de roche
DESCRIPTION : Examinant des plaques à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Examinant des plaques à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Chef de l’expédition posant devant la carrière
Desmond Collins dans la carrière Raymond, 1993
RÉSUMÉ : Aperçu des fouilles dans la carrière Walcott en 1994 (2:33) (3:02)
DESCRIPTION : Chercheur dans la carrière, occupé à fendre une roche à la masse et au burin
DESCRIPTION : Desmond Collins, ancien conservateur de paléontologie des invertébrés et chef d’expédition, s’adressant à la caméra, debout dans la carrière
« L’une des difficultés, cette année, c’est que la couche de type à phyllopodes, une couche argentée de couleur foncée, a tendance à se fragmenter en tout petits morceaux. On a du mal à trouver de grandes plaques. Walcott en avait récolté très peu et j’avais toujours pensé que c’était dommage, mais on s’aperçoit maintenant qu’en réalité, cela vient de la roche. C’est très difficile d’obtenir de larges surfaces avec beaucoup de fossiles. La roche a tendance à s’effriter. »
DESCRIPTION : Paléontologues dans la carrière dégageant des roches
« Derrière eux, le talus d’éboulis plus haut vient des fouilles effectuées ces deux ou trois dernières années. Ces fragments de roche ont roulé dans la carrière pendant l’hiver. En dessous, et au-dessus du fond de la carrière où ils travaillent, il y a une couche de débris de cinq pieds en provenance de l’ancienne carrière Walcott. Ils se sont accumulés un peu après le départ de Walcott et aussi quand il était ici. C’est donc la première fois qu’on fait des fouilles dans cette partie de la carrière Walcott. Et quatre ou cinq pieds au-dessus du plancher de la carrière actuelle, il y a le roc qu’il faut tailler pour pouvoir atteindre les couches fossilifères. »
DESCRIPTION : Desmond Collins, debout dans la carrière, s’adressant à la caméra
« Dans l’ensemble, la saison s’annonce bonne. On a recueilli plus de fossiles cette année que les saisons précédentes, en partie, je crois, à cause du temps magnifique. On a eu six semaines de soleil, ce qui aide beaucoup. Aujourd’hui, c’est sans doute la pire journée de l’été. Mais on a trouvé de nouveaux fossiles et de rares spécimens d’autres espèces qui n’ont pas encore été décrits, et on devrait avoir une bien meilleure idée de la faune des schistes de Burgess grâce à cette saison de fouilles. »
DESCRIPTION : Paléontologues dévalant la pente en courant
DESCRIPTION : Paléontologues au campement, le soir
DESCRIPTION : Paléontologues discutant plus tard dans la pénombre
DESCRIPTION : Jeune garçon s’amusant avec un bidon à fossiles
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
RÉSUMÉ : Desmond Collins, ancien conservateur de paléontologie des invertébrés et chef d’expédition, décrit les strates de la carrière Walcott. (2:07) (2:11)
DESCRIPTION : Desmond Collins, debout dans la carrière, s’adressant à la caméra
« Je suis sur le plancher de l’ancienne carrière Walcott de 1917 et même d’avant. La couche à phyllopodes commence à environ sept pieds six, jusque là. »
DESCRIPTION : Desmond Collins montrant une couche rocheuse au-dessus de sa tête
« Les quatre pieds du bas de la couche à phyllopodes sont les plus importants pour les fossiles. Il y a quatre couches séparées que Walcott avait appelées Eldonia pour la couche supérieure, Canadaspispour la couche du dessous, puis la couche 10, sans nom, mais qui contenait une grande variété de fossiles, et finalement, à peu près à la hauteur de mes pieds, Marrella, qui renfermait la plupart de ces organismes étranges à corps mou. Avant, on ne savait jamais exactement où on était parce que ces couches diffèrent un peu en épaisseur. Et rien ne permet de les distinguer sur la face de la roche. Tim Sullivan a commencé à forer ici – d’ailleurs, on voit les marques – et il a fendu cette plaque et exposé tous ces beaux spécimens d’Eldonia. »
DESCRIPTION : Desmond Collins ramassant une grande plaque de roche et montrant un fossile
« Voilà un spécimen particulièrement intéressant. On peut voir son corps en forme de méduse, avec le « tablier », et ce cercle foncé, là, c’est le tube digestif et au bout, on voit parfois les tentacules nourriciers. Mais vous voyez qu’il y en a plusieurs : un ici, et puis un là, encore un là… »
DESCRIPTION : Desmond Collins montrant différents fossiles
« Il y en a plusieurs là. Évidemment, le nom d’Eldoniapour désigner cette couche était bien choisi. »
DESCRIPTION : Desmond Collins s’adressant à la caméra
« Remarquez que la couche Eldoniaest la seule où on trouve fréquemment ce fossile. C’est rare dans les autres couches. Et cette couche fait à peu près deux pouces d’épaisseur seulement, c’est le meilleur marqueur stratigraphique de la couche à phyllopodes. Alors, maintenant qu’on l’a découverte, on va l’indiquer sur la paroi de la carrière et on va mesurer tout le reste à partir de ce niveau. Donc, la couche Eldoniaa un double avantage, d’abord parce qu’elle nous fournit quelques très beaux fossiles d’animaux très rares et très rarement préservés, puisque ce sont exclusivement des organismes à corps mou, et ensuite parce qu’elle nous sert maintenant de marqueur dans ce territoire. »
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
L’expédition du ROM de 1994 (0:26)
DESCRIPTION : aérienne du versant de la montagne
DESCRIPTION : Deux hommes utilisant un marteau-piqueur
DESCRIPTION : Chercheurs pellettant des roches hors de la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs marquant une pause dans la carrière
DESCRIPTION : Ruban à mesurer indiquant la profondeur de la roche
DESCRIPTION : Fossile réassemblé sur différentes plaques
DESCRIPTION : Marmotte dans une carrière
DESCRIPTION : Chef de l’expédition assis à la table
DESCRIPTION : Photo d’une carrière déblayéee
DESCRIPTION : Photo d’une carrière déblayéee
© Musée royal de l’Ontario
Exploitation de la carrière Walcott 1995 (0:54)
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Chercheur déneigeant la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs marquant une pause dans la carrière
DESCRIPTION : Homme posant dans la carrière, muni d’une barre à mine
DESCRIPTION : Chèvre des montagnes dans la carrière
DESCRIPTION : Groupe de chèvres passant près d’un chercheur
DESCRIPTION : Homme et femme posant avec un fossile
DESCRIPTION : Grande plaque de Pierre
DESCRIPTION : Chercheur étudiant les roches à la limite de la carrière
DESCRIPTION : Vue de la carrière
DESCRIPTION : Membres d’une expédition posant avec le drapeau du ROM
© Musée royal de l’Ontario
Expédition sur le terrain du ROM1997 (0:22)
DESCRIPTION : Chèvre près de chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Deux hommes posant avec un fossile
DESCRIPTION : Chèvre se reposant au-dessus de la carrière où travaillent des hommes
DESCRIPTION : Plan d’ensemble du versant de la montagne où l’on voit les carrières
RÉSUMÉ : Fouilles de l’équipe du ROM dans la carrière Walcott. (3:27) (3:27)
DESCRIPTION : Paléontologue utilisant un marteau-piqueur à essence Cobra dans la carrière
DESCRIPTION : Gros plan du trou et du marteau-piqueur
DESCRIPTION : Panoramique sur la paroi de la carrière montrant les trous creusés
DESCRIPTION : Paléontologues examinant des roches dans la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs déblayant des fragments de roches
DESCRIPTION : Paléontologue enfonçant une pointe dans la roche à l’aide d’une masse
DESCRIPTION : Paléontologue essayant de fendre une grosse roche à l’aide d’une masse, sans résultat
DESCRIPTION : Paléontologue clivant une grosse roche au burin, puis étudiant les fossiles à l’intérieur
DESCRIPTION : Paléontologue utilisant un gros ciseau pour fendre une roche, puis jetant la plaque en bas de la pente
DESCRIPTION : Paléontologue enfonçant une pointe dans la roche à l’aide d’une masse
DESCRIPTION : Petits fragments se détachant de la roche
DESCRIPTION : Gros plan d’une roche se brisant sous l’action d’un burin, montrant le plan de clivage
DESCRIPTION : Paléontologue montrant à la caméra le fossile découvert
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
Expédition sur le terrain du ROM1998 (1:02)
DESCRIPTION : Chercheurs déblayant la carrière
DESCRIPTION : Campement avec les montagnes en arrière-plan
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Chercheur utilisant un marteau-piqueur dans une carrière
DESCRIPTION : Tentes, montagnes au loin
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Groupe de chèvres marchant au-dessus de la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs utilisant une barre à mine pour déplacer une plaque de roche
DESCRIPTION : Deux chercheurs tapant sur une plaque
DESCRIPTION : Chèvre surveillant des chercheurs
DESCRIPTION : Deux chercheurs en quête de fossils
DESCRIPTION : Chercheur fendant une roche devant une vue spectaculaire
RÉSUMÉ : Fouilles dans la carrière Walcott en 1999 (1:36) (1:36)
DESCRIPTION : Panoramique du lac Emerald et des chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Gros plan d’un paléontologue à la recherche de fragments de fossiles
DESCRIPTION : Plan d’ensemble des paléontologues dans la carrière
DESCRIPTION : Paléontologues nettoyant des roches avec des brosses
DESCRIPTION : Lent travelling avant sur un chercheur nettoyant un fossile de trilobite avec une brosse et de l’eau
DESCRIPTION : Paléontologues martelant des roches dans la carrière
DESCRIPTION : Paléontologues fendant des roches avec des marteaux
DESCRIPTION : Panoramique de la carrière, montrant des chercheurs en train de nettoyer des roches
DESCRIPTION : Panoramique jusqu’au sommet de la carrière; un chercheur sort d’une tente verte
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
Expédition sur le terrain du ROMà la carrière Walcott 1999 (1:02)
DESCRIPTION : Trois tentes dans une plaine enneigée
DESCRIPTION : Vue du camp enneigé
DESCRIPTION : Chercheurs dans la neige
DESCRIPTION : à partir de la carrière Walcott du campement enneigé
DESCRIPTION : Chercheurs déneigeant la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs déneigeant le plancher de la carrière
DESCRIPTION : Carrière
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Journée de brouillard dans une carrière
DESCRIPTION : Chèvre observant les chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Coucher de soleil sur les Rocheuses
DESCRIPTION : Vue aérienne de la carrière
Expédition sur le terrain du ROMà la carrière Walcott 2000 (0:51)
DESCRIPTION : Hélicoptère se préparant à décoller
DESCRIPTION : Chercheurs assis dans un campement enneigé
DESCRIPTION : Chercheurs creusant après une grosse chute de neige
DESCRIPTION : Utilisation d’une scie pour tailler la neige
DESCRIPTION : Versant d’une montagne
DESCRIPTION : Deux hommes posant dans la carrière
DESCRIPTION : Vue de la carrière montrant l’étendue des fouilles
DESCRIPTION : Équipe posant avec le drapeau du ROM
DESCRIPTION : Vue brumeuse et pluvieuse de la carrière
DESCRIPTION : Versant de la montagne
RÉSUMÉ : Aperçu de l’expédition de 2008 expédition au glacier Stanley (4:49) (4:49)
DESCRIPTION : Chercheurs dans un hélicoptère regardant le paysage
DESCRIPTION : Montagnes vues de l’hélicoptère
DESCRIPTION : Vue de l’hélicoptère qui s’envole
DESCRIPTION : Chercheurs marchant dans une vallée couverte de petites pierres et de plaques de neige
DESCRIPTION : Flanc de la montagne, avec la roche à nu et des éboulis
DESCRIPTION : Plan d’ensemble montrant des chercheurs marchant sur un terrain très rocailleux
DESCRIPTION : Chercheurs utilisant marteau et ciseau pour fendre une roche
DESCRIPTION : Vue du site de fouilles, avec outils et pot à eau
DESCRIPTION : Gros plan de chercheurs trouvant des fossiles
DESCRIPTION : Chercheurs à l’heure du diner
DESCRIPTION : Gros plan d’une scie à roche découpant une plaque de roche
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario et chef d’expédition, détachant à la scie à roche une plaque carrée. Il la passe à un autre chercheur qui la montre à la caméra
« Voyons voir. Rapproche-le. Plus près. »
DESCRIPTION : Chercheur examinant des plaques de roche à la recherche de fossils
DESCRIPTION : Chercheurs étudiant des roches
DESCRIPTION : Chercheur examinant des roches à la loupe
DESCRIPTION : Emballage de fossiles dans du papier journal, commentaires de Jean-Bernard Caron
« Jason emballe des fossiles, juste comme le faisait Walcott. »
DESCRIPTION : Allison Daley tenant des fossiles enveloppés dans un sac de toile
« Ces échantillons de roches carbonées, Mikhail va les dissoudre pour voir si elles renferment des fossiles à petites coquilles. Donc, plein de projets en cours. »
DESCRIPTION : Hélicoptère arrivant dans la vallée
DESCRIPTION : Chercheur fixant un filet rempli de matériel sous l’hélicoptère qui s’envole
DESCRIPTION : Le glacier Stanley, sur le versant de la montagne, vu de l’hélicoptère
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : Randonnée des membres de l’équipe du ROM en direction de la carrière Walcott en 2008 (5:49) (6:15)
DESCRIPTION : Paléontologues marchant dans la forêt et dépassant la chute Whisky-Jack
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés et chef d’expédition, s’adressant à la caméra tout en marchant
« Je guide notre équipe vers les schistes de Burgess, vers la carrière Walcott. »
DESCRIPTION : Panoramique sur la chute et retour vers Jean-Bernard Caron
« Ce versant est la face nord des monts Wapta et Field. C’est une longue randonnée, mais on devrait arriver à la carrière Walcott d’ici 2 à 3 heures. »
DESCRIPTION : Paléontologues devant un panneau d’interprétation
DESCRIPTION : Paysage vu par un randonneur en marche
DESCRIPTION : Vue distante de la chute
DESCRIPTION : Paléontologues marchant sur le sentier et parvenant en haut d’une petite montée
DESCRIPTION : Fleurs sauvages photographiées par des randonneurs
DESCRIPTION : Panneau indiquant le sentier du Haut-Plateau Wapta
DESCRIPTION : Travelling arrière à partir d’une grande chute (sous le pic Vice President)
DESCRIPTION : Marmotte au soleil sur une roche et randonneurs s’arrêtant pour prendre des photos
DESCRIPTION : Paléontologues s’arrêtant pour casser la croûte et contemplant le lac Emerald
DESCRIPTION : Vue sur les montagnes au loin, description de Jean-Bernard Caron
« Voici le mont Stephen et là, au milieu, le mont Field et en arrière, le talus d’éboulis et la crête aux fossiles, avec la carrière Walcott. On arrivera à cette carrière par le nord et notre prochaine pause sera au campement de Walcott. »
DESCRIPTION : Clairière, description de Jean-Bernard Caron
« C’est ici que le ROM avait son campement, du milieu des années 1990 à 2000. Ces expéditions dans les schistes de Burgess étaient dirigées par Desmond Collins et comptaient d’habitude 7 ou 8 assistants. Aujourd’hui, on ne voit plus de traces du campement. »
DESCRIPTION : Paléontologues prenant des photos sur une pente rocheuse
DESCRIPTION : Paléontologues examinant des roches à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Paléontologues ramassant des roches à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Commentaires de Jean-Bernard Caron, debout sur le versant de la montagne
« Walcott a dû prendre ce sentier en 1909 et découvrir des fossiles par ici. Toutes ces petites plaques de roche »
DESCRIPTION : Panoramique de la montagne montrant le talus d’éboulis et les affleurements rocheux, description de Jean-Bernard Caron
« que vous voyez autour de vous viennent du talus d’éboulis, des roches qui ont été entraînées vers le bas par la neige et les avalanches. Mais en 1909, on ne connaissait pas l’affleurement rocheux. Walcott est revenu en 1910 et c’est là qu’il a découvert le principal site fossilifère. »
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron s’adressant à la caméra
« Alors, on est sur le sentier juste au-dessous des carrières principales et on voit quelques fossiles. »
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron décrivant des fossiles découverts près du sentier, sous la carrière Walcott
« Voici un fossile appelé Vauxia. C’est une éponge. On en voit plusieurs sur cette plaque et il y a différents spécimens préservés sur différentes plaques. Il y a aussi des fossiles avec des tissus mous et des fossiles à parties dures. »
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron saisissant une plaque de roche et montrant plusieurs fossiles
Sur cette plaque, il y a de petits fossiles de trilobites. En fait, si on regarde de près, on peut voir plusieurs spécimens. Quand Walcott faisait des fouilles ou qu’il se déplaçait à cheval, en 1909, il pouvait probablement voir facilement tous ces fossiles car ils étaient sans doute bien plus abondants qu’aujourd’hui.
DESCRIPTION : Paléontologues marchant sur un sentier et dépassant un panneau d’interdiction d’accès
DESCRIPTION : Versant de la montagne, avec en arrière-plan la carrière et des éboulis en contrebas, commentaires de Jean-Bernard Caron
« Le talus d’éboulis de la carrière Walcott et, au-dessus, celle de Raymond. On y est presque. »
DESCRIPTION : Carrière Walcott avec un peu de neige, description de Jean-Bernard Caron
« Voilà la carrière Walcott, côté nord. C’est le 4 août 2008, mais il reste encore un peu de neige qui n’a pas fondu. Et il y a d’énormes tas de gravats qui proviennent des fouilles du ROM et aussi de fouilles menées antérieurement par Walcott. »
DESCRIPTION : Vue prise de la carrière Walcott, montrant de la neige, commentaires de Jean-Bernard Caron
« On pénètre dans cette carrière par le côté nord. »
DESCRIPTION : Le paléontologue Robert Gaines ouvrant son sac à dos et en sortant un appareil photo
DESCRIPTION : Paléontologues dans la carrière prenant des photos
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : L’expédition du ROM au site S7 et au mont Stephen en 2010 (1:23)
DESCRIPTION : Vaste vallée entourée de montagnes
DESCRIPTION : Montagne surmontée d’un glacier
DESCRIPTION : Gros plan du versant de la montagne
DESCRIPTION : Tente sur le versant de la montagne
DESCRIPTION : Tente sur le versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs suivant un sentier sur le versant d’une montagne
DESCRIPTION : Campement sur le versant de la montagne avec vallée à l’arrière-plan
DESCRIPTION : Chercheurs marquant une pause
DESCRIPTION : Femme portant un harnais d’alpiniste sur le versant d’une montagne
DESCRIPTION : Chercheurs munis de scies à roche sur le versant d’une montagne
DESCRIPTION : Plaques détachées de la roche
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Versant d’une montagne
DESCRIPTION : Affleurement rocheux sur une montagne
DESCRIPTION : Plan d’ensemble de la vallée
DESCRIPTION : Campement sur le versant de la montagne
L’épaulement nord-ouest du mont Stephen en 2010 (0:42)
TITRE: L’expédition du ROM au mont Odaray en 2010 (1:07)
La première expédition du ROM aux schistes de Burgess, 1975 (0:42)
DESCRIPTION : Hélicoptère transportant une charge dans les montagnes
DESCRIPTION : Équipement et hélicoptère décollant
DESCRIPTION : Tentes surplombant la vallée par temps couvert
DESCRIPTION : Pancarte avec montagne en arrière-plan
Panneau d’affichage en bordure de sentier vers la carrière Walcott
DESCRIPTION : Versant de la montagne couvert de neige
DESCRIPTION : Deux hommes taillant la roche avec une scie
DESCRIPTION : Hélicoptère avec son filet
DESCRIPTION : Versant d’une montagne
RÉSUMÉ : Desmond Collins, ancien conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, parle en 1991 de ses premiers travaux aux schistes de Burgess. (1:07) (1:14)
DESCRIPTION : Desmond Collins s’adressant à la camera
« C’est en 1972 que je suis venu ici pour la première fois. J’assistais à un congrès international de géologie et j’avais aussi une réunion à Montréal. On a amené les paléontologues à la carrière et j’ai remarqué qu’il y avait de meilleurs spécimens dans le talus d’éboulis sous la carrière Walcott que ceux de nos collections. Comme on pensait monter une nouvelle exposition au Musée, à Toronto, j’ai demandé à Parcs Canada la permission de venir faire des fouilles. On a finalement obtenu leur permission en 1975 et on a amené un groupe de 8 personnes. On a trouvé des fossiles dans le talus d’éboulis, au-dessous de la carrière Walcott et de la carrière Raymond, et aussi sur les pentes un peu au sud, là où il y a des roches érodées. Et ces roches contenaient quelques spécimens rares et nouveaux, ce qui nous indiquait qu’il devait y avoir au moins une ou deux couches fossilifères inexplorées sur le même versant, sans doute au-dessus de la carrière Walcott. Et c’est le site qu’on a trouvé en 1984 et où on a fait des fouilles en 1988, 1989 et 1990. »
Les fouilles au site Sanctacarissur le mont Stephen, 1983 (0:42)
DESCRIPTION : Hélicoptère soulevant une structure en bois
DESCRIPTION : Vue aérienne de l’hélicoptère transportant la structure en bois
DESCRIPTION : Groupe d’hommes portant la structure en bois en haut de la pente
DESCRIPTION : Hommes assis
DESCRIPTION : Hommes au travail sur le versant d’une montagne
DESCRIPTION : Fossile trouvé dans une roche, une pièce servant d’échelle de mesure
DESCRIPTION : Homme perforant la roche avec un marteau-piqueur
DESCRIPTION : Homme utilisant un burin pour cliver la roche
RÉSUMÉ : Les fouilles au-dessus des carrières Walcott et Raymond (site plus tard nommé carrière Collins) en 1984 et 1988 (1:12)
DESCRIPTION : Hélicoptère larguant du matériel
DESCRIPTION : Chercheurs taillant des blocs de schiste
DESCRIPTION : Chercheurs posant avec le drapeau du ROM
DESCRIPTION : Chercheurs notant des données
DESCRIPTION : Vue aérienne du versant de la montagne
DESCRIPTION : Position du campement sur la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Plaques indiquant les fossiles
DESCRIPTION : Chef de l’expédition discutant avec des touristes
DESCRIPTION : Versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs fendant des roches
DESCRIPTION : Paysage de neige au campement
DESCRIPTION : Campement enneigé
DESCRIPTION : Membres de l’expédition posant dans la neige avec le drapeau du ROM
RÉSUMÉ : Vue aérienne, par hélicoptère, de l’arrivée à la carrière Walcott en 1990 (0:51)
DESCRIPTION : Vue de l’hélicoptère se dirigeant vers la crête aux fossiles, puis vers les carrières Walcott et Raymond
DESCRIPTION : Campement du ROM dans la carrière Walcott
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
L’expédition du ROM de 1990 (0:26)
DESCRIPTION : Hommes creusant un banc de neige profond
DESCRIPTION : Hommes assis dans la carrière
DESCRIPTION : Homme taillant la roche avec une scie
DESCRIPTION : Homme utilisant une barre à mine pour séparer des plaques de roche
DESCRIPTION : Chercheurs assis à une table couverte de roches
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : Paysages et vie au campement (1:59) (1:56)
DESCRIPTION : Paléontologues en route vers la crête aux fossiles
DESCRIPTION : Vue de la cascade Whisky-Jack
DESCRIPTION : Paléontologues fouillant le talus d’éboulis dans les couches à trilobites du mont Stephen
DESCRIPTION : Brouillard épais sur la montagne
DESCRIPTION : Paléontologues en montagne, dans le brouillard
DESCRIPTION: Village de Field, près de la rivière Kicking Horse, vu des couches à trilobites du mont Stephen
DESCRIPTION : Vue du campement du ROM, sous la crête aux fossiles
DESCRIPTION : La crête aux fossiles vue du campement du ROM, la tente au premier plan
DESCRIPTION : Paléontologues au campement à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Desmond Collins, ancien conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario, préparant le souper sous la tente
DESCRIPTION : Moment de détente sous la tente
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
RÉSUMÉ: Le paléontologue Terry Fletcher fait part de ses impressions sur les schistes de Burgess en 1992. (0:35) (0:38)
DESCRIPTION : Terry Fletcher s’adressant à la caméra en 1992
« Plus je vois les schistes de Burgess, plus j’ai l’impression de les avoir vus ailleurs. C’est sans aucun doute ces fossiles à corps mou, la façon magnifique dont certains ont été préservés… à 90 %. On devient blasé, après plusieurs saisons ici, on se dit : « Oh, bon, je connais. » Mais chaque jour, on trouve peut-être un spécimen spectaculaire. Hier, on en a eu un autre exemple. On a trouvé un spécimen… je crois qu’il n’en existe qu’un à quoi il puisse se comparer. Des jours comme ça, on s’en souvient, ici. »
RÉSUMÉ: Le paléontologue Peter Allison fait part de ses réflexions sur la reconstitution du milieu des schistes de Burgess en 1992. (0:30) (0:30)
DESCRIPTION : Peter Allison s’adressant à la caméra en 1992
« Si on veut essayer de comprendre comment un organisme vivait, si on veut en faire une reconstitution, il faut savoir dans quel milieu il vivait. Avant, on pensait que tous ces organismes avaient vécu ailleurs et qu’ils avaient été déposés là. On pensait que l’anoxie était nécessaire pour la préservation des fossiles. On sait maintenant que ce n’est pas le cas. Donc, certains de ces organismes pourraient avoir vécu ici et ça pourrait avoir un impact sur leur reconstitution possible. »
Les expéditions du ROMde 1991 à 1993 (1:32)
DESCRIPTION : Les expéditions du ROM de 1991 à 1993 (1:32)
DESCRIPTION : déchargeant le matériel dans la carrière Walcott
DESCRIPTION : fouillant dans les roches de la carrière
DESCRIPTION : Campement avec un arc-en-ciel en arrière-plan
DESCRIPTION : Chèvre sur le versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheur tapant sur la roche
DESCRIPTION : Versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs dans la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs fouillant dans les roches
DESCRIPTION : Vue aérienne du versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs triant de grands sacs
DESCRIPTION : Chercheurs triant de grands sacs
DESCRIPTION : Posant avec un fossile dans la carrière Raymond
DESCRIPTION : Vue éloignée de la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs utilisant des barres à mine sur de grandes plaques de roche
DESCRIPTION : Examinant des plaques à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Examinant des plaques à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Chef de l’expédition posant devant la carrière
Desmond Collins dans la carrière Raymond, 1993
RÉSUMÉ : Aperçu des fouilles dans la carrière Walcott en 1994 (2:33) (3:02)
DESCRIPTION : Chercheur dans la carrière, occupé à fendre une roche à la masse et au burin
DESCRIPTION : Desmond Collins, ancien conservateur de paléontologie des invertébrés et chef d’expédition, s’adressant à la caméra, debout dans la carrière
« L’une des difficultés, cette année, c’est que la couche de type à phyllopodes, une couche argentée de couleur foncée, a tendance à se fragmenter en tout petits morceaux. On a du mal à trouver de grandes plaques. Walcott en avait récolté très peu et j’avais toujours pensé que c’était dommage, mais on s’aperçoit maintenant qu’en réalité, cela vient de la roche. C’est très difficile d’obtenir de larges surfaces avec beaucoup de fossiles. La roche a tendance à s’effriter. »
DESCRIPTION : Paléontologues dans la carrière dégageant des roches
« Derrière eux, le talus d’éboulis plus haut vient des fouilles effectuées ces deux ou trois dernières années. Ces fragments de roche ont roulé dans la carrière pendant l’hiver. En dessous, et au-dessus du fond de la carrière où ils travaillent, il y a une couche de débris de cinq pieds en provenance de l’ancienne carrière Walcott. Ils se sont accumulés un peu après le départ de Walcott et aussi quand il était ici. C’est donc la première fois qu’on fait des fouilles dans cette partie de la carrière Walcott. Et quatre ou cinq pieds au-dessus du plancher de la carrière actuelle, il y a le roc qu’il faut tailler pour pouvoir atteindre les couches fossilifères. »
DESCRIPTION : Desmond Collins, debout dans la carrière, s’adressant à la caméra
« Dans l’ensemble, la saison s’annonce bonne. On a recueilli plus de fossiles cette année que les saisons précédentes, en partie, je crois, à cause du temps magnifique. On a eu six semaines de soleil, ce qui aide beaucoup. Aujourd’hui, c’est sans doute la pire journée de l’été. Mais on a trouvé de nouveaux fossiles et de rares spécimens d’autres espèces qui n’ont pas encore été décrits, et on devrait avoir une bien meilleure idée de la faune des schistes de Burgess grâce à cette saison de fouilles. »
DESCRIPTION : Paléontologues dévalant la pente en courant
DESCRIPTION : Paléontologues au campement, le soir
DESCRIPTION : Paléontologues discutant plus tard dans la pénombre
DESCRIPTION : Jeune garçon s’amusant avec un bidon à fossiles
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
RÉSUMÉ : Desmond Collins, ancien conservateur de paléontologie des invertébrés et chef d’expédition, décrit les strates de la carrière Walcott. (2:07) (2:11)
DESCRIPTION : Desmond Collins, debout dans la carrière, s’adressant à la caméra
« Je suis sur le plancher de l’ancienne carrière Walcott de 1917 et même d’avant. La couche à phyllopodes commence à environ sept pieds six, jusque là. »
DESCRIPTION : Desmond Collins montrant une couche rocheuse au-dessus de sa tête
« Les quatre pieds du bas de la couche à phyllopodes sont les plus importants pour les fossiles. Il y a quatre couches séparées que Walcott avait appelées Eldonia pour la couche supérieure, Canadaspispour la couche du dessous, puis la couche 10, sans nom, mais qui contenait une grande variété de fossiles, et finalement, à peu près à la hauteur de mes pieds, Marrella, qui renfermait la plupart de ces organismes étranges à corps mou. Avant, on ne savait jamais exactement où on était parce que ces couches diffèrent un peu en épaisseur. Et rien ne permet de les distinguer sur la face de la roche. Tim Sullivan a commencé à forer ici – d’ailleurs, on voit les marques – et il a fendu cette plaque et exposé tous ces beaux spécimens d’Eldonia. »
DESCRIPTION : Desmond Collins ramassant une grande plaque de roche et montrant un fossile
« Voilà un spécimen particulièrement intéressant. On peut voir son corps en forme de méduse, avec le « tablier », et ce cercle foncé, là, c’est le tube digestif et au bout, on voit parfois les tentacules nourriciers. Mais vous voyez qu’il y en a plusieurs : un ici, et puis un là, encore un là… »
DESCRIPTION : Desmond Collins montrant différents fossiles
« Il y en a plusieurs là. Évidemment, le nom d’Eldoniapour désigner cette couche était bien choisi. »
DESCRIPTION : Desmond Collins s’adressant à la caméra
« Remarquez que la couche Eldoniaest la seule où on trouve fréquemment ce fossile. C’est rare dans les autres couches. Et cette couche fait à peu près deux pouces d’épaisseur seulement, c’est le meilleur marqueur stratigraphique de la couche à phyllopodes. Alors, maintenant qu’on l’a découverte, on va l’indiquer sur la paroi de la carrière et on va mesurer tout le reste à partir de ce niveau. Donc, la couche Eldoniaa un double avantage, d’abord parce qu’elle nous fournit quelques très beaux fossiles d’animaux très rares et très rarement préservés, puisque ce sont exclusivement des organismes à corps mou, et ensuite parce qu’elle nous sert maintenant de marqueur dans ce territoire. »
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
L’expédition du ROM de 1994 (0:26)
DESCRIPTION : aérienne du versant de la montagne
DESCRIPTION : Deux hommes utilisant un marteau-piqueur
DESCRIPTION : Chercheurs pellettant des roches hors de la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs marquant une pause dans la carrière
DESCRIPTION : Ruban à mesurer indiquant la profondeur de la roche
DESCRIPTION : Fossile réassemblé sur différentes plaques
DESCRIPTION : Marmotte dans une carrière
DESCRIPTION : Chef de l’expédition assis à la table
DESCRIPTION : Photo d’une carrière déblayéee
DESCRIPTION : Photo d’une carrière déblayéee
© Musée royal de l’Ontario
Exploitation de la carrière Walcott 1995 (0:54)
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Chercheur déneigeant la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs marquant une pause dans la carrière
DESCRIPTION : Homme posant dans la carrière, muni d’une barre à mine
DESCRIPTION : Chèvre des montagnes dans la carrière
DESCRIPTION : Groupe de chèvres passant près d’un chercheur
DESCRIPTION : Homme et femme posant avec un fossile
DESCRIPTION : Grande plaque de Pierre
DESCRIPTION : Chercheur étudiant les roches à la limite de la carrière
DESCRIPTION : Vue de la carrière
DESCRIPTION : Membres d’une expédition posant avec le drapeau du ROM
© Musée royal de l’Ontario
Expédition sur le terrain du ROM1997 (0:22)
DESCRIPTION : Chèvre près de chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Deux hommes posant avec un fossile
DESCRIPTION : Chèvre se reposant au-dessus de la carrière où travaillent des hommes
DESCRIPTION : Plan d’ensemble du versant de la montagne où l’on voit les carrières
RÉSUMÉ : Fouilles de l’équipe du ROM dans la carrière Walcott. (3:27) (3:27)
DESCRIPTION : Paléontologue utilisant un marteau-piqueur à essence Cobra dans la carrière
DESCRIPTION : Gros plan du trou et du marteau-piqueur
DESCRIPTION : Panoramique sur la paroi de la carrière montrant les trous creusés
DESCRIPTION : Paléontologues examinant des roches dans la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs déblayant des fragments de roches
DESCRIPTION : Paléontologue enfonçant une pointe dans la roche à l’aide d’une masse
DESCRIPTION : Paléontologue essayant de fendre une grosse roche à l’aide d’une masse, sans résultat
DESCRIPTION : Paléontologue clivant une grosse roche au burin, puis étudiant les fossiles à l’intérieur
DESCRIPTION : Paléontologue utilisant un gros ciseau pour fendre une roche, puis jetant la plaque en bas de la pente
DESCRIPTION : Paléontologue enfonçant une pointe dans la roche à l’aide d’une masse
DESCRIPTION : Petits fragments se détachant de la roche
DESCRIPTION : Gros plan d’une roche se brisant sous l’action d’un burin, montrant le plan de clivage
DESCRIPTION : Paléontologue montrant à la caméra le fossile découvert
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
Expédition sur le terrain du ROM1998 (1:02)
DESCRIPTION : Chercheurs déblayant la carrière
DESCRIPTION : Campement avec les montagnes en arrière-plan
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Chercheur utilisant un marteau-piqueur dans une carrière
DESCRIPTION : Tentes, montagnes au loin
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Groupe de chèvres marchant au-dessus de la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs utilisant une barre à mine pour déplacer une plaque de roche
DESCRIPTION : Deux chercheurs tapant sur une plaque
DESCRIPTION : Chèvre surveillant des chercheurs
DESCRIPTION : Deux chercheurs en quête de fossils
DESCRIPTION : Chercheur fendant une roche devant une vue spectaculaire
RÉSUMÉ : Fouilles dans la carrière Walcott en 1999 (1:36) (1:36)
DESCRIPTION : Panoramique du lac Emerald et des chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Gros plan d’un paléontologue à la recherche de fragments de fossiles
DESCRIPTION : Plan d’ensemble des paléontologues dans la carrière
DESCRIPTION : Paléontologues nettoyant des roches avec des brosses
DESCRIPTION : Lent travelling avant sur un chercheur nettoyant un fossile de trilobite avec une brosse et de l’eau
DESCRIPTION : Paléontologues martelant des roches dans la carrière
DESCRIPTION : Paléontologues fendant des roches avec des marteaux
DESCRIPTION : Panoramique de la carrière, montrant des chercheurs en train de nettoyer des roches
DESCRIPTION : Panoramique jusqu’au sommet de la carrière; un chercheur sort d’une tente verte
Vidéo © Canadian Wilderness Video Productions
Expédition sur le terrain du ROMà la carrière Walcott 1999 (1:02)
DESCRIPTION : Trois tentes dans une plaine enneigée
DESCRIPTION : Vue du camp enneigé
DESCRIPTION : Chercheurs dans la neige
DESCRIPTION : à partir de la carrière Walcott du campement enneigé
DESCRIPTION : Chercheurs déneigeant la carrière
DESCRIPTION : Chercheurs déneigeant le plancher de la carrière
DESCRIPTION : Carrière
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Journée de brouillard dans une carrière
DESCRIPTION : Chèvre observant les chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Coucher de soleil sur les Rocheuses
DESCRIPTION : Vue aérienne de la carrière
Expédition sur le terrain du ROMà la carrière Walcott 2000 (0:51)
DESCRIPTION : Hélicoptère se préparant à décoller
DESCRIPTION : Chercheurs assis dans un campement enneigé
DESCRIPTION : Chercheurs creusant après une grosse chute de neige
DESCRIPTION : Utilisation d’une scie pour tailler la neige
DESCRIPTION : Versant d’une montagne
DESCRIPTION : Deux hommes posant dans la carrière
DESCRIPTION : Vue de la carrière montrant l’étendue des fouilles
DESCRIPTION : Équipe posant avec le drapeau du ROM
DESCRIPTION : Vue brumeuse et pluvieuse de la carrière
DESCRIPTION : Versant de la montagne
RÉSUMÉ : Aperçu de l’expédition de 2008 expédition au glacier Stanley (4:49) (4:49)
DESCRIPTION : Chercheurs dans un hélicoptère regardant le paysage
DESCRIPTION : Montagnes vues de l’hélicoptère
DESCRIPTION : Vue de l’hélicoptère qui s’envole
DESCRIPTION : Chercheurs marchant dans une vallée couverte de petites pierres et de plaques de neige
DESCRIPTION : Flanc de la montagne, avec la roche à nu et des éboulis
DESCRIPTION : Plan d’ensemble montrant des chercheurs marchant sur un terrain très rocailleux
DESCRIPTION : Chercheurs utilisant marteau et ciseau pour fendre une roche
DESCRIPTION : Vue du site de fouilles, avec outils et pot à eau
DESCRIPTION : Gros plan de chercheurs trouvant des fossiles
DESCRIPTION : Chercheurs à l’heure du diner
DESCRIPTION : Gros plan d’une scie à roche découpant une plaque de roche
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés au Musée royal de l’Ontario et chef d’expédition, détachant à la scie à roche une plaque carrée. Il la passe à un autre chercheur qui la montre à la caméra
« Voyons voir. Rapproche-le. Plus près. »
DESCRIPTION : Chercheur examinant des plaques de roche à la recherche de fossils
DESCRIPTION : Chercheurs étudiant des roches
DESCRIPTION : Chercheur examinant des roches à la loupe
DESCRIPTION : Emballage de fossiles dans du papier journal, commentaires de Jean-Bernard Caron
« Jason emballe des fossiles, juste comme le faisait Walcott. »
DESCRIPTION : Allison Daley tenant des fossiles enveloppés dans un sac de toile
« Ces échantillons de roches carbonées, Mikhail va les dissoudre pour voir si elles renferment des fossiles à petites coquilles. Donc, plein de projets en cours. »
DESCRIPTION : Hélicoptère arrivant dans la vallée
DESCRIPTION : Chercheur fixant un filet rempli de matériel sous l’hélicoptère qui s’envole
DESCRIPTION : Le glacier Stanley, sur le versant de la montagne, vu de l’hélicoptère
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : Randonnée des membres de l’équipe du ROM en direction de la carrière Walcott en 2008 (5:49) (6:15)
DESCRIPTION : Paléontologues marchant dans la forêt et dépassant la chute Whisky-Jack
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron, conservateur de paléontologie des invertébrés et chef d’expédition, s’adressant à la caméra tout en marchant
« Je guide notre équipe vers les schistes de Burgess, vers la carrière Walcott. »
DESCRIPTION : Panoramique sur la chute et retour vers Jean-Bernard Caron
« Ce versant est la face nord des monts Wapta et Field. C’est une longue randonnée, mais on devrait arriver à la carrière Walcott d’ici 2 à 3 heures. »
DESCRIPTION : Paléontologues devant un panneau d’interprétation
DESCRIPTION : Paysage vu par un randonneur en marche
DESCRIPTION : Vue distante de la chute
DESCRIPTION : Paléontologues marchant sur le sentier et parvenant en haut d’une petite montée
DESCRIPTION : Fleurs sauvages photographiées par des randonneurs
DESCRIPTION : Panneau indiquant le sentier du Haut-Plateau Wapta
DESCRIPTION : Travelling arrière à partir d’une grande chute (sous le pic Vice President)
DESCRIPTION : Marmotte au soleil sur une roche et randonneurs s’arrêtant pour prendre des photos
DESCRIPTION : Paléontologues s’arrêtant pour casser la croûte et contemplant le lac Emerald
DESCRIPTION : Vue sur les montagnes au loin, description de Jean-Bernard Caron
« Voici le mont Stephen et là, au milieu, le mont Field et en arrière, le talus d’éboulis et la crête aux fossiles, avec la carrière Walcott. On arrivera à cette carrière par le nord et notre prochaine pause sera au campement de Walcott. »
DESCRIPTION : Clairière, description de Jean-Bernard Caron
« C’est ici que le ROM avait son campement, du milieu des années 1990 à 2000. Ces expéditions dans les schistes de Burgess étaient dirigées par Desmond Collins et comptaient d’habitude 7 ou 8 assistants. Aujourd’hui, on ne voit plus de traces du campement. »
DESCRIPTION : Paléontologues prenant des photos sur une pente rocheuse
DESCRIPTION : Paléontologues examinant des roches à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Paléontologues ramassant des roches à la recherche de fossiles
DESCRIPTION : Commentaires de Jean-Bernard Caron, debout sur le versant de la montagne
« Walcott a dû prendre ce sentier en 1909 et découvrir des fossiles par ici. Toutes ces petites plaques de roche »
DESCRIPTION : Panoramique de la montagne montrant le talus d’éboulis et les affleurements rocheux, description de Jean-Bernard Caron
« que vous voyez autour de vous viennent du talus d’éboulis, des roches qui ont été entraînées vers le bas par la neige et les avalanches. Mais en 1909, on ne connaissait pas l’affleurement rocheux. Walcott est revenu en 1910 et c’est là qu’il a découvert le principal site fossilifère. »
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron s’adressant à la caméra
« Alors, on est sur le sentier juste au-dessous des carrières principales et on voit quelques fossiles. »
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron décrivant des fossiles découverts près du sentier, sous la carrière Walcott
« Voici un fossile appelé Vauxia. C’est une éponge. On en voit plusieurs sur cette plaque et il y a différents spécimens préservés sur différentes plaques. Il y a aussi des fossiles avec des tissus mous et des fossiles à parties dures. »
DESCRIPTION : Jean-Bernard Caron saisissant une plaque de roche et montrant plusieurs fossiles
Sur cette plaque, il y a de petits fossiles de trilobites. En fait, si on regarde de près, on peut voir plusieurs spécimens. Quand Walcott faisait des fouilles ou qu’il se déplaçait à cheval, en 1909, il pouvait probablement voir facilement tous ces fossiles car ils étaient sans doute bien plus abondants qu’aujourd’hui.
DESCRIPTION : Paléontologues marchant sur un sentier et dépassant un panneau d’interdiction d’accès
DESCRIPTION : Versant de la montagne, avec en arrière-plan la carrière et des éboulis en contrebas, commentaires de Jean-Bernard Caron
« Le talus d’éboulis de la carrière Walcott et, au-dessus, celle de Raymond. On y est presque. »
DESCRIPTION : Carrière Walcott avec un peu de neige, description de Jean-Bernard Caron
« Voilà la carrière Walcott, côté nord. C’est le 4 août 2008, mais il reste encore un peu de neige qui n’a pas fondu. Et il y a d’énormes tas de gravats qui proviennent des fouilles du ROM et aussi de fouilles menées antérieurement par Walcott. »
DESCRIPTION : Vue prise de la carrière Walcott, montrant de la neige, commentaires de Jean-Bernard Caron
« On pénètre dans cette carrière par le côté nord. »
DESCRIPTION : Le paléontologue Robert Gaines ouvrant son sac à dos et en sortant un appareil photo
DESCRIPTION : Paléontologues dans la carrière prenant des photos
© Musée royal de l’Ontario
RÉSUMÉ : L’expédition du ROM au site S7 et au mont Stephen en 2010 (1:23)
DESCRIPTION : Vaste vallée entourée de montagnes
DESCRIPTION : Montagne surmontée d’un glacier
DESCRIPTION : Gros plan du versant de la montagne
DESCRIPTION : Tente sur le versant de la montagne
DESCRIPTION : Tente sur le versant de la montagne
DESCRIPTION : Chercheurs suivant un sentier sur le versant d’une montagne
DESCRIPTION : Campement sur le versant de la montagne avec vallée à l’arrière-plan
DESCRIPTION : Chercheurs marquant une pause
DESCRIPTION : Femme portant un harnais d’alpiniste sur le versant d’une montagne
DESCRIPTION : Chercheurs munis de scies à roche sur le versant d’une montagne
DESCRIPTION : Plaques détachées de la roche
DESCRIPTION : Chercheurs dans la carrière
DESCRIPTION : Versant d’une montagne
DESCRIPTION : Affleurement rocheux sur une montagne
DESCRIPTION : Plan d’ensemble de la vallée
DESCRIPTION : Campement sur le versant de la montagne
L’épaulement nord-ouest du mont Stephen en 2010 (0:42)
TITRE: L’expédition du ROM au mont Odaray en 2010 (1:07)