Les schistes de Burgess

Protospongia hicksi

Protospongia hicksi (ROM 43826). Spicules cruciformes typiques, isolés. Taille du rayon le plus large = 15 mm. Spécimen sec, lumière directe. Couches à trilobites.

© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO. PHOTO : JEAN-BERNARD CARON

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Hexactinellides (Ordre : Reticulosa)
Nom d’espèce: Protospongia hicksi
Remarques:

Protospongia est apparenté à un groupe primitif d’éponges hexactinellides et ressemble à Diagoniella (Rigby, 1986). Les éponges hexactinellides (éponges de verre) possèdent un squelette de spicules siliceux portant de quatre à six pointes. En raison de leur composition particulière, elles sont considérées comme une branche précoce au sein de l’embranchement des porifères.

Nom du descripteur: Hinde
Date de la description : 1888
Étymologie :

Protospongia – du grec protos, « premier », et du latin spongia, « éponge ».

hicksi – en l’honneur de H. Hicks, paléontologue qui a étudié les éponges fossiles.

Spécimens types : Inconnu
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : Protospongia est répandu dans de nombreux dépôts silicoclastiques et carbonatés du Cambrien au Silurien.

Âge et Sites

Age :
Du Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina à la cénozone à Bolaspidella de la fin du Cambrien moyen (environ 505 millions d’années)
Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : carrière Walcott sur la crête aux Fossiles et plusieurs sites moins importants sur le mont Stephen.

Autres dépôts : P. hicksi est présent dans la formation de Marjum du Cambrien moyen (Rigby, 1966).

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Décrite pour la première fois par Hinde en 1888, cette espèce a été recensée dans les schistes de Burgess par Walcott en 1920. Rigby a proposé une nouvelle description du genre en 1986 dans le cadre de son examen des éponges des schistes de Burgess. En 2004, Rigby et Collins ont examiné de nouveaux spécimens recueillis par le Musée royal de l’Ontario qui pourraient appartenir à ce genre.

Description

Morphologie :

Comme cette éponge a été décrite uniquement d’après des fragments découverts dans les schistes de Burgess, on n’en connaît ni la forme ni la taille maximale. Des spécimens dont la forme varie de globulaire à conique ont toutefois été trouvés ailleurs. Les parois de cette éponge sont minces et ne contiennent qu’une seule couche de spicules. Ces spicules, appelés stauractines, diffèrent des spicules normaux à six rayons des éponges hexactinellides en ce qu’ils possèdent deux rayons plus courts leur conférant un aspect cruciforme. Contrairement à ceux de Diagoniella, ils sont en outre disposés parallèlement aux axes principaux de l’éponge, formant un réseau distinctif. Le squelette se compose de six ordres de spicules.

Abondance :

Protospongia est rare dans la carrière Walcott où il représente environ 0,24 % de la faune (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
50 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Protospongia était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

HINDE, G. J. 1888. A monograph of the British fossil sponges, Part 2, 93-188 p.

RIGBY, J. K. 1966. Protospongia hicksi Hinde from the Middle Cambrian of Western Utah. Journal of Paleontology, 40: 549-554.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Aucun

Protoprisma annulata

Protoprisma annulata (ROM 53557) – Holotype. Spécimen presque complet enduit d’un sublimé de chlorure d’ammonium amplifiant les détails; un bouquet de branches émane de la base de l’éponge. Hauteur du spécimen = 150 mm. Spécimen sec, lumière directe. Couches à tulipes (S7).

© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO. PHOTO : JEAN-BERNARD CARON

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Hexactinellides (Ordre : Reticulosa)
Nom d’espèce: Protoprisma annulata
Remarques:

Les éponges hexactinellides (éponges de verre) possèdent un squelette de spicules siliceux portant de quatre à six pointes. En raison de leur composition particulière, elles sont considérées comme une branche précoce au sein de l’embranchement des porifères.

Nom du descripteur: Rigby and Collins
Date de la description : 2004
Étymologie :

Protoprisma – du grec protos, « premier », et prisma, « prisme », en référence à la précocité de cette éponge prismatique.

annulata – du latin anulatus, « portant un anneau », en référence aux anneaux qui se forment durant la croissance de l’éponge.

Spécimens types : Holotype – ROM 53557 conservé au Musée royal de l’Ontario, Toronto, Canada.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune

Autres dépôts : aucune

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen; carrière Raymond sur la crête aux Fossiles.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Ribgy et Collins ont décrit le genre en 2004 à partir de fossiles récoltés par le Musée royal de l’Ontario.

Description

Morphologie :

Cette éponge annelée de forme allongée porte plusieurs branches, ce qui lui donne l’aspect d’une main. Chaque branche est parcourue de crêtes angulaires qui lui confèrent un aspect prismatique en coupe transversale. Les crêtes et les creux entre les branches sont constitués d’un réseau complexe de fines hexactines reliées par des brins horizontaux. L’ensemble des branches émanent d’un point central à la base de l’organisme, comme on peut le voir chez le spécimen type, presque complet à 15 cm de hauteur. La base était vraisemblablement dotée d’une structure d’ancrage permettant à l’éponge de se fixer aux sédiments. Aucun des deux spécimens récoltés n’étant complet, on ne sait pas à quoi ressemblait le sommet.

Abondance :

Seulement deux spécimens de Protoprisma sont connus, l’un provient des couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen, et l’autre de la carrière Raymond sur la crête aux Fossiles.

Taille maximum :
150 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Protoprisma était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

Autres liens :

Aucun

Pirania muricata

Reconstitution 3D de Pirania muricata avec d’autres éponges (Choia ridleyi, Diagoniella cyathiformis, Eiffelia globosa, Hazelia conferta, Vauxia bellula, et Wapkia elongata) et Chancelloria eros, un animal couvert d’épines disposées en étoile qui ressemble à une éponge.

RECONSTITUTION 3D DE PHLESCH BUBBLE © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Démosponges (Ordre : Monaxonides)
Nom d’espèce: Pirania muricata
Remarques:

Pirania est considéré comme un démosponge primitif (Rigby, 1986). Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd’hui classe d’éponges la plus importante.

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1920
Étymologie :

Pirania – d’après le mont Saint-Piran (2 649 m), dans la vallée de la rivière Bow, parc national du Canada Banff, en Alberta, nommé par Samuel Allen en 1894 en l’honneur du saint patron de Cornouailles.

muricata – du latin muricatus, « hérissé de pointes », en référence aux gros spicules pointus qui hérissent la paroi de l’éponge.

Spécimens types : Lectotype – USNM 66495 (désigné à tort par le numéro 66496 dans Rigby, 1986) conservé au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune

Autres dépôts : Pirania auraeum Botting, 2007 de l’Ordovicien inférieur du Maroc (Botting, 2007); Pirania llanfawrensis Botting, 2004 de l’Ordovicien supérieur d’Angleterre (Botting, 2004).

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrière Walcott sur la crête aux Fossiles; couches à trilobites et couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen; plusieurs sites moins importants sur les monts Field, Stephen et Odaray.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Pirania a été décrit pour la première fois par Walcott (1920). Rigby (1986) en a fait une nouvelle description et conclu que le squelette est constitué de canaux répartis selon une configuration hexagonale, de gros spicules pointus et de touffes de petits spicules. Rigby et Collins ont également examiné cette éponge à partir de nouveaux fossiles récoltés par le Musée royal de l’Ontario (2004).

Description

Morphologie :

Pirania est une éponge cylindrique à paroi épaisse qui peut compter jusqu’à quatre branches. Le squelette est constitué de touffes de petits spicules et de longs spicules pointus très distinctifs émergeant de la paroi externe. Celle-ci est percée de longs canaux y assurant le passage de l’eau. Les branches naissent près de la base de l’organisme.

Abondance :

Pirania est commun dans la plupart des sites de Burgess, mais il ne représente que 0,38 % de la faune de la carrière Walcott (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
30 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Pirania vivait fixé au fond marin et filtrait les particules de matière organique en suspension dans l’eau par les canaux de sa paroi. Des brachiopodes Nisusia et Micromitra, diverses autres éponges et même des Chancelloriidés juvéniles ont souvent été trouvés fixés aux longs spicules de Pirania. Cette stratégie permettait probablement à ces organismes d’éviter la forte turbidité présente près du fond.

Références

BOTTING, J. P. 2004. An exceptional Caradoc sponge fauna from the Llanfawr Quarries, Central Wales and phylogenetic implications. Journal of Systematic Paleontology, 2: 31-63.

BOTTING, J. P. 2007. ‘Cambrian’ demosponges in the Ordovician of Morocco: insights into the early evolutionary history of sponges. Geobios, 40: 737-748.

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Petaloptyon danei

Petaloptyon danei (MCZ 101624) – Holotype. Partie inférieure d’un spécimen relativement complet comportant plusieurs panneaux dotés de pores. Hauteur du spécimen = 42 mm. Spécimen sec, lumière polarisée. Couches à trilobites.

© UNIVERSITÉ HARVARD. PHOTO : DESMOND COLLINS

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Calcisponges (Ordre : Heteractinida)
Nom d’espèce: Petaloptyon danei
Remarques:

Petaloptyon est une éponge calcaire classée dans la famille des eiffeiliidés (Rigby et Collins, 2004). Les éponges calcaires sont les seules éponges dotées de spicules de carbonate de calcium (calcite ou aragonite). Considérées comme une branche précoce au sein de l’embranchement des porifères, elles se rencontrent principalement sous les tropiques.

Nom du descripteur: Raymond
Date de la description : 1931
Étymologie :

Petaloptyon – du grec petalon, « feuille », et ptyon, « éventail », en référence à la forme pétaloïde de l’éponge.

danei – du grec dan, « flambeau », peut-être en référence à la forme en flambeau de cette éponge.

Spécimens types : Holotype – MCZ 101624 conservé au Musée de zoologie comparative de l’Université Harvard, Cambridge, États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : aucune.

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Couches à trilobites et couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen; carrière Walcott sur la crête aux Fossiles.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Raymond (1931) a nommé l’espèce d’après quelques spécimens recueillis durant ses expéditions aux couches à trilobites avec des étudiants de Harvard. Il a alors classé ce nouvel animal parmi les Octocoraux (coraux mous). En 1986, Rigby a décrit une nouvelle éponge, Canistrumella alternata, mais on a découvert par la suite qu’il s’agissait essentiellement de la forme déjà décrite par Raymond en 1931 (Rigby et Collins, 2004). Canistrumella est donc considéré comme un synonyme plus récent de Petaloptyon.

Description

Morphologie :

Petaloptyon présente une forme évasée très particulière et inhabituelle. Son squelette ouvert conique ou en forme de panier est constitué de panneaux triangulaires alternants (jusqu’à 12) percés ou non de pores circulaires ou elliptiques. Les parois sont très minces et composées de spicules à cinq rayons. Le bord osculaire est festonné. La base de l’éponge est pédonculée et comporte une structure de fixation.

Abondance :

Petaloptyon est une éponge très rare. Seulement quelques spécimens ont été découverts à ce jour.

Taille maximum :
75 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Petalopyton était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

RAYMOND, P. E. 1931. Notes on invertebrate fossils, with descriptions of new species. Bulletin of the Museum of Comparative Zoology, Harvard University, 55(6):165-213.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

Autres liens :

Aucun

Leptomitus lineatus

Leptomitus undulatus (ROM 53571) – Holotype (empreinte et contre-empreinte). Seul spécimen connu de l’espèce; on voit une partie de la base, les crêtes proéminentes et le sommet (oscule). Hauteur du spécimen = 78 mm. Spécimen humide, lumière directe. Carrière Walcott.

© MUSÉE ROYAL D’ L’ONTARIO. PHOTOS : JEAN-BERNARD CARON

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Démosponges (Ordre : Monaxonides)
Nom d’espèce: Leptomitus lineatus
Remarques:

Leptomitus est considéré comme un démosponge primitif (Rigby, 1986). Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd’hui la classe d’éponges la plus importante.

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1920
Étymologie :

Leptomitus – du grec lept, « mince », et mitos, « filament », en référence à l’aspect général de l’éponge.

lineatus – du Latin lineatus, « ligné », en référence à l’aspect ridé de l’organisme.

Spécimens types : Lectotype – USNM 66448 (L. lineatus) conservé au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis. Holotype – ROM 53558 (L. undulatus) conservé au Musée royal de l’Ontario, Toronto, Canada.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : L. undulatus Rigby et Collins, 2004 de la carrière Walcott.

Autres dépôts : L. zitteli Walcott, 1886 des ardoises de Parker du Cambrien moyen, au Vermont; L. metta Rigby, 1983 de la formation de Marjum du Cambrien moyen, dans l’Utah; L. conicus García-Bellido et al., 2007 de la formation de Murero du Cambrien moyen, en Espagne; L. teretiusculus Chen, Hou et Lu, 1989 du biote de Chengjiang du Cambrien inférieur, en Chine (voir Rigby et Hou, 1995); espèce non identifiée, de la formation de Niutitang du Cambrien inférieur, en Chine (Yang et al., 2003).

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, de la zone à Glossopleura à la zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrière Walcott sur la crête aux Fossiles; couches à tulipes (S7); carrière Collins sur le mont Stephen.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Lors de sa description originale, Leptomitus a été classé par Charles Walcott (1920) dans un nouveau genre, Tuponia, avec plusieurs autres espèces (T. lineatea, T. flexilis, T. flexilis var. intermedia). Resser et Howell (1938) ont par la suite synonymisé Tuponia avec Leptomitus, autre genre créé par Walcott en 1886. Ribgy (1986) a redécrit les éponges des schistes de Burgess, dont le genre Leptomitus, et considéré L. flexilis comme un synonyme plus récent de L. lineatus. Rigby et Collins (2004) ont décrit une deuxième espèce, L. undulatus, à partir de nouveaux spécimens récoltés par le Musée royal de l’Ontario.

Description

Morphologie :

L. lineatus est une éponge tubulaire allongée pourvue d’un squelette à deux couches. La couche externe est composée de longs spicules monoaxiaux (spicules simples pointus) dressés verticalement le long du corps. Les variations de l’épaisseur de ces longs spicules confèrent aux fossiles un aspect ridé distinctif. La couche interne est constituée de petits spicules horizontaux formant des touffes éparses visibles sur la marge de l’oscule (orifice situé au sommet de l’éponge). La base de l’éponge, de forme arrondie, était vraisemblablement dotée d’un petit crampon. L. undulatus ressemble à L. lineatus par la structure de sa paroi, mais son squelette est plus arrondi, en forme de gobelet.

Abondance :

L. lineatus est relativement commun à la carrière Walcott, où il représente 0,26 % de la faune (Caron et Jackson, 2008). Un seul spécimen de L. undulatus a été découvert à ce jour.

Taille maximum :
360 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Leptomitus était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

CHEN, J. Y., X. G. HOU AND H. Z. LU. 1989. Lower Cambrian leptomitids (Demospongea), Chengjiang, Yunnan. Acta Palaeontologica Sinica, 28: 17-31.

GARCÍA-BELLIDO, D. C., R. GOZALO, J. B. CHIRIVELLA MARTORELL AND E. LIÑÁN. 2007. The demosponge genus Leptomitus and a new species from the Middle Cambrian of Spain. . Palaeontology, 50: 467-478.

RESSER, C. F. AND B. F. HOWELL. 1938. Lower Cambrian Olenellus Zone of the Appalachians. Geological Society of American Bulletin, 49: 195-248.

RIGBY, J. K. 1983. Sponges of the Middle Cambrian Marjum Limestone from the House Range and Drum Mountains of Western Millard County, Utah. Journal of Paleontology, 57: 240-270.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

YANG, R., W. ZHANG, L. JIANG AND H. GAO. 2003. Chengjiang biota from the Lower Cambrian Niutitang Formation, Zunyi County, Guizhou Province, China. Acta Palaeontologica Sinica, 77: 145-150.

WALCOTT, C. 1886. Second contribution to the studies on the Cambrian faunas of North America. U.S. Geological Survey Bulletin, 30: 1-369.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Aucun

Wapkia grandis

Reconstitution 3D de Wapkia elongata avec d’autres éponges (Choia ridleyi, Diagoniella cyathiformis, Eiffelia globosa, Hazelia conferta, Pirania muricata, et Vauxia bellula) et Chancelloria eros, un animal couvert d’épines disposées en étoile qui ressemble à une éponge.

RECONSTITUTION 3D DE PHLESCH BUBBLE © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Demosponges (Ordre : Monaxonides)
Nom d’espèce: Wapkia grandis
Remarques:

Wapkia est considéré comme un genre de démosponge primitif (Rigby, 1986). Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd’hui la classe d’éponges la plus importante.

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1920
Étymologie :

Wapkia – nom d’origine inconnue.

grandis – du latin grandis, « grand », en référence à la grande taille et au squelette complexe de cette éponge.

Spécimens types : Lectotype – USNM 66458(W. grandis) conservé au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Holotype – ROM 53544 (W. elongata) conservé au Musée royal de l’Ontario, Toronto, Canada.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : W. elongata Rigby et Collins, 2004 des couches à tulipes (S7), sur le mont Stephen.

Autres dépôts : aucune.

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrière Walcott sur la crête aux Fossiles; couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Walcott a décrit Wapkia en 1920 dans le cadre de son examen initial des éponges des schistes de Burgess. Rigby a réexaminé le genre en 1986. Rigby et Collins (2004) ont proposé une nouvelle description du genre et une nouvelle espèce, W. elongata.

Description

Morphologie :

Wapkia est une grande éponge allongée ou ovale à faisceaux de spicules fins et grossiers répartis en longues colonnes verticales et en gerbes horizontales distinctes. La surface du corps est lisse, sans crêtes verticales ou horizontales. Les spicules sont droits et pointus aux deux extrémités (oxes). La position exacte des divers faisceaux de spicules dans le squelette demeure incertaine, mais les rides typiques de l’espèce déterminées par les faisceaux horizontaux de spicules confèrent à la partie interne du squelette un aspect réticulé. Le derme est constitué de bouquets d’oxes pouvant atteindre 60 mm de long qui donnent à l’éponge son aspect plumeux caractéristique. W. elongata et W. grandis se distinguent l’un de l’autre par leur forme générale et les différents éléments structuraux de leur squelette (distance variable entre les faisceaux horizontaux de spicules).

Abondance :

Wapkia est rare; il ne représente que 0,06 % de la faune de la carrière Walcott (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
170 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Les éponges du genre Wapkia étaient ancrées au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de leur paroi.

Références

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Aucun

Vauxia gracilenta

Reconstitution 3D de Vauxia bellula avec d’autres éponges (Choia ridleyi, Diagoniella cyathiformis, Eiffelia globosa, Hazelia conferta, Pirania muricata, et Wapkia elongata) et Chancelloria eros, un animal couvert d’épines disposées en étoile qui ressemble à une éponge.

RECONSTITUTION 3D DE PHLESCH BUBBLE © MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Démosponges (Ordre : Verongida)
Nom d’espèce: Vauxia gracilenta
Remarques:

Dans sa description initiale publiée en 1920, Walcott a classé Vauxia parmi les éponges hexactinellides, mais Rigby (1980) a transféré le genre et la famille dans les démosponges. Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd’hui la classe d’éponges la plus importante.

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1920
Étymologie :

Vauxia – d’après le mont Vaux (3 319 m), sommet situé dans le parc national du Canada Yoho, Colombie-Britannique, nommé en l’honneur de William Sandys Wright Vaux (1818-1885), spécialiste des antiquités au British Museum.

gracilenta – du latin gracilis, « fin », en référence à la structure délicate de l’éponge.

Spécimens types : Lectotypes – USNM 66515 (V. gracilenta),USNM 66508 (V. bellula),USNM 66517 (V. densa),USNM 66520 (V. venata) conservés au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Holotype – ROM 53572 (V. irregulara) conservé au Musée royal de l’Ontario, Toronto, Canada.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : V. bellula Walcott, 1920; V. densa Walcott, 1920; V. irregulara Rigby et Collins, 2004; V. venata Walcott, 1920.

Autres dépôts : aucune.

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Schistes de Burgess et environs : Des spécimens de plusieurs espèces du genre Vauxia sont connus dans les carrières Walcott, Raymond et Collins sur la crête aux Fossiles, les couches à trilobites, les couches à tulipes (S7) et la carrière Collins sur le mont Stephen, ainsi que dans des sites moins importants sur les monts Field et Odaray. Vauxia est également connu sur le mont Monarch dans le parc national du Canada Kootenay.

Autres dépôts : V. bellula Walcott, 1920, des formations de Wheeler et de Marjum du Cambrien moyen dans l’Utah (Rigby et al., 2010); V. magna Rigby, 1980, des schistes de Spence du Cambrien moyen dans l’Utah (Rigby, 1980).

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Cette éponge a été décrite pour la première fois par Walcott en 1920. Rigby (1980) a révisé le genre, et Rigby (1986) et Rigby et Collins (2004) ont redécrit l’espèce dans le cadre de leur examen des éponges des schistes de Burgess.

Description

Morphologie :

Vauxia gracilenta comprend des formes simples non ramifiées et des formes ramifiées plus complexes pouvant atteindre 8 cm de hauteur. Chaque branche, quasi cylindrique et formant un cône très accentué, comporte une cavité centrale simple (spongocoele) à ouverture (oscule) concave ou plate. Le squelette se compose d’une couche externe mince (derme) et d’une couche interne (endosome). Le derme est percé de petites ouvertures appelées ostiums (ou pores de sortie) et constitué d’un réseau dense de fibres entrecroisées supportées par les fibres radiales de l’endosome. Ce dernier forme un réseau de fibres à polygones de 4 ou 6 faces caractéristique du genre et de l’espèce. Les éléments fibreux (spongine) sont constitués de collagène, une protéine résistante. Le squelette ne portait pas de spicules siliceux.

Les différentes espèces sont distinguées principalement d’après les variations des éléments du squelette et de la forme des branches. Certaines espèces (V. bellula et V. densa) peuvent atteindre au moins 15 cm de hauteur.

Abondance :

Vauxia est relativement commun dans la carrière Raymond et ailleurs sur le mont Stephen, mais rare dans la carrière Walcott, où il représente moins de 0,05 % de la faune (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
80 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Vauxia était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

RIGBY, J. K. 1980. The new Middle Cambrian sponge Vauxia magna from the Spence Shale of Northern Utah and taxonomic position of the Vauxiidae. Journal of Paleontology, 54(1): 234-240.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess Shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 1-105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

RIGBY, J. K., S. B. CHURCH AND N. K. ANDERSON. 2010. Middle Cambrian Sponges from the Drum Mountains and House Range in Western Utah. Journal of Paleontology, 84: 66-78.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Aucun

Ulospongiella ancyla

Ulospongiella ancyla (ROM 43830) – Holotype. Spécimen presque entier. Hauteur du spécimen = 19 mm. Spécimen sec, lumière directe (image de gauche); spécimen humide, lumière polarisée (image de droite). Couches à trilobites.

© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO. PHOTOS : JEAN-BERNARD CARON

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Démosponges (Ordre : Monaxonides)
Nom d’espèce: Ulospongiella ancyla
Remarques:

Ulospongiella est considéré comme un genre de démosponge primitif (Rigby, 1986). Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd’hui la classe d’éponges la plus importante.

Nom du descripteur: Rigby and Collins
Date de la description : 2004
Étymologie :

Ulospongiella – du grec oulos, « laineux » ou « bouclé », et du latin spongia, « éponge », en référence à l’aspect bouclé des spicules formant le squelette de l’éponge.

ancyla – du grec ankylos, « courbé », en référence à la forme des spicules.

Spécimens types : Holotype – ROM 43830 (désigné erronément sous le numéroROM 48830 dans Rigby et Collins, 2004) conservé au Musée royal de l’Ontario, Toronto, Canada.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : aucune.

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Couches à trilobites sur le mont Stephen.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Rigby et Collins ont décrit Ulospongiella en 2004 d’après du matériel recueilli par le Musée royal de l’Ontario.

Description

Morphologie :

Ulospongiella est une petite éponge subcylindrique à base arrondie mesurant moins de 2 cm de hauteur. La majorité des spicules constituant le squelette sont pointus à leurs deux extrémités (oxes). Ces oxes sont fortement incurvées et forment un réseau relativement dense d’où émergent quelques spicules à base arrondie plus gros et plus longs. Rien n’atteste avec certitude la présence de canaux internes ni d’un spongocoele (cavité centrale).

Abondance :

Les trois spécimens connus proviennent des couches à trilobites.

Taille maximum :
19 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Ulospongiella était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

Autres liens :

Aucun

Takakkawia lineata

Reconstitution de Takakkawia lineata.

© MARIANNE COLLINS

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Démosponges (Ordre : Monaxonides)
Nom d’espèce: Takakkawia lineata
Remarques:

Takakkawia est considéré comme un genre de démosponge primitif (Rigby, 1986). Les démosponges, qui comprennent les éponges de toilette, forment aujourd’hui la plus importante classe d’éponges.

Nom du descripteur: Walcott
Date de la description : 1920
Étymologie :

Takakkawia – d’après les chutes Takakkaw, deuxièmes plus hautes au Canada, dans le parc national du Canada Yoho, Colombie-Britannique. Les chutes, baptisées en 1897 par Cornelius Van Horne, doivent leur nom au mot nakoda signifiant « magnifique ».

lineata – du latin lineatus, « ligné », en référence aux éléments lamelliformes distinctifs de l’éponge.

Spécimens types : Lectotype – USNM 66539 conservé au Musée national d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution, Washington, D.C., États-Unis.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : aucune.

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina Zone (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Carrières Walcott et Raymond sur la crête aux Fossiles, couches à tulipes (S7) sur le mont Stephen et autres sites moins importants sur le mont Field.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Walcott a décrit Takakkawia dans son article sur les éponges des schistes de Burgess publié en 1920. Le genre a été décrit de nouveau par Rigby en 1986, puis par Rigby et Collins (2004) d’après de nouveaux spécimens recueillis par le Musée royal de l’Ontario.

Description

Morphologie :

Éponge de forme conique allongée parcourue de huit extensions lamelliformes rigides saillant radialement de la paroi à partir d’une base pointue. Ces extensions sont composées de fins spicules verticaux; leur partie intérieure est reliée à de longs spicules formant des structures à la manière de rubans. Ces structures sont à leur tour reliées par des bouquets horizontaux de spicules déterminant un motif en forme d’échelle. La plupart des spicules sont monoaxiaux (simples et allongés), mais certains pourraient avoir trois pointes. Les huit extensions lamellaires forment des pointes effilées orientées vers l’extérieur à partir du bord de l’oscule (orifice au sommet de l’éponge). Cette éponge possédait vraisemblablement une grande cavité centrale (spongocoele).

Abondance :

Takakkawia est rare dans la majorité des sites, mais abonde dans la carrière Walcott, où il forme 2,61 % de la faune (Caron et Jackson, 2008).

Taille maximum :
40 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Takakkawia était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

CARON, J.-B. AND D. A. JACKSON. 2008. Paleoecology of the Greater Phyllopod Bed community, Burgess Shale. Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, 258: 222-256.

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

WALCOTT, C. D. 1920. Middle Cambrian Spongiae. Cambrian Geology and Paleontology IV. Smithsonian Miscellaneous Collections, 67(6): 261-365.

Autres liens :

Aucun

Stephenospongia magnipora

Stephenospongia magnipora (ROM 43127) – Holotype. Fragment du seul spécimen connu de l’espèce montrant la paroi aux larges pores. Hauteur du spécimen = 44 mm. Spécimen sec, lumière polarisée. Couches à trilobites.

© MUSÉE ROYAL DE L’ONTARIO. PHOTO : JEAN-BERNARD CARON

Taxonomie:

Règne: Porifères
Embranchement: Porifères
Assignation taxonomique d’ordre supérieur: Hexactinellides (Ordre : Reticulosa)
Nom d’espèce: Stephenospongia magnipora
Remarques:

Stephenospongia est classée dans la famille des hintzespongiidés (éponges hexactinellides primitives). Les éponges hexactinellides (éponges de verre) ont un squelette formé de spicules siliceux comportant de quatre à six pointes. En raison de leur composition particulière, elles sont considérées comme une branche précoce au sein de l’embranchement des porifères.

Nom du descripteur: Rigby
Date de la description : 1986
Étymologie :

Stephenospongia – d’après le mont Stephen (3 199 m), sommet du parc national du Canada Yoho nommé en l’honneur de George Stephen (1829–1921), premier président du Chemin de fer Canadien Pacifique, et du latin spongia, « éponge ».

magnipora – du latin magnus, « grand », et porus, « pore », en référence aux larges pores qui parsèment le squelette de l’éponge.

Spécimens types : Holotype – ROM 43127 conservé au Musée royal de l’Ontario, Toronto, Canada.
Autres espèces :

Schistes de Burgess et environs : aucune.

Autres dépôts : aucune.

Âge et Sites

Age :
Cambrien moyen, zone à Bathyuriscus-Elrathina (environ 505 millions d’années).
Sites principaux :

Couches à trilobites sur le mont Stephen.

Histoire de la recherche

Bref historique de la recherche :

Le genre Stephenospongia a été décrit par Rigby en 1986 (voir aussi Rigby et Collins, 2004) d’après un seul spécimen découvert par le Musée royal de l’Ontario en 1982.

Description

Morphologie :

Stephenospongia est une éponge conique, voire quasi cylindrique. Le squelette est constitué de spicules à six rayons (hexactines) typiques des éponges hexactinellides. Les spicules sont réunis en une seule couche et disposés de façon désordonnée, surtout autour des pores. Ces pores, bien visibles, forment des rangs verticaux et horizontaux et sont séparés par des bandes de spicules à rayons de plus d’un centimètre de long. La base et le sommet du spécimen n’ont pas été conservés.

Abondance :

Le seul spécimen connu provient des couches à trilobites.

Taille maximum :
44 mm

Écologie

Mode de vie : Porifères
Mode d'alimentation : Porifères
Interprétations écologiques :

Stephenospongia était ancré au fond marin. Les particules de matière organique étaient extraites de l’eau lors de leur passage dans les canaux de sa paroi.

Références

RIGBY, J. K. 1986. Sponges of the Burgess shale (Middle Cambrian), British Columbia. Palaeontographica Canadiana, 2: 105 p.

RIGBY, J. K. AND D. COLLINS. 2004. Sponges of the Middle Cambrian Burgess Shale and Stephen Formations, British Columbia. Royal Ontario Museum Contributions in Science (1): 155 p.

Autres liens :

Aucun